Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

À surveiller : Uni-Sélect, Amazon et GFL

Stéphane Rolland|Mis à jour le 16 avril 2024

Que faire avec les titres d’Uni-Sélect, Amazon et GFL? Voici quelques recommandations d’analystes.

Que faire avec les titres d’Uni-Sélect, Amazon et GFL? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Uni-Sélect (UNS, 6,43$) : ça va mieux

Jonathan Lamers, de BMO Marchés des capitaux, a bonifié sa recommandation de «performance de marché» à «surperformance».

Les résultats du distributeur de pièces automobiles ont été meilleurs que ne craignait la direction au cours des deux premiers mois du deuxième trimestre (avril et mai), a dévoilé la société. La direction pense que toutes ses divisions s’en sont mieux tirées que les comparables, rapporte l’analyste.

La direction a annoncé un plan «d’amélioration continue» qui inclut d’autres restructurations. La direction pense qu’elle peut trouver entre 28 M$ et 30 M$ d’économie annuelle et anticipe enregistrer un charge de 20 M$ en lien avec cette restructuration.

Jonathan Lamers note également que l’entreprise de Boucherville est parvenue à accroître son encaisse de 100 M$ par du financement et a été en mesure d’assouplir les conditions de ses créanciers. «Les risques concernant les liquidités et un non-respect des conditions de crédits se sont nettement réduits », commente-t-il.

L’analyste a révisé ses prévisions à la suite des commentaires de la direction. Il pense que la société enregistrera une perte par action de 0,46$ en 2020, moins élevé que la perte de 0,61$ anticipée. Il bonifie également sa prévision pour le rebond en 2021. Il anticipe un bénéfice par action de 0,44$, plutôt que 0,28$.

Amazon (AMZN, 2764,41$) : beaucoup de revenus, beaucoup de dépenses

Amazon (AMZN, 2764,41$) : beaucoup de revenus, beaucoup de dépenses

Les revenus d’Amazon devraient bondir dans la foulée de la pandémie, mais sa rentabilité demeure difficile à prévoir, estime Michael Pachter, de Wedbush.

Il note que la société a dévoilé des dépenses de 600 millions de dollars américains (M $US) liées à la COVID-19 au premier trimestre, seulement. Les prévisions des dépenses liées à la pandémie pour le deuxième trimestre sont de 4 milliards (G$US). «Nous nous attendons à des dépenses élevées dans le futur, commente l’analyste. Les dépenses pour assurer la sécurité ne sont pas près de ralentir de si tôt. Les cas augmentent à travers le monde en raison de la décision de revenir trop tôt à la normale, selon nous.»

Pour le deuxième trimestre, Wedbush prévoit des revenus de 81 G$US et un bénéfice d’exploitation de 1,83 G$. Le consensus, pour sa part, est à 80,5 G$US et 0,93 G$US, respectivement.

Même si la visibilité est réduite sur la rentabilité d’Amazon à court terme, Michael Pachter croit que la société peut générer une «substantielle » croissance de ses bénéfices à long terme «en augmentant les dépenses plus lentement que les revenus ».

Pour cette raison, il bonifie sa cible de 2 750 $US à 3 050 $US. Il maintient sa recommandation « surperformance ».

GFL Environnemental (GFL, 18$US) : Une bonne transaction

GFL Environnemental (GFL, 18$US) : Une bonne transaction

Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, a une opinion favorable de l’achat des actifs essaimés d’Advanced Disposal Services (ADS).

ADS devait se départir de certains actifs à la suite de la proposition d’acquisition de Waste Management. C’est GFL qui s’en est portée acquéreuse pour la somme de 835 M$US.

La transaction offre à GFL de meilleures perspectives de croissance dans de nouveaux marchés et là où elle est déjà présente, commente l’analyste. Les actifs acquis devraient ajouter 345 M$US aux revenus annuels, 95 à 97 M$US au bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) et amener des synergies de 10 à 12 M$US dans les 12 à 18 prochains mois, estime-t-il.

La transaction devrait être financée sans émettre d’actions. Le ratio d’endettement à 4,7 fois le BAIIA est élevé, mais la direction devrait l’amener à 4,1 fois d’ici la fin de l’année 2021, anticipe l’analyste.

Il maintient sa recommandation «surperformance» et augmente sa cible de 23 $US à 24 $US.