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À surveiller: WSP, Canadian Tire et Saputo

Stéphane Rolland|Mis à jour le 15 avril 2024

Voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement.

Que faire avec les titres de WSP, Canadian Tire et Saputo ? Voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion différente de celle des analystes.

WSP (WSP, 73,56$) : BMO attend les aubaines

Devin Dodge, de BMO Marchés des capitaux, aime la firme d’ingénierie, mais il juge que son titre est trop cher. Il reste donc sur les lignes de côté avec une recommandation «performance de secteur», mais bonifie sa cible de 74$ à 76$.

«Nous aimons la présence de WSP dans des marchés au potentiel attrayant et nous croyons qu’elle a le potentiel d’améliorer ses marges et qu’elle exécute bien, résume l’analyste. Par contre, nous croyons que l’évaluation capte presque tout ce potentiel. Nous serions prêts à nous montrer plus optimistes après un recul du titre.»

Au deuxième trimestre, la société a dépassé les attentes en dévoilant un bénéfice par action de 1,07$ par rapport au consensus à 1$. M. Dodge note que la croissance interne a été vigoureuse à 2,5%, même si le contexte est un peu plus difficile au Canada. L’analyste prévoit que le ralentissement Canada devrait s’estomper à mesure que l’activité en Ontario rebondirait. Il estime que la tendance est favorable aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. En dépit du Brexit, le secteur va bien au Royaume-Uni tandis que le public a compensé pour un ralentissement des projets privés.

Pour sa part, Derek Spronck, de RBC Marchés des capitaux, ne pense pas que l’évaluation est trop étirée. Plus optimiste, il émet une recommandation «surperformance» et bonifie sa cible de 87$ à 88$.

Selon lui, les qualités de l’entreprise font en sorte qu’elle mérite cette cible, qui est 12$ plus élevé que celle de son collègue de BMO Marchés des capitaux.

Il note que la société devient de plus en plus grande et qu’elle est de plus en plus efficace. M. Spronck croit qu’elle sera en mesure d’atteindre des marges de 11,5% à 12,5% avant intérêts, impôts et amortissement d’ici 2021. Il pense aussi que la société, qui est bien connue de grands investisseurs institutionnels montréalais, pourrait attirer une plus grande attention des investisseurs hors Québec.

Il estime que la société offre une bonne combinaison de croissance des revenus, d’amélioration des marges et d’un potentiel d’expansion de multiple.

Canadian Tire (CTC.A, 136,30$) : une occasion d’achat

La réaction négative aux résultats de Canadian Tire offre une occasion d’achat, croit Keith Howlett, de Desjardins Marché des capitaux, qui maintient sa recommandation d’achat et bonifie sa cible de 185$ à 190 $.

Le détaillant a dévoilé un bénéfice de 2,97$ par action alors que le consensus prévoyait plutôt 3,01$. L’analyste rapporte que cette déception est liée à l’immobilier.

Par contre, M. Howlett voit beaucoup d’éléments qui jouent en faveur du détaillant. Il souligne l’acquisition de Party City au Canada. La société veut faire passer le nombre de magasins de 65 à 600 au pays. Il ajoute que la marque Helly Hansen atteint ses objectifs «ambitieux». SportCheck a désormais une pénétration en ligne de 13% à 15%, «bien au-delà» des attentes de l’analyste. Il aime également que la société mène une «grande» opération de réduction des coûts.

Desjardins Marché des capitaux fait passer ses prévisions de bénéfice par action à 13,18$ pour 2019 (était 13,13$) et à 14,80$ en 2020 (était 14,62$). Sa cible de 190$ attribue un multiple de 13 fois les bénéfices des 12 prochains mois dans les activités de détail et prend en compte la valeur de la participation dans la fiducie de placements immobiliers qui détient les magasins.

Saputo (SAP, 42,06$) : le début d’une inflexion?

Irene Nattel, de RBC Marché des capitaux, pense que Saputo se trouve au début d’un cycle de reprise à un moment où le prix du titre serait attrayant.

«L’amélioration du prix des denrées combinée à l’intégration des acquisitions récentes ainsi que l’attention portée sur ce qui est contrôlable pour améliorer la rentabilité devrait permettre une augmentation des bénéfices durant et au-delà l’horizon de nos prévisions», commente l’analyste.

Les prévisions pour l’exercice 2020 restent «prudentes», précise-t-elle. Malgré l’intensité de la concurrence, elle juge qu’on commence à voir des signes d’amélioration du côté du prix des denrées.

Dans l’ensemble, Mme Nattel trouve que le titre offre une combinaison de défense et de croissance. Elle note que la direction a déployé beaucoup d’énergie pour être «excellente» en ce qui a trait aux opérations. Elle note également que les flux de trésorerie et le bilan sain procurent la marge de manœuvre nécessaire pour réaliser des acquisitions.

Même si sa cible représente un multiple de 20,5 fois le bénéfice par action, elle juge que le rapport risque/rendement est attrayant quand on tient compte des caractéristiques de l’entreprise et du potentiel d’acquisition.