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À surveiller : Rogers, Coca-Cola et Snap

Stéphane Rolland|Mis à jour le 15 avril 2024

Voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement.

Que faire avec les titres de Rogers, Coca-Cola et Snap ? Voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement. Note : l’auteur peut avoir une opinion différente de celle des analystes.

Rogers (RCI.B, 69,34 $) : de bonnes nouvelles pour les nouveaux forfaits

Les résultats trimestriels de Rogers étaient l’occasion d’expliquer sa stratégie dans le sans-fil en ce qui concerne l’offre d’un nouveau forfait de données illimitées et l’offre de financement des appareils aux clients. Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux, juge que les commentaires de la direction pointent dans une direction positive.

L’analyste se dit agréablement surpris d’apprendre que les deux tiers des clients qui ont migré vers un forfait de données illimitées paient maintenant plus cher qu’avant, selon les commentaires de la direction. Pour l’offre de nouveau financement, la moitié des clients qui ont demandé une subvention pour leur appareil ont opté pour l’étalement de la période de remboursement sur 36 mois. « Ça démontre la demande pour une plus longue période de financement tandis que le cycle de vie des appareils et leurs prix ont, tous les deux, augmenté », estime-t-il. Rappelons toutefois que le CRTC analyse toujours si elle autorisera cette forme de financement sur une plus longue période.

Le déploiement du 5G amène un changement de paradigme dans l’industrie, explique l’analyste. La « rareté » des données ne risque plus de devenir en enjeu dans un monde où le 5G sera déployé à grande échelle. Pour les grandes sociétés de télécoms, l’importance ne sera plus de vendre une quantité de données, mais de mettre de l’avant la performance de leur réseau. Il note que la direction a constaté que les consommateurs sont réticents à dépasser leur limite de données.

M. Yaghi ajoute que la croissance du revenu moyen par abonné a augmenté de 3,6 % à 67,16 $. C’est plus que le consensus des analystes à 66,61 $.

Les résultats ont toutefois été décevants sur le front des revenus avec un « maigre » 0,6 %, ajoute l’analyste. Le déclin des revenus tirés des Blue Jays et la baisse de vente d’appareils (qui ont un cycle de vie plus long) ont freiné la croissance.

Pour atteindre les objectifs de la direction, les revenus devront croître de 6,2 % au cours de la deuxième moitié de l’année, un rythme difficile à atteindre, juge l’analyste.

Dans l’ensemble, M. Yaghi pense que Rogers ne mérite pas d’être punie avec une évaluation inférieure à ses pairs. Il renouvelle sa recommandation d’achat et sa cible de 79 $.

Coca-Cola (KO., 54,33 $ US) : RBC est optimiste

Mik Modi, de RBC Marchés des capitaux, est optimiste quant aux perspectives de Coca-Cola et les résultats du deuxième trimestre viennent le conforter dans son opinion.

En ajustant le résultat en fonction du séquençage des livraisons, la croissance interne des revenus s’établit à 5 % pour les deux premiers trimestres de l’année, note l’analyste. La société a donc relevé sa prévision de croissance interne des revenus pour l’exercice 2019, qui passe de 4 % à 5 %. L’analyste souligne que les ventes de la boisson Coca-Cola, pour sa part, progressent de 4 %. Il s’agit du rythme le plus fort depuis près d’une décennie.

Il y a peu de points négatifs, poursuit M. Modi. Il note que l’augmentation des prix de 4 % en Amérique du Nord a été contrebalancée par une baisse des volumes de 1 %. Il ajoute que la variation des devises a un impact sur les résultats de la société. La direction croit toutefois que 2020 sera moins difficile à naviguer en ce qui a trait aux devises internationales. Il ajoute que la comparaison avec les résultats de l’année précédente sera plus difficile au troisième trimestre.

Dans l’ensemble, Coca-Cola est le titre favori de M. Modi parmi les grandes multinationales de produit de consommation de base. « Nous approchons d’un moment de surperformance soutenable pour le titre par rapport à ses pairs », commente-t-il.

Il juge que le marché ne tient pas en compte de l’impact du franchisage de ces activités d’embouteillage, du changement d’approche de Coca-Cola en marketing, de son effort de gérer ses coûts et de sa capacité d’augmenter ses prix.

L’analyste réitère sa recommandation « surperformance » et bonifie sa cible, qui passe de 56 $ US à 60 $ US.

Snap (SNAP, 14,83 $ US) : de bons résultats, mais…

Les résultats du propriétaire de la plateforme Snapchat, dévoilé après la fermeture mardi soir, ont dépassé les attentes des analystes. L’action devrait fortement bondir aujourd’hui, mais Michael Pachter, de Wedbush, voit peu de place pour encore plus d’appréciation.

La société a dévoilé des revenus de 388 M$ US tandis que le consensus misait sur des revenus de 360 M$ US. La perte par action a également été moins importante à 0,06 $ US tandis que le consensus anticipait une perte de 0,10 $ US.

La croissance a été enregistrée dans toutes les régions du globe et pour tous les types d’appareils mobiles, mais l’analyste croit que la mise à jour de l’application pour Android a donné un élan à Snap.

Les prévisions pour le troisième trimestre sont également meilleures qu’attendu tandis que la direction pointe vers des revenus d’entre 410 et 435 M$ US.

Malgré ces progrès, l’analyste rappelle que la concurrence est forte pour attirer l’attention des utilisateurs et pour aller chercher des revenus publicitaires. Il ajoute que, par le passé, Snap a été « grandement » déficitaire.

Il réitère sa recommandation « neutre ». Il bonifie sa cible de 12,25 $ US à 14,75 $ US, mais la cible demeure sous le cours du marché.