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Les titres boursiers qui ont retenu l’attention cette semaine

lesaffaires.com|Mis à jour le 16 avril 2024

Les titres boursiers qui ont retenu l’attention cette semaine

(Photo: 123RF)

Quels titres boursiers et rapports d’analystes ont retenu l’attention cette semaine? Voici une revue de presse qui regroupe divers textes boursiers.

 

31 mai

 

Dans les Titres en action:

 

  • Rio Tinto Canada (RIO, 123,73 AUD) a complété un investissement de 25,6 millions $ dans Western Copper and Gold (WRN, 3,08 $), a indiqué lundi la société vancouvéroise. Selon Western Copper and Gold, l’argent sera utilisé pour aider à la progression du projet de cuivre et d’or Casino, au Yukon. Rio Tinto a fait l’acquisition de 11,8 millions d’actions au prix unitaire de 1,27 $, a précisé Western. En conséquence, Rio Tinto détient maintenant une participation de 8,0 % dans la société. Western développe le projet Casino depuis 2008. Celui-ci se situe à quelque 300 kilomètres au nord-ouest de Whitehorse.
  • Le géant français des médias Vivendi (VIV, 29,78 €) a finalisé lundi l’acquisition du premier groupe de presse magazine en France Prisma Media, détenteur des titres Télé-Loisirs, Voici, Femme Actuelle, Capital ou Gala, selon un communiqué. Vivendi avait annoncé le 23 décembre 2020 la signature d’une promesse d’achat à l’égard de Gruner+Jahr, filiale de l’allemand Bertelsmann. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais serait de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros selon la presse. Prisma Media revendique la place de leader de la presse magazine en France, avec une vingtaine de marques et 1 200 salariés. Mais le groupe a été bousculé l’année dernière, comme de nombreux journaux, par la débâcle du distributeur de presse Presstalis. L’Autorité de la concurrence avait donné fin avril son feu vert « sans condition » à l’acquisition, considérant que la nouvelle entité « ne détiendra des positions importantes que sur un petit nombre de marchés (publicitaires) dans la presse magazine (jeux, tourisme/découverte et people), sans pour autant constituer un débouché indispensable pour les annonceurs ».
  • Un appareil de la compagnie Ryanair (RYA, 16,88 €) reliant Dublin à Cracovie a été contraint de se poser à Berlin dans la nuit de dimanche à lundi, suite à une alerte de sécurité qui s’est finalement révélée sans fondement. « Il y a eu des indications, une annonce faite par téléphone qui nous a obligés à nous assurer qu’il n’y avait pas de danger » à l’intérieur de l’avion, a indiqué un porte-parole de la police berlinoise à l’AFP. Il n’a pas voulu donner de plus amples détails, mais, selon le quotidien Bild, il s’agissait d’une alerte à la bombe. Déjà en juillet 2020, un avion Ryanair effectuant cette même liaison Dublin-Cracovie avait dû faire un atterrissage d’urgence à Londres suite à une alerte à la bombe, qui s’était révélée elle aussi sans fondement.

 

À surveiller

 

Transat (TRZ, 5,32$): le marché est trop optimiste. Le marché est beaucoup trop optimiste et la publication des résultats du 10 juin sera probablement l’occasion pour les investisseurs de revenir à la réalité, croit Kevin Chiang, de Marchés mondiaux CIBC.

Canadian Western Bank (CWB, 36,60$): une émission spéciale. La banque régionale de l’Ouest canadien a dévoilé de bons résultats, mais c’est son plan d’émettre des actions qui a attiré l’attention des analystes.

Suncor (SU, 27,98 $): une question de liquidité. L’augmentation des flux de trésorerie permettra d’augmenter le rendement des actionnaires, anticipe Randy Ollenberger, de BMO Marchés des capitaux, qui publie une note quelques jours après avoir assisté à la journée des investisseurs de la pétrolière canadienne.

 

 

1 juin

 

Dans les Titres en action:

 

  • Canopy Growth (WEED, 30,29 $) a affiché une perte pour son plus récent trimestre, même si ses revenus ont grimpé de près de 40 % par rapport à la même période l’an dernier. Le producteur de cannabis a indiqué que sa perte nette attribuable aux actionnaires avait totalisé près de 700 millions $, soit 1,85 $ par action, pour le trimestre clos le 31 mars. En comparaison, il avait réalisé une perte de 1,3 milliard $, soit 3,72 $ par action, pour le même trimestre l’an dernier. Les revenus nets pour ce qui était le quatrième trimestre de l’entreprise ont grimpé à 148,4 millions $, alors qu’ils avaient été de 107,9 millions $ un an plus tôt. Les ventes de cannabis récréatif ont grimpé à 61,1 millions $, par rapport à celles de 43,9 millions $ de l’an dernier, tandis que les ventes de cannabis médicinal et les autres revenus nets ont totalisé 40,2 millions $,  comparativement à 35,6 millions $ un an plus tôt. Les revenus des autres produits de consommation de Canopy ont atteint 47,1 millions $, alors qu’ils avaient été de 28,4 millions $ au quatrième trimestre précédent. 
  • Le bénéfice net que la Banque Scotia (BNS.TO, 81,21 $) a affiché au second trimestre a effectué un bond important entre l’exercice financier de 2020 et celui de cette année. Il est passé de 1,324 milliard $, ou 1 $ par action diluée, à 2,456 milliards $, ou 1,88 $ par action diluée. Quant au bénéfice net ajusté, il a progressé pendant la même période de 81 % pour se fixer à 2,475 milliards $. La dotation au compte de correction de valeur pour pertes sur créances s’est chiffrée à 496 millions $ comparativement à 1,846 milliard $ l’an dernier, en baisse de 73 %. Le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Brian Porter, croit que les solides résultats trimestriels reflètent la vigueur de la plateforme diversifiée de l’institution ainsi que la robustesse de la reprise économique en cours dans les principaux marchés où la banque mène ses activités.
  • Moderna (MRNA, 182,67 $US) a annoncé mardi avoir déposé une demande d’autorisation complète de son vaccin contre la COVID-19 auprès de l’Agence américaine des médicaments pour les personnes de 18 ans et plus. Le vaccin est depuis le 18 décembre autorisé «en urgence» aux États-Unis, une procédure qui a permis de répondre à la crise sanitaire le plus rapidement possible. Plus de 124 millions de doses du remède de Moderna ont depuis été administrées à travers le pays, selon les données des Centres de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays. Une autorisation en urgence est fondée «sur les meilleures preuves disponibles» sans attendre des données de suivi sur le plus long terme, nécessaires à une autorisation complète, explique sur son site le régulateur américain (FDA). Une autorisation en urgence, délivrée sous conditions, peut être révoquée ou modifiée à tout moment en fonction des nouvelles données collectées. L’alliance Pfizer/BioNTech a également déposé une demande d’autorisation complète pour son propre vaccin contre la COVID-19 début mai aux États-Unis, pour les personnes de 16 ans et plus.

 

À surveiller

 

BCE (BCE, 60,06$): 500 M$ de plus aux investissements dans le réseau filaire dès 2021. Quelques jours après que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ait annulé la baisse des tarifs d’accès internet de gros décrétée en 2019, BCE profite des nouvelles «certitudes réglementaires» pour ajouter 500 millions de dollars ou 6% à son plan d’investissements de 2021 et de 2022.

Banque Nationale (NA, 94,59$): le jeu des comparaisons favorise moins la banque québécoise. Le titre de la Banque Nationale s’est légèrement replié malgré le bond de 122% du bénéfice au deuxième trimestre, le 30 mai. Le bénéfice de 2,25$ a même dépassé les prévisions par 13%.

Dye & Durham (DND, 48,24$): de surprise en surprise. Le fournisseur et acquéreur actif de logiciels légaux sert une autre surprise à ses actionnaires.

 

 

2 juin

 

Dans les Titres en action:

 

  • SNC-Lavalin (SNC’ 31,69 $) a annoncé mercredi avoir obtenu un contrat de six ans en lien avec une ligne de métro de 23 kilomètres à Sydney, qu’elle estime être « le plus grand projet de transport en commun en Australie ». La valeur du contrat d’intégration et de prestation de service, obtenu en partenariat avec HKA et Infrastructure Nation, s’élève à 11 milliards $ AUS, soit environ 10,3 milliards $ CAN. En vertu du contrat, les entreprises appuieront les ressources internes du métro de Sydney pour entreprendre l’intégration du projet et la réalisation de plusieurs mandats pour la voie ferrée sans conducteur, incluant six nouvelles stations reliant des zones résidentielles à des centres d’emplois. Selon SNC, la ligne de métro deviendra « l’épine dorsale » du transport pour la grande région de l’ouest de Sydney, en reliant les collectivités, les entreprises et les voyageurs au nouvel aéroport international Western Sydney. Le projet du métro de Sydney et de l’aéroport de Western Sydney est financé par les gouvernements d’Australie et de Nouvelle-Galles-du-Sud, a précisé SNC. D’ici la fin de la décennie, le système de métro de Sydney devrait compter 46 stations et plus de 113 kilomètres de voie ferrée. 
  • La chaîne américaine de cinémas AMC (AMC, 41,26 $US), parmi les nouvelles coqueluches des boursicoteurs en ligne, prévoit de gâter ses petits actionnaires en leur offrant du popcorn et des projections spéciales. AMC est devenue une action très populaire chez certains internautes: elle a bondi de 1 400% depuis le début de l’année. La société comptait, en mars, plus de 3,2 millions d’actionnaires particuliers, précise-t-elle dans un communiqué mercredi. Ces investisseurs, «enthousiastes et passionnés» selon AMC, possédaient alors plus de 80% de l’entreprise, une proportion inhabituelle pour une grande société cotée à Wall Street. Pour les remercier et mieux communiquer directement avec eux, la chaîne lance un programme qui leur est spécifiquement dédié: AMC Investor Connect. Ceux qui s’y inscrivent pourront recevoir un grand pot de popcorn quand ils iront au cinéma. Ils auront aussi accès à des réductions, à des invitations à des projections spéciales et à des informations directement de la part du directeur général de la société, Adam Aron.
  • Banque Laurentienne Groupe financier (LB, 43,67 $) rapporte mercredi que ses résultats nets du second trimestre ont progressé entre l’exercice financier 2020 et celui de l’année en cours. Le résultat net est passé de 8,9 millions $, ou 0,13 $ par action diluée, à 53,1 millions $ ou 1,15 $ par action diluée. Quant au résultat net ajusté, il a augmenté pendant la même période de 11,9 millions $, ou 0,20 $ par action, à 56,7 millions $, ou 1,23 $ par action. L’institution basée à Montréal signale que les provisions pour pertes sur créances se sont établies à 2,4 millions $ au deuxième trimestre de 2021 comparativement à 54,9 millions $ pour le trimestre correspondant de 2020, une baisse de 52,5 millions $. Les provisions sur les prêts productifs plus élevés à la période correspondante de l’exercice précédent reflètent l’incidence de la pandémie de COVID-19. La présidente et chef de la direction de Banque Laurentienne Groupe financier, Rania Llewellyn, a observé une solide performance du secteur Marchés des capitaux, la diminution des provisions pour pertes sur créances et la poursuite de la rigueur en matière de gestion des coûts. Lors de sa réunion de mardi, le conseil d’administration de la banque a déclaré un dividende trimestriel régulier de 0,40 $ par action sur les actions ordinaires payable le 1er août prochain aux actionnaires inscrits à la fermeture des affaires le 2 juillet à venir.
  • Amazon (AMZN, 3 218 $US) assouplit les conditions de travail dans ses entrepôts américains après un rapport accablant sur les accidents, semblant chercher à apaiser les critiques à moins de trois semaines de sa grande opération de soldes annuels. Ses «Prime Day», deux journées de promotions «sur plus de 2 millions de produits», auront lieu les 21 et 22 juin dans une vingtaine de pays, dont les États-Unis, et nécessiteront comme chaque année un renforcement temporaire de ses équipes. Mardi, le géant du commerce en ligne a annoncé que les ouvriers auront plus de temps pour prendre des pauses. Le système baptisé «Time off Task» («temps non travaillé»), qui mesure la productivité des salariés chargés de trier, emballer et déplacer les colis, «peut facilement être mal interprété», a admis Dave Clark, patron des opérations mondiales, dans une lettre à ses équipes. De nombreux employés et associations accusent cette méthode de causer du stress inutile, en ne laissant pas suffisamment de temps pour se rendre aux toilettes, par exemple. Cette décision intervient dans la foulée de nouvelles accusations par des syndicats américains, qui estiment que le groupe de Seattle ne protège pas suffisamment la santé de ses employés.
  • Le spécialiste norvégien des annonces en ligne, Adevinta, maison mère du site Leboncoin en France, a affirmé mercredi avoir obtenu le feu vert des autorités britanniques de la concurrence à son projet de rachat d’actifs d’eBay (EBAY, 61,37 $US) au prix de plusieurs concessions. Adevinta avait annoncé en juillet 2020 l’acquisition pour 9,2 milliards de dollars (7,5 milliards d’euros) d’actifs d’eBay pour donner naissance au numéro un mondial du secteur des annonces en ligne. Mais le gendarme britannique de la concurrence (CMA) avait exprimé ses «préoccupations», craignant que la position dominante du nouvel ensemble dans le pays nuise à la concurrence. Mercredi, la CMA a, selon Adevinta, formellement approuvé la transaction grâce aux remèdes présentés par les deux groupes. Pour lever les objections du gendarme, Adevinta et eBay ont accepté de céder des filiales britanniques, Shpock pour le premier et Gumtree (y compris Motors.co.uk) pour le second, à des tiers.
  • Le géant nippon du jeu vidéo Nintendo (NTDOY, 76,01 $US) a annoncé mercredi travailler sur un projet de musée au Japon pour présenter les nombreux jeux et jouets sortis de ses usines au cours de ses plus de 130 ans d’existence. Ce musée, dont l’ouverture n’est pas prévue avant 2023 ou 2024, sera situé à quelques kilomètres du centre de Kyoto (ouest du Japon), où est situé le siège de Nintendo. Il sera installé sur le terrain d’une ancienne usine où Nintendo a notamment fabriqué des «hanafuda», cartes à jouer traditionnelles japonaises, qui étaient son cœur de métier à sa fondation en 1889, bien avant de se lancer dans le jeu vidéo. Le musée, au nom temporaire de «Galerie Nintendo», selon le communiqué en anglais du groupe, présentera «les nombreux produits lancés par Nintendo au cours de son histoire», un moyen de «partager l’histoire du développement des produits et la philosophie de Nintendo avec le public». Des expériences interactives devraient également être disponibles, selon le communiqué.

 

À surveiller

 

Saputo (SAP, 41,86$): une première pour le transformateur laitier demain. Le transformateur laitier dévoilera les résultats du quatrième trimestre le 3 juin, mais c’est la présentation formelle de la stratégie de croissance interne et des orientations financières, une première pour la société, qui soulève le plus grand intérêt.

TFI International (TFII, 115,13$): l’action du camionneur reflète ses bons coups. Au cours actuel, l’évaluation du transporteur reflète amplement l’amélioration cyclique de la demande et la contribution potentielle de ses acquisitions, estime Fadi Chamoun de BMO Marchés des capitaux.

Banque Scotia (BNS, 80,88$): la reprise dépend de celle de l’Amérique latine. La reprise de la plus internationale des banques canadiennes repose sur l’éventuel rebond économique des pays de l’Amérique latine où la pandémie fait plus de ravages. 

 

 

3 juin

 

Dans les Titres en action:

 

  • Lululemon Athletica (LULU, 317,36 $US) a vu ses revenus bondir de 88 % au cours de son plus récent trimestre, grâce à l’expansion en ligne du détaillant de vêtements d’exercice et à une reprise de ses ventes dans ses magasins physiques. Les revenus de la société vancouvéroise ont ainsi atteint 1,2 milliard $ pendant son premier trimestre, un chiffre d’affaires en hausse par rapport à celui de 652 millions $ de la même période l’an dernier. Lululemon a ainsi engrangé un profit net de près de 145 millions $ pour le trimestre clos le 2 mai, par rapport à celui de 28,6 millions $ du même trimestre en 2020. Le résultat par action a atteint 1,11 $, comparativement à celui de 22 cents du premier trimestre de l’an dernier. Les magasins exploités par l’entreprise ont enregistré une croissance de 106 % de leurs revenus, à 536,6 millions $, tandis que les ventes nettes directes aux consommateurs ont grimpé de 55 % à 545,1 millions $. Plusieurs des magasins de Lululemon ont été fermés pendant une portion significative du premier trimestre de 2020, ce qui avait nui aux profits et revenus de l’entreprise. Le chef de la direction de la société a souligné que sa solide performance au plus récent trimestre témoignait de l’élan et de la vigueur de Lululemon alors que le détaillant s’ajustait à la « nouvelle normalité ». 
  • General Motors (GM, 63,46 $), qui a indiqué jeudi s’attendre à des résultats meilleurs que prévu initialement pour le premier semestre, grâce à une meilleure gestion de la pénurie de puces électroniques, a vu son titre grimper à Wall Street à un niveau inédit. L’action du constructeur américain est montée jusqu’à 63,58 dollars en cours de séance, un record, avant de se tasser un peu. Elle prenait encore plus de 6 % vers 15 h. Comme l’ensemble du secteur automobile, GM est affecté depuis le début de l’année par un manque de puces électroniques. Le groupe a dû fermer temporairement plusieurs usines faute de ces composants devenus essentiels dans la fabrication d’une voiture. Mais l’entreprise a pu rouvrir certains de ces sites et prévoit d’en rouvrir d’autres au cours des prochaines semaines.Aussi le groupe a déclaré anticiper « des résultats pour la première moitié de l’année significativement meilleurs que ce que nous avions annoncé », dans un communiqué. 
  • La compagnie aérienne américaine United Airlines (UAL, 58,84 $US) a annoncé jeudi la commande de 15 avions supersoniques volant avec du carburant durable qui pourraient transporter des passagers dès 2029 auprès de la société Boom Supersonic. Basée à Denver, cette start-up développe un appareil baptisé «Overture», qui devrait voler à Mach 1,7, soit deux fois la vitesse du son. Cela pourrait permettre à la compagnie d’effectuer des trajets en deux fois moins de temps, selon un communiqué. United pourrait ainsi proposer un vol entre Newark, près de New York, et Londres entre trois heures et demie ou entre Newark et Francfort en quatre heures, dans des avions transportant entre 65 et 88 passagers. Selon les termes de l’accord, United en achètera 15 une fois que l’avion «répondra à toutes les normes (de la compagnie) en termes de sécurité, d’opérations et de respect de l’environnement». United a aussi pris une option sur 35 appareils supplémentaires. Les entreprises n’ont pas donné le montant de la commande.
  • Les rendements de BRP (BRP, 24,01 $US) ont rebondi au trimestre ayant pris fin le 30 avril dernier en comparaison avec la période de trois mois correspondante de l’exercice financier 2020. Le fabricant de véhicules de sports motorisés, de bateaux et de systèmes de propulsion basé à Valcourt, en Estrie, est passé au cours de cette période d’une perte nette de 226,1 millions $, ou 2,58 $ par action, à un bénéfice net de 244,4 millions $, ou 2,79 $ par action. Les revenus se sont établis à 1,809 milliard $ comparativement à 1,23 milliard $ il y a un an. La compagnie ajoute que ses ventes au détail ont été en hausse de 39 % au cours de la même période. Le président et chef de la direction de BRP, José Boisjoli, explique que le début d’année a été exceptionnel, propulsé par la croissance obtenue au cours des trimestres précédents et par une demande forte et continue pour les produits de BRP. Il fait aussi remarquer que les récents résultats se comparent à un trimestre au cours duquel les activités de fabrication ont été partiellement fermées. En vertu de cette solide performance du premier trimestre, José Boisjoli signale que la perspective annuelle pour l’année financière 2022 est relevée.
  • L’opérateur français Orange (ORAN, 12,93 $US), sommé de s’expliquer par l’exécutif, s’est excusé jeudi pour la panne qui a gravement perturbé le fonctionnement des numéros d’appel téléphonique des secours dans toute la France la veille et pourrait avoir causé la mort d’au moins trois personnes. «Le Groupe Orange présente ses plus vives excuses à celles et ceux qui ont été touchés ces dernières heures», a écrit son PDG Stéphane Richard sur Twitter après sa convocation par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le secrétaire d’État chargé du numérique, Cédric O. «C’est trop tôt pour faire un bilan, mais évidemment on est très préoccupés», a réagi Emmanuel Macron, en déplacement dans le Lot. Fustigeant des «dysfonctionnements graves et inacceptables», M. Darmanin a annoncé qu’un patient souffrant de troubles cardiovasculaires «serait décédé» dans le Morbihan, faute d’avoir «pu joindre les services de secours à temps». La préfecture du Morbihan a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative sur les circonstances de ce décès et l’hôpital de Vannes souhaite une enquête judiciaire. La panne d’un équipement chargé d’acheminer les appels a entravé massivement l’accès aux numéros d’urgence (15/17/18/112) et aux lignes fixes mercredi après-midi jusqu’à minuit, rendant de nombreux services de secours difficiles à joindre par le public à travers tout le pays.
  • Les utilisateurs de téléphones et tablettes Apple (AAPL, 125,06 $US) ont dépensé 643 milliards de dollars sur des applications en 2020, a annoncé mercredi le géant des technologies engagé dans une bataille de communication pour défendre son modèle économique. Ces recettes ont augmenté de 24% sur un an, portées notamment par la pandémie qui a conduit à une explosion des usages numériques, des jeux vidéo aux applis de sport en passant par les livraisons à domicile de produits alimentaires ou non. «L’App Store (le magasin d’applications d’Apple, NDLR) a joué un rôle vital pour soutenir les développeurs qui se sont adaptés aux défis de l’an passé et ont fait voir le jour à des innovations», assure le fabricant de l’iPhone dans un communiqué. Apple sort justement de trois semaines de procès avec Epic Games, l’éditeur du jeu phénomène Fortnite, qui l’accuse de nuire à l’écosystème des développeurs d’applis par ses règles strictes sur l’accès au marché des utilisateurs d’iPhone et d’iPad. D’autres éditeurs de poids (comme Spotify) et diverses autorités européennes et américaines estiment aussi qu’Apple est coupable d’abus de position dominante.

 

À surveiller

 

La Banque Laurentienne (LB: 45,00$) : une révision stratégique qui vise dans le mille. Les résultats trimestriels dévoilés hier par la Banque Laurentienne sont garants d’une révision stratégique réussie, estime Darko Mihelic, de RBC Marché des capitaux. Les retombées positives devraient se poursuivre dans le temps, anticipe le seul des dix analystes suivant le titre à émettre une recommandation d’achat, selon une recension de Refinitiv.

Spotify (SPOT, 241,57 $US): de la musique aux oreilles de BofA Securities. Spotify serait le meilleur diffuseur de musique en continu, croit Jessica Reif Ehrlich, de BofA Securities, qui croit que la société a encore un grand potentiel de croissance.

Dollarama (DOL, 52,99$): le spectre de l’inflation. L’inflation continue à être une source de préoccupation pour les investisseurs de Dollarama, commente Makr Petrie, de Marchés mondiaux CIBC, qui met à jour ses prévisions avant la publication des prochains résultats trimestriels le 9 juin prochain.

 

 

4 juin

 

Dans les Titres en action:

 

  • Le constructeur nippon Nissan (NSAN, 10,30 $US), allié de Renault et de Mitsubishi Motors, a annoncé vendredi le report du lancement de son crossover électrique Ariya à l’hiver prochain, en raison notamment de la pénurie de semi-conducteurs qui touche toute l’industrie automobile. Dévoilé en juillet 2020, ce nouveau modèle 100% électrique devait initialement être commercialisé à partir de mi-2021 au Japon, avant l’Europe, l’Amérique du Nord et la Chine à la fin de l’année. Vendredi, Nissan a cependant fixé le lancement d’une série limitée pour le marché japonais à «l’hiver prochain». Il s’agit de son premier modèle 100% électrique visant le marché automobile grand public depuis la Nissan Leaf, dont la première version est sortie il y a dix ans.
  • L’opérateur téléphonique Orange (ORAN, 12,87 $US) a annoncé vendredi avoir lancé une enquête interne «approfondie», confiée à l’inspection générale du groupe, pour identifier les dysfonctionnements qui ont empêché mercredi l’accès aux numéros de secours dans toute la France. Les conclusions de cette enquête interne sont attendues d’ici 7 jours. Pendant environ sept heures mercredi soir, à partir de 16 h 45 environ selon un ministre, les numéros 15 (Samu), 17 (police), 18 (pompiers) et 112 (numéro européen unique) ont été inaccessibles ou très difficilement accessibles dans l’ensemble de la France, forçant les gens à rappeler de nombreuses fois, ou à utiliser des lignes directes à 10 chiffres mis en place dans l’urgence par les autorités. Le PDG d’Orange Stéphane Richard a présenté «ses plus vives excuses» aux personnes touchées.
  • Surfant sur l’envol irrationnel de son cours, la chaîne américaine de cinémas AMC (AMC, 51,34 $US) a réussi jeudi la vente massive de nouvelles actions, mais a prévenu noir sur blanc que les investisseurs pouvaient aussi tout perdre. Le groupe a indiqué avoir récupéré 587,4 millions de dollars en vendant 11,5 millions de nouveaux titres jeudi, réussissant une augmentation de capital au prix fort de 50,85 dollars l’action. Le titre, qui ne valait pas 2 dollars en janvier, a conclu mercredi à 51,31 dollars, en baisse de 17,97% par rapport à son record de la veille. Devant la haute volatilité de son titre — suspendu quatre fois de cotation la veille —, la chaîne AMC avait pris jeudi la précaution de se protéger dans un document soumis au gendarme américain de la Bourse, la SEC, en prévenant les investisseurs: «nous pensons que la volatilité récente et nos prix de marché actuels reflètent des dynamiques de marché et de négoce sans rapport avec nos activités sous-jacentes ou les fondamentaux macroéconomiques et sectoriels». Cet appel de fonds fait suite à la vente en début de semaine de 8,5 millions de titres AMC au fonds spéculatif Mudrik pour quelque 230 millions de dollars, des titres que, vu l’embellie de l’action, le fonds s’est empressé de revendre le même jour, enregistrant au passage un juteux profit.

 

À surveiller

 

Groupe MTY (MTY, 61,29$) : le déconfinement au Québec, en Ontario et en Californie fera du bien. Le spécialiste des bannières de restauration rapide Groupe d’alimentation MTY a fait une mise à jour de ses activités avec l’analyste Nick Corcoran, de chez Acumen Capital, la semaine dernière, avant la fin de son deuxième trimestre de l’exercice 2021, qui s’est terminé le 31 mai.

Saputo (SAP: 39,31$) : un plan de croissance organique solide. Le géant des produits laitiers Saputo a fait état d’un bénéfice par action (BPA) de 0,26$ pour son quatrième trimestre terminé le 31 mars. En excluant l’amortissement des immobilisations incorporelles liées aux acquisitions d’entreprises.

BRP (94,25$): une panique injustifiée. Le fabricant de véhicules récréatifs BRP a dévoilé des résultats supérieurs aux prévisions des analystes pour le premier trimestre de son exercice 2022 terminé le 30 avril.