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Bourse: Wall Street termine finalement au rouge

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street termine finalement au rouge

(Photo: Getty images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi, les valeurs technologiques chutant à nouveau fortement, alors que les investisseurs s’interrogent sur les perspectives de reprise en raison de la hausse des cas de COVID-19.

La Bourse de Toronto a aussi perdu quelques points malgré un rebond du secteur de l’énergie et des prix du pétrole.

 

Les indices

À Toronto, l’indice S&P/TSX a terminé la journée sur un recul de 41 points, ou de 0,22%, à 18 628 points.

À New York, le S&P 500 a cédé 21 points, ou 0,55%, à 3 889 points.

Le Dow Jones est presque resté à l’équilibre, perdant 3 points, ou 0,01%, à 32 420 points.

Le Nasdaq a chuté de 265 points, ou de 2,01%, à 12 961 points.

 

Le contexte

Les taux obligataires sur les bons du Trésor à 10 ans se sont détendus à 1,60% contre 1,62% la veille, sans pour autant soutenir le marché des actions.

«On fait une sorte de pause. Il y a assurément une rotation qui s’opère» entre les actions technologiques de croissance et les valeurs de l’économie plus traditionnelle, a affirmé Chris Low de FHN Financial.

Après la chute de la veille, la place new-yorkaise avait commencé sur une note plus dynamique, aidée par la chancelière allemande Angela Merkel qui a renoncé, sous les critiques, à un confinement drastique du week-end de Pâques devant la montée des cas. 

Mais les trois indices ont viré au rouge en deuxième partie de séance à l’issue de la seconde audition devant une commission du Congrès du président de la Banque centrale (Fed) Jerome Powell et de la secrétaire au Trésor Janet Yellen. 

Celle-ci a notamment réitéré le fait que l’administration Biden était favorable à une hausse des impôts sur les sociétés. Actuellement de 21%, ce taux d’imposition pourrait passer à 28%, selon les promesses de campagne électorale du président démocrate.

«Il se peut que les marchés deviennent nerveux à cause des taxes. Cela fait deux jours que Mme Yellen parlent des taxes», soulignait Gregori Volokhine, gérant du fonds Sustain USA de Meeschaert Financial Services.

«Quand on parle d’impôts, il y a deux volets qui sont absolument négatifs pour les marchés: ce sont les taxes sur les sociétés et les impôts sur les gains des capitaux financiers», a relevé l’expert. 

«On se rend compte que le marché voyait Joe Biden comme étant un démocrate très centriste et modéré, mais par l’axe de ses dépenses, il a un programme plus à gauche», a-t-il encore noté.

Un indice décevant a aussi pesé sur le moral des investisseurs: les commandes de biens durables aux États-Unis ont subi une baisse surprise en février (-1,1%), un mois qui a été marqué par une vague d’intempéries extrêmes.

Même Intel qui était parti en flèche en début de séance après l’annonce la veille de la construction future de deux usines de semi-conducteurs pour un investissement de 20 milliards de dollars, était en chute de 2,27% à la clôture.

L’action GameStop a dégringolé de plus de 33,79% à 120 dollars. La chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop, sur des montagnes russes en Bourse depuis le début de l’année, a dévoilé mardi des revenus inférieurs aux attentes et est resté avare en détails sur sa stratégie.

À la faveur d’un fort rebond des cours du brut, les pétrolières ont en choeur grimpé de plus de 2% comme ExxonMobil ou Chevron.