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Les titres boursiers qui ont retenu l’attention cette semaine

lesaffaires.com|Mis à jour le 16 avril 2024

Les titres boursiers qui ont retenu l’attention cette semaine

(Photo: Getty Images)

BRP (DOO-T, 118,17$, DOOO-N, 94,02 $US): plein gaz
Malgré un inventaire réduit, BRP est parvenue à dépasser les attentes des analystes au cours du deuxième trimestre de son exercice de 2022, et elle compte bien poursuivre sur ce sentier malgré les embûches qui pointent à l’horizon, croit Brian Morrison de TD Securities.

Quels titres boursiers et rapports d’analystes ont retenu l’attention cette semaine? Voici une revue de presse qui regroupe divers textes boursiers.

 

13 décembre

 

Dans les Titres en action:

  • Gildan Activewear (GIL, 40,10 US$) a signé un accord pour acheter Phoenix Sanford, la société mère de Frontier Yarns, pour 168 millions de dollars US. Frontier est un fabricant de fils faits de coton, de polyester et de mélange de coton. L’entreprise possède quatre usines en Caroline du Nord et compte environ 800 employés. Gildan dit avoir acheté environ 40% de la production de Frontier cette année pour la fabrication de textiles en Amérique centrale et dans les Caraïbes. La société affirme que l’acquisition de Frontier lui permettra de s’appuyer sur sa chaîne d’approvisionnement mondiale verticalement intégrée.
  • Suncor Energy (SU, 23,91$) dit qu’elle s’attend à ce que sa production l’année prochaine augmente d’environ 5 % par rapport à 2021. La société basée à Calgary prévoit que la production soit de 750 000 à 790 000 barils équivalents pétrole par jour. Suncor affirme que les prévisions de production surviennent alors qu’elle accélère la production à la mine de Fort Hills, partiellement compensée par la vente de sa participation dans les opérations extracôtières de Golden Eagle au Royaume-Uni. Le débit de la raffinerie devrait être de 430 000 à 445 000 barils par jour en 2022. Les prévisions de production sont dévoilées alors que Suncor a annoncé qu’elle prévoyait des dépenses en immobilisations de 4,7 milliards $ pour l’année prochaine, en baisse par rapport à ses projections qui étaient, plus tôt cette année, de 5 milliards $ en 2022. Le plan comprend 3,2 à 3,4 milliards $ en capital de maintien, y compris l’entretien planifié et les optimisations des résidus.
  • Pfizer (PFE, 55,60 $US) a annoncé l’acquisition, pour 6,7 milliards de dollars américains, du laboratoire Arena Pharmaceuticals (ARNA, 91,39$US), qui développe plusieurs traitements contre des maladies inflammatoires auto-immunes. Fondé en 1997 et situé à San Diego (Californie), Arena a été introduit en Bourse en 2000. Il est spécialisé dans le développement de médicaments et ses revenus fluctuent fortement. Il n’a ainsi réalisé qu’un chiffre d’affaires de 306 000 $US en 2020 (avec une perte de 404 M$US), contre 806 millions lors de l’exercice précédent grâce principalement à la vente des droits sur un médicament contre l’hypertension artérielle pulmonaire à United Therapeutics. Le laboratoire compte actuellement sur un traitement contre la rectocolite hémorragique, maladie inflammatoire chronique du gros intestin et du rectum, en phase 3 d’études cliniques, la dernière avant la soumission d’une demande d’autorisation de mise sur le marché. Arena prépare aussi la phase 3 (qui compare l’efficacité du traitement à celle des médicaments déjà sur le marché) d’un traitement contre la dermatite atopique, aussi appelée eczéma atopique, qui est une maladie chronique inflammatoire de la peau. Pfizer s’intéresse également à l’etrasimod, un médicament à prise orale contre plusieurs maladies inflammatoires auto-immunes. Cette acquisition, financée intégralement en numéraire, est encore soumise à l’approbation des autorités de régulation.
  • Le constructeur automobile allemand Daimler (DAI.DE, 74 €) a révélé lundi que le groupe étatique chinois BAIC détient depuis 2019 9,98% de son capital, plus qu’initialement annoncé, ce qui en fait le principal actionnaire devant son compatriote Geely. «Cela souligne le succès du partenariat visant à poursuivre le succès à long terme de Mercedes-Benz en Chine», a estimé le groupe de Stuttgart dans un communiqué. Près d’un cinquième du célèbre fabricant de berlines Mercedes-Benz est ainsi détenu par des groupes chinois. En 2018, le propriétaire du groupe automobile chinois Geely, Li Shufu, était devenu à la surprise générale le premier actionnaire du groupe, s’offrant en toute discrétion 9,7%. Puis en 2019, Daimler avait annoncé que son partenaire industriel clé de longue date dans le pays, BAIC, était monté au capital à hauteur de 5%. BAIC a «confirmé qu’il n’allait pas augmenter sa participation», a précisé lundi le constructeur allemand qui détient lui-même 9,55% de BAIC. Le fonds souverain du Koweït est ainsi relégué, avec 6,8%, à la troisième place des actionnaires de Daimler, qui a placé en Bourse vendredi 65% de sa branche poids lourds Daimler Truck.

 

À surveiller

Banque Laurentienne (LB, 40,19 $): un plan stratégique qui semble plaire aux investisseurs. La banque québécoise présentait vendredi dernier un plan stratégique pour les trois prochaines années, et le cours de l’action s’est apprécié de 5,65% durant la séance de négociations qui a suivi.

Costco (COST-NASDAQ, 558,52 $US): la meilleure de sa classe. Le géant du commerce au détail a si bien entrepris son année financière 2022 que Kelly Bania, analyste chez BMO Marchés des capitaux, décrit la compagnie comme étant la meilleure de sa classe et croit qu’elle est très bien positionnée pour poursuivre dans la même veine cette année et les suivantes.

Cenovus (CVE, 15,70 $): elle dévoile son budget 2022 et un plan de développement sur 5 ans. Lors de sa journée des investisseurs la semaine dernière, l’entreprise pétrolière de Calgary a expliqué comment elle allait améliorer sa rentabilité et augmenter son débit tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre de 35% d’ici 2035.

 

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14 décembre

 

Dans les Titres en action:

  • Le détaillant de vêtements ROOTS (ROOT.TO, 3,25$) a affiché mardi un bénéfice de 10,8 millions $ pour son plus récent trimestre, un résultat en hausse par rapport à celui de 10,3 millions $ de la même période l’an dernier. Le bénéfice par action de la société torontoise s’est élevé à 25 cents pour son troisième trimestre clos le 30 octobre, ce qui se comparait à un profit par action de 24 cents pour le même trimestre un an plus tôt. Les ventes trimestrielles ont totalisé 76,3 millions $, un chiffre d’affaires en hausse par rapport à celui de 72,9 millions $ de l’an dernier. En excluant les éléments non récurrents, Roots a réalisé un bénéfice ajusté de 28 cents au plus récent trimestre, alors qu’il avait été de 27 cents au troisième trimestre de 2020. Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit ajusté de 21 cents par action, ainsi qu’à des revenus de 77,8 millions $, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.
  • La société biopharmaceutique australienne CSL (CSLLY, 101,73 $US)va racheter le suisse Vifor (VIFN.SW, 158 $CHF) pour 11,7 milliards de dollars américains (10,3 milliards d’euros), a-t-il annoncé mardi, faisant bondir le cours de cette société spécialisée dans les traitements pour les carences en fer et maladie des reins. Le groupe australien a proposé 179,25 par action pour s’emparer de ce groupe suisse qui doit lui permettre d’élargir son portefeuille de produits pharmaceutiques, a-t-il indiqué dans un communiqué. Approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux entreprises, cette offre représente une prime de 61% par rapport au cours de clôture de Vifor au 1er décembre, lorsque les premières rumeurs d’un intérêt de CSL se sont ébruitées, a précisé le groupe suisse dans un communiqué séparé. L’offre en numéraire sera financée par un placement d’environ 4,5 G$US auprès d’investisseurs institutionnels, une facilité de crédit de 6 G$US auxquels s’ajouteront 2 G$US de liquidités. Entre le vieillissement de la population et l’augmentation de la prévalence de maladies chroniques des reins, sous l’effet de facteurs tels que le diabète et les maladies cardio-vasculaires, ce marché devrait se monter à quelque 25 G$US en 2026, a fait valoir le groupe australien. L’offre devrait être lancée aux alentours du 18 Janvier, a détaillé Vifor, estimant que la transaction devrait être achevée aux environs de mi-2022. Ce rachat, soumis à approbation réglementaire, est également soumis à conditions. L’offre devra récolter au moins 80% des titres.
  • Le géant britannique Rentokil (RTO.L, 5754,20 £), spécialisé notamment dans les services de lutte contre les nuisibles et l’hygiène, a annoncé mardi le rachat de son rival américain Terminix pour 6,7 milliards de dollars américains. «Rentokil Intial va acquérir Terminix» pour environ 1,3 G$ US en liquidités et le reste en actions, au cours d’une opération qui valorise Terminix «à 6,7 G$ US», selon un communiqué du britannique. L’objectif de l’acquisition est de créer «le leader mondial de la lutte antiparasitaire» en s’imposant notamment en Amérique du Nord, «le plus grand marché de lutte contre les nuisibles au monde», poursuit le communiqué. Le prix d’achat représente «une prime de 47% sur le cours de clôture de l’action de Terminix» lundi, a fait valoir Rentokil, et les actionnaires de l’américain détiendront à l’issue de l’opération 26% de l’ensemble. L’achat doit être conclu d’ici la deuxième moitié de 2022 et donner naissance à un nouveau groupe comptant 56 000 salariés sur 790 sites, pour 4,9 millions de clients. 
  • Pfizer (PFE, 55,64 $US) a confirmé mardi que sa pilule contre la COVID réduisait de près de 90% les hospitalisations et décès chez les personnes à risque lorsque prise dans les premiers jours après l’apparition des symptômes, selon les essais cliniques. Ces résultats s’appuient sur la totalité des participants aux essais, soit plus de 2 200 personnes, et confirment ce qui avait été annoncé début novembre à partir de résultats préliminaires. Aucun décès n’a été enregistré parmi ceux ayant reçu le traitement. Les participants étaient non vaccinés et présentaient un haut risque de développer un cas grave de COVID-19. Pfizer a également annoncé que son traitement antiviral, qui sera commercialisé sous le nom de Paxlovid, devrait rester efficace contre le variant Omicron.
  • Lion Électrique (LEV.TO, 12,45 $) a annoncé mardi matin avoir reçu une commande pour la livraison de 200 autobus scolaires de l’entreprise Langs Bus Lines. Les conditions financières de l’accord n’ont pas été dévoilées dans l’immédiat. Langs Bus Lines exploite plus de 600 autobus scolaires et minibus dans le sud de l’Ontario. La commande est conditionnelle à une subvention dans le cadre du Fonds pour le transport en commun à zéro émission du gouvernement fédéral. Les livraisons devraient commencer progressivement en 2022 et se poursuivre jusqu’en 2026. La Compagnie Électrique Lion conçoit et fabrique des camions et des autobus commerciaux tout électriques.
  • La société de cannabis Hexo (HEXO, 0,96 $US) a déclaré une perte de 116,9 millions $ au cours de son dernier trimestre, la société ayant annoncé un nouveau plan stratégique dans le but de réduire ses coûts, de rationaliser sa structure organisationnelle et d’améliorer sa croissance. La société a déclaré que la perte s’élevait à 46 cents par action diluée pour le trimestre terminé le 31 octobre, comparativement à une perte de 4,2 millions $ ou quatre cents par action au cours de la même période un an plus tôt. Les revenus nets du premier trimestre de l’exercice d’Hexo se sont élevés à 50,2 millions $, comparativement à 29,5 millions $ au même trimestre de l’année précédente. Le directeur général de Hexo, Scott Cooper, a déclaré que la société prenait des mesures dans le cadre de son nouveau plan stratégique pour renforcer sa situation en matière de capital, améliorer ses opérations, accélérer sa croissance organique et mener à bien sa transformation en vue de dégager des flux de trésorerie d’exploitation positifs au cours des quatre prochains trimestres. Hexo a également annoncé une série de changements à sa direction. La société a indiqué que Jackie Fletcher avait été nommée vice-présidente, Science et technologie, et que le directeur financier Trent MacDonald quitterait ses fonctions à compter du 11 mars. John Bell a été nommé président du conseil d’administration de la société, en remplacement de Michael Munzar, qui a démissionné.

 

À surveiller

Gildan (GIL 52,07$): une acquisition qui solidifie sa chaîne d’approvisionnement. Le fabricant de vêtements québécois Gildan Activewear a procédé à l’acquisition de Phoenix Sanford, la société mère de Frontier Yarns, pour 168 millions de dollars US (M$ US).

Coveo Solutions (CVO, 16,65$): RBC amorce la couverture du titre avec une recommandation de «surperformance». La société québécoise Coveo Solutions, qui a fait son entrée en Bourse à 15 $ l’action, le 17 novembre dernier, obtient un premier commentaire favorable de l’analyste Paul Treiber, de RBC Marchés des capitaux, qui initie la couverture du titre avec une recommandation de «surperformance» et un cours cible sur un an de 20 $.

BRP (DOO, 99,41$): Harley-Davidson procède à l’essaimage de sa division de motos électriques. Ce matin, le fabricant de motos Harley-Davidson (HOG, 38,54 $US) a annoncé que sa division de véhicules électriques, LiveWire, allait fusionner avec la société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC) AEA-Bridges Impact Corp. (ABIC), qui se négocie sous le symbole IMPX (10,20 $US) à la Bourse de New York.

 

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15 décembre

 

Dans les Titres en action:

  • Canopy Growth (CGC, 8,79$) a annoncé mercredi avoir signé un accord pour vendre sa filiale C3 Cannabinoid Compound Company GmbH à la société allemande Dermapharm Holding SE. En vertu de l’accord, Canopy recevra un paiement initial de 115,5 millions $. Le producteur de cannabis recevra également 61,4 millions $ supplémentaires, sous réserve de l’atteinte de certains jalons par l’entreprise. Dermapharm est une société pharmaceutique européenne établie à Gruenwald, en Allemagne. Les activités vendues développent et fabriquent des produits pharmaceutiques et comprennent Spectrum Therapeutics GmbH, THC Pharm GmbH The Health Concept et Spectrum Therapeutics Austria GmbH. L’accord, assujetti à l’obtention d’approbations réglementaires, devrait être conclu d’ici le 31 janvier 2022.
  •  La juge ontarienne qui a statué en faveur de Cineplex (CGX.TO, 13,06 $) dans une affaire contre son ancien prétendant Cineworld Group (CINE.L, 27,50 £) a trouvé des cas où le témoignage des dirigeants du géant du cinéma britannique était contredit par des messages texte et d’autres documents internes, a-t-elle écrit dans son jugement. Dans sa décision, la juge Barbara Conway a expliqué que le chef de la direction de Cineworld, Mooky Greidinger, son frère Israel Greidinger et le directeur financier Nisan Cohen avaient affirmé, lors de leur témoignage, qu’ils avaient l’intention de conclure l’accord avec Cineplex jusqu’à ce qu’ils accusent Cineplex de violations présumées à leur entente, l’été dernier. Cependant, la juge Conway souligne que leur communication «dépeint une image très différente» des dirigeants qui complotaient depuis longtemps pour annuler la prise de contrôle. Barbara Conway a affirmé que les preuves qu’elle avait vues montraient que Cineworld étudiait ses options dès la mi-mars et qu’à la troisième semaine d’avril, elle n’avait plus l’intention de conclure l’accord si le prix était toujours de 34 $ par action. L’entente s’est retrouvée devant le tribunal après que Cineworld s’est retiré de la prise de contrôle en juin 2020, alléguant des effets négatifs importants et des violations par Cineplex. Cineplex a pour sa part affirmé qu’il s’agissait d’un cas de «remords d’acheteur» et a poursuivi son ancien prétendant pour plus de 2,18 milliards $ en dommages-intérêts. La juge Conway a statué que Cineplex n’était pas coupable des violations présumées et a accordé à la société des dommages-intérêts de 1,24 milliard $, mais Cineworld a depuis promis de faire appel de la décision.
  • Les Thés DavidsTea (DTEA, 3,23 $US) ont vu leurs revenus diminuer de 15,3% sur un an au troisième trimestre, pendant lequel le marchand de thés a réalisé une perte nette de 1,9 million $. La société montréalaise a affiché une perte par action de 7 cents pour le trimestre clos le 30 octobre, ce qui se comparait à un bénéfice net de 14,5 millions $, ou 54 cents par action, pour la même période l’an dernier. Les revenus de DavidsTea ont reculé à 22,2 millions $, alors qu’ils s’étaient chiffrés à 26,2 millions $ au troisième trimestre de l’an dernier. La société a attribué une grande partie de ce recul à la poussée des ventes en ligne de mélanges et d’accessoires l’an dernier, alimentée par la pandémie. Le commerce électronique et les ventes en gros ont représenté 77,1% des ventes au plus récent trimestre, contre 84,3% lors de la même période l’an dernier, a précisé l’entreprise. Cependant, les ventes réalisées en magasin au cours du plus récent trimestre ont été avantagées de 1 million $ par rapport à l’an dernier, puisqu’aucun magasin n’était ouvert durant deux des trois mois du troisième trimestre de 2020. La perte nette ajustée — qui exclut les éléments non récurrents, notamment l’impact des activités de restructuration et les subventions salariales et de loyers reçues du gouvernement canadien dans le cadre des programmes d’aide pour la COVID−19 — s’est élevée à 1,8 million $, comparativement à un bénéfice ajusté de 2,3 millions $ au troisième trimestre précédent. Les créanciers du détaillant ont approuvé cet été un plan d’arrangement qui a permis à DavidsTea d’émerger de la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au Canada (LACC) et du chapitre 15 du code des faillites des États−Unis.
  • Le géant suédois du prêt-à-porter Hennes et Mauritz (HM-B.ST, 163,30 $SEK) a vu ses ventes rebondir de 6% lors de l’exercice 2021, mais reste encore en dessous de son niveau prépandémie. Lors de son exercice annuel légèrement décalé (décembre 2020-novembre 2021), le chiffre d’affaires du numéro 2 mondial du secteur a atteint 199 milliards de couronnes (environ 19,3 milliards d’euros), contre plus de 232 milliards lors de l’exercice 2019 qui avait précédé la pandémie. Au quatrième trimestre (septembre-novembre), les ventes ont progressé de 8%, à 56,8 milliards, indique le groupe dans un communiqué. Si elles restent inférieures au niveau du quatrième trimestre 2019 (61,7 milliards), «en devises locales le chiffre d’affaires a retrouvé son niveau» de l’époque, souligne H&M. Selon le groupe, 115 de ses magasins étaient fermés à la fin du trimestre du fait des mesures pandémiques, «principalement en Autriche et en Slovaquie», contre 100 trois mois plus tôt. Les résultats annuels complets de H&M seront publiés le 28 janvier. Au troisième trimestre, les bénéfices avaient redépassé leur niveau prépandémie, grâce à des efforts sur la rentabilité du groupe. Mais H&M pâtit des effets d’un mouvement de boycott en Chine après s’être engagé à ne pas acheter de coton du Xinjiang sur fond d’allégations de travail forcé d’Ouïghours.
  • Le géant espagnol du vêtement Inditex (ITX.Mc, 27,43 €), propriétaire de Zara, a dégagé un bénéfice record de 1,23 milliard d’euros au troisième trimestre de son exercice décalé, grâce à une forte progression de ses ventes en boutique et sur internet. Ce résultat, en hausse de 42% par rapport au chiffre du troisième trimestre 2020 (866 millions), représente un «maximum historique» pour le groupe textile, a souligné mercredi l’entreprise dans un communiqué. Sur les neuf premiers mois de son exercice, qui court du 1er février au 31 octobre, le leader mondial du textile a engrangé un bénéfice de 2,5 milliards d’euros, en hausse de 273% par rapport à la même période de 2020. Le chiffre d’affaires a pour sa part atteint 19,32 milliards d’euros, contre 14,08 milliards en 2020. Les ventes en ligne ont été particulièrement dynamiques, avec une hausse de 28% par rapport à 2020 et 124% par rapport à 2019. Ces résultats sont proches des prévisions des analystes interrogés par le fournisseur d’information financière Factset, qui tablaient sur 1,263 milliard d’euros de bénéfice au troisième trimestre. Le groupe avait plongé dans le rouge au premier semestre 2020, pour la première fois en près de vingt ans, après avoir dû fermer 90% de ses magasins dans le monde en raison de la COVID-19. Il a depuis redressé la barre, à la faveur de la reprise économique, qui s’est traduite par une forte progression des ventes pour l’ensemble des marques du groupe (Bershka, Pull&Bear, Massimo Duti…).

 

À surveiller

Apple (AAPL-NASDAQ, 174,33 $US): vers la réalité augmentée/virtuelle. Les analystes de BofA Global Research prévoient que l’introduction par Apple d’un casque de réalité augmentée/virtuelle à la fin de 2022 ou au début de 2023 constituera pour la société un élément de changement significatif (game-changer).

LifeSpeak Inc (LSPK, 6,18 $): une acquisition intéressante. La société LifeSpeak, qui distribue une plateforme numérique pour favoriser le mieux-être et une bonne santé annonçait hier l’acquisition de EnCompass Education Solutions (Torchlight), une entreprise du Maine qui fournit un programme complet de support aux aidants naturels.

Suncor (SU, 30,18 $): la préférée de l’analyste de Desjardins. La société pétrolière de Calgary annonçait lundi que son budget de dépenses en immobilisations pour 2022 totalisera 4,7 milliards $ (G$) et permettra une production en amont se situant entre 750 000 et 790 000 barils équivalents de pétrole par jour.

 

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16 décembre

 

Dans les Titres en action:

  • Produits forestiers Résolu (RFP.TO, 16,86 $) annonce jeudi la mise à l’arrêt pour une période indéterminée de ses activités de fabrication de pâte et papier à son usine américaine de Calhoun, au Tennessee. La fabrication et la conversion de papier tissu se poursuivront à cette usine et le centre de distribution adjacent demeurera entièrement opérationnel. Résolu prévoit que la mise à l’arrêt touchera directement 350 postes à l’usine de Calhoun. L’installation emploie un total de 545 personnes. Les activités de fabrication de pâte et papier se poursuivront pendant un maximum de 60 jours afin que la fermeture se fasse de façon ordonnée. Produits forestiers Résolu affirme que l’usine continue d’accumuler d’importantes pertes financières malgré la solidité des conditions actuelles du marché tant dans le secteur de la pâte que dans celui du papier fin non couché qu’elle fabrique. Au cours des 12 mois ayant pris fin le 30 septembre, les activités de fabrication de pâte et papier à l’usine de Calhoun ont généré une perte d’exploitation de 62 millions $. Une fois que la mise à l’arrêt pour une période indéterminée sera achevée, Produits forestiers Résolu s’attendra à une amélioration de son bénéfice d’exploitation global d’environ 35 à 40 millions $.  
  • Le géant sportif Adidas (ADS.DE, 254,10 €) va mettre un pied dans le monde du métavers en lançant sa première collection assortie de NFT, ces objets numériques certifiés qui bouleversent le marché de la culture et autour desquels se pressent les grandes marques. Le métavers est «l’avant-garde de la créativité» et «il est naturel pour Adidas Originals d’y entrer», explique Erika Wykes-Sneyd, vice-présidente marketing et communication de la marque, citée jeudi dans un communiqué. La marque Adidas Originals commercialisera à partir de vendredi des NFT achetables en cryptomonnaie qui donneront dans un premier temps un «accès exclusif» à des accessoires numériques utilisables dans le jeu vidéo The Sandbox. Des produits physiques liés, comme, par exemple, un sweat spécifique, seront également disponibles à la vente pour les membres de ce club restreint qui auront acquis ces NFT pour 0,2 ETH (Etherum, soit près de 700 euros) l’unité. Le «métavers», contraction de méta-univers, désigne un réseau d’espaces virtuels interconnectés, parfois décrit comme l’avenir d’internet. Quasiment inconnus voici encore un an, les NFT («non-fungible tokens» ou jetons non fongibles en français) sont des certificats d’authenticité et de propriété basés sur la technologie «blockchain», un système inviolable qui authentifie aussi les transactions d’échanges de cryptomonnaies.
  • Le géant pharmaceutique suisse Novartis (78,76 $CHF) a annoncé jeudi le lancement d’un programme de rachat d’actions de 15 milliards de dollars américains (13,2 milliards d’euros) après la vente de ses parts dans son concurrent Roche, faisant bondir le titre en Bourse. Dans les premiers échanges, l’action Novartis bondissait de 4% à 78 francs suisses, soutenant le SMI, l’indice de référence de la Bourse suisse, en hausse de 1,54%. Ce rachat d’actions, financé par les gains de la transaction avec Roche, doit débuter dans les prochains jours et durer jusqu’à fin 2023, précise le groupe bâlois dans un communiqué. Novartis a présenté l’opération comme un signe de sa confiance dans ses perspectives de croissance à long terme grâce à son portefeuille de médicaments en cours de développement. Avec 20 traitements à fort potentiel à l’étude, le groupe table toujours sur une croissance annuelle de ses ventes de l’ordre de 4% jusqu’en 2026, réaffirme-t-il. 

 

À surveiller

H2O Innovation (HEO, 2,47 $): deux acquisitions qui plaisent à l’analyste de Desjardins. La société spécialisée dans les systèmes de traitement d’eau et d’eaux usées de pointe annonçait hier les acquisitions de JCO Inc. et d’Environmental Consultants L.L.C, deux entreprises qui fournissent des services complets d’opération, de maintenance, de gérance et de consultation à des municipalités et des clients privés et industriels, pour la plupart, situés dans l’État de New York.

Roots (ROOT, 3,15 $): elle profite d’une bonne discipline au chapitre des promotions. À son 3e trimestre, le fabricant de vêtements d’extérieur canadien a vu ses bénéfices excéder les attentes, bien que ses ventes ont été inférieures aux prévisions.

Canadien Pacifique (CP, 94,59 $): l’analyste de la Banque Nationale hausse légèrement son cours cible. Les volumes transportés par le CP au 4e trimestre et les coûts d’opération ont certainement été affectés par la longue panne du réseau central et les importantes inondations en Colombie-Britannique.

 

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17 décembre

 

À surveiller

Aritzia (ATZ, 50,45$): une confiance renouée. Aritzia a fait défiler de si bons résultats au cours des 18 derniers mois qu’Irene Nattel de RBC Marchés des capitaux attend avec impatience ceux de son troisième trimestre en janvier, persuadée d’y voir de la croissance.

Cineplex (CGX, 11,77 $): un dénouement encore incertain. Mardi, la juge Barbara Conway a tranché en faveur de Cineplex dans un litige qui l’oppose à la britannique Cineworld, après que cette dernière ait mis un terme aux processus d’acquisition de la bannière canadienne à l’été 2020.

Constellation Software (CSU, 2175$): une myriade de nouvelles transactions. Après avoir analysé les dernières transactions du fournisseur de logiciels spécialisés Constellation Software, l’analyste de la Banque Scotia, Paul Steep, a observé de nouvelles tendances dans son panier d’achats.