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À surveiller: Marché Goodfood, Groupe Aecon et Loblaws

Jean Gagnon|Mis à jour le 16 avril 2024

À surveiller: Marché Goodfood, Groupe Aecon et Loblaws

La divulgation des résultats du 4e trimestre de Goodfood a été mal reçue par les investisseurs. (Photo: LesAffaires.com)

Que faire avec les titres de Marché Goodfood, Groupe Aecon et Loblaws? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

 

Marché Goodfood (FOOD, 5,30 $): le titre chute de 26% à la suite de résultats décevants

La divulgation des résultats du 4e trimestre terminé le 31 août a été si mal reçue hier par les investisseurs que le cours de l’action perdait près de 35% de sa valeur à un moment durant la séance de négociations. Le titre s’est quelque peu repris en fin de séance, mais il a néanmoins clôturé la journée avec un recul de plus de 26%.

Les ventes nettes ont totalisé 79,4 M$ alors que l’analyste Frederic Tremblay, de Desjardins, prévoyait 88 M$. Il s’agit d’une baisse de 5% comparativement au trimestre correspondant de l’année précédente.

L’analyste attribue cette baisse des ventes principalement à la levée des restrictions sanitaires, au déploiement de la vaccination, ainsi qu’à une saisonnalité négative durant ce trimestre d’été, saisonnalité qui ne s’était pas manifestée l’année dernière à cause de la pandémie.

Goodfood a terminé son année financière avec 298 000 abonnés, soit en hausse de 6% sur l’année précédente, mais en baisse de 6% comparativement à la fin du trimestre précédent.

Cette baisse des ventes nettes, conjuguée à une hausse des coûts du personnel et des intrants, a sapé dans les marges brutes qui ont été de 22,9% au dernier trimestre, comparativement à 32,8% l’année dernière. L’analyste de Desjardins tablait sur 32,3%.

Le total des dépenses a été de 37,5 M$, nettement au-dessus de la prévision de l’analyste qui se situait à 31,7 M$. Conséquemment, les pertes ont totalisé 17,7 M$, alors que l’analyste espérait qu’elles se limitent à 2,3 M$.

Malgré ces résultats, l’analyste croit toujours au potentiel de la société de bâtir sur ses forces en kits de repas et de se positionner pour pouvoir capitaliser sur les opportunités qu’offriront le développement de l’épicerie en ligne.

Il recommande l’achat du titre, spécifiant qu’elle reflète les perspectives à moyen et long terme de la firme, ainsi qu’un fort escompte d’évaluation du cours de l’action comparativement à ses pairs. Son cours cible est de 13 $.

 

Groupe Aecon (ARE, 17,16 $): l’analyste de Desjardins rassuré quant à l’impact du REM

Groupe Aecon (ARE, 17,16 $): l’analyste de Desjardins rassuré quant à l’impact du REM

Une bonne relation entre la firme de construction dont le siège social est à Toronto et la Caisse de dépôt réconforte Benoit Poirier, analyste chez Desjardins, quant au succès de l’exécution des travaux.

C’est lors d’une visite au cœur même du projet de trains électriques à Montréal (REM) en compagnie du président de Aecon, Lean-Louis Servranckx, ainsi que de plusieurs membres du consortium que l’analyste a pu réaliser la qualité de l’équipe en place, ainsi que les progrès du chantier à ce jour.

Même s’ils ont eu à surmonter plusieurs embûches, l’équipe confirme que la première section du projet, soit le trajet entre Brossard et la gare Centrale, sera fonctionnelle au printemps ou au plus tard à l’été 2022. L’ensemble du projet sera complété pour la fin de 2024.

La relation avec la Caisse de dépôt aide beaucoup à surmonter les problèmes qui se présentent, dont principalement les événements exceptionnels entourant le tunnel sous le Mont-Royal, les pertes en productivité reliées à la COVID-19, et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

La Caisse a fourni un financement additionnel de 350 M$, ce qui réconforte l’analyste quant à la capacité du groupe à résoudre les problèmes rencontrés dans l’intérêt de tous les participants impliqués dans le projet.

Pour Aecon, l’expertise acquise grâce au projet en cours lui permettra de bien la positionner quant au projet de 10 milliards de dollars du REM de l’Est, dont les contrats seront alloués en 2023, note l’analyste. La direction de l’entreprise se dit toutefois assurée que le processus de soumissions se fera de façon concurrentielle.

L’analyste réitère sa recommandation d’achat pour le titre étant donné que la visite a renforcé positivement son opinion sur la qualité des dirigeants de Aecon. Il maintient son cours cible à 25 $.

 

Loblaws (L, 97,08$): hausse significative du cours cible de l’analyste de la Banque Nationale

Loblaws (L, 97,08 $): hausse significative du cours cible de l’analyste de la Banque Nationale

La chaîne de supermarchés présente en Ontario et au Québec (Provigo) a connu à nouveau de bons résultats pour son 3e trimestre, ce qui amène Vishal Shreedhar, analyste à la Banque Nationale à hausser son cours cible de 88 $ à 107 $. Il réitère sa recommandation de «surperformance».

L’analyste estime que le titre se négocie actuellement à un multiple cours/bénéfices de 16,2 fois les bénéfices par action de 2022, alors que la moyenne historique est d’environ 15 fois. Cette évaluation reflète le fait que les investisseurs s’attendent à une poursuite de la croissance des bénéfices par action qui devrait se situer autour de 10% l’an prochain, tel que le prévoit la direction.

Les revenus consolidés ont atteint 16,05 milliards $ (G$) alors que l’analyste prévoyait 15,48 G$. Les revenus autant d’épicerie que de pharmacies (Shoppers Drug Mart/Pharmaprix) ont excédé les attentes de l’analyste.

Les bénéfices avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) ont été de 1,67 G$, supérieurs aux 1,57 G$ que prévoyait l’analyste. Les bénéfices par action pour le 3e trimestre ont quant à eux atteint 1,59 $ alors que la prévision de l’analyste se situait à 1,44 $.

La direction de Loblaw croit maintenant que la croissance de ses bénéfices par action en 2021 sera de 30 à 35% plutôt que 20 à 25% comme elle le prévoyait précédemment.

L’analyste de la Nationale fait de même et hausse ses prévisions pour 2021 de 5,20 $ par action à 5,50 $ et celle de 2022 de 5,67 $ par action à 6,04 $.

La direction mentionne aussi le bon momentum dans les ventes à escompte, tendance qu’elle entend exploiter au cours des prochains trimestres. Dans un effort d’optimisation de son réseau, elle convertira une vingtaine de ses magasins les moins profitables en magasins à escompte.