Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

À surveiller: Loblaw, WSP et BRP

Charles Poulin|Mis à jour le 16 avril 2024

À surveiller: Loblaw, WSP et BRP

La croissance de Loblaw sera propulsée en grande partie par les bannières à rabais, comme Maxi, en raison de l’attrait qu’elles ont pour les consommateurs en cette période de forte inflation alimentaire. (Photo: 123 RF)

Que faire avec les titres Loblaw, WSP et BRP? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée. 

 

Loblaw (L, 116,68 $): croissance soutenue par les bannières au rabais et les pharmacies

La croissance de Loblaw sera principalement soutenue par les ventes de ses bannières au rabais ainsi que de son réseau de pharmacies Shoppers Drug Mart/Pharmaprix au deuxième trimestre, estime Banque Nationale Marchés financiers.

L’institution financière prévoit un bénéfice par action de 1,60 $, au-delà du consensus du marché de 1,59 $, mais aussi de celui de l’an dernier à 1,35 $ (hausse d’environ 18%). Les revenus devraient se chiffrer à 12 867 G$ (consensus à 12 877 G$), encore une fois supérieurs à ceux du deuxième trimestre de 2021 (12 491 G$). Les ventes en magasin comparables devraient grimper de 3%, alors qu’elles avaient diminué de 0,1% l’an dernier.

Cette croissance sera propulsée en grande partie par les bannières au rabais, comme Maxi, en raison de l’attrait qu’elles ont pour les consommateurs en cette période de forte inflation alimentaire. La Banque Nationale mentionne que depuis la réouverture de l’économie canadienne après la disparition de la plupart des mesures sanitaires, les gens se sont tournés vers ces options en plus grand nombre.

L’institution financière remarque que Loblaw est bien placée pour profiter de ce phénomène. Environ 60% de ses ventes d’épicerie viennent de ses bannières au rabais. La Banque Nationale avance également que si des taux d’inflation élevés sur une longue période peuvent influencer le comportement des consommateurs et réduire la profitabilité des produits d’épicerie, ce n’est pas le cas actuellement, particulièrement pas dans le secteur des bannières au rabais.

La Banque Nationale prévoit de plus que la progression favorable pour les produits de pharmacie en vente libre et de cosmétique devrait se poursuivre au deuxième trimestre.

Elle affirme détenir encore une vision favorable de l’entreprise, notamment en raison des initiatives d’amélioration de l’équipe de direction, la croissance continue du bénéfice par action ainsi que des bénéfices structuraux potentiels, entre autres une augmentation de la demande d’épicerie à long terme.

Ces prévisions incitent l’institution financière à revoir son cours cible à la hausse, le faisant passer de 122 $ à 125 $. Elle maintient son évaluation de surperformance du titre relative au secteur pour Loblaw.

 

WSP Global (WSP, 143,32 $): forte croissance organique à prévoir au deuxième trimestre 

WSP Global (WSP, 143,32 $): forte croissance organique à prévoir au deuxième trimestre

ATB Capital Markets prévoit une forte croissance organique pour WSP Global au deuxième trimestre grâce à une conversion des commandes en attente en revenus.

L’estimation d’ATB est d’une hausse de 5,9% des revenus organique pour le second trimestre, dont les résultats seront annoncés le 10 août. Cette augmentation devrait contrebalancer les vents contraires que seront les taux de change ainsi qu’un trimestre plus calme du côté des fusions et acquisitions. L’institution financière prévoit que la croissance organique se poursuivra tout au long de 2022, ce qui devrait permettre à WSP d’atteindre son objectif d’environ 5% à ce chapitre.

Le calme relatif prévu pour le deuxième trimestre pour les fusions et acquisitions devrait également être le même pour le troisième trimestre, avec seulement un impact limité de la transaction qui a vu WSP mettre la main sur Englekirk.

Par contre, le rythme devrait s’accélérer au quatrième trimestre avec la conclusion de l’acquisition de l’entreprise E&I de John Wood Group annoncée au début de juin. La direction de WSP estime une réalisation de synergies de coûts annuelles d’environ 38 M$ sur 24 mois, dont la moitié dans les 12 mois suivant la clôture de la transaction.

ATB espère en apprendre plus, lors du dévoilement des résultats du deuxième trimestre, sur la transaction avec John Wood en relation avec l’environnement des fusions et acquisitions actuel, les tendances de croissance et une mise à jour complète des objectifs annuels de l’entreprise.

L’institution financière estime que la valorisation du titre de WSP se trouve désormais dans une amplitude plus normale, un reflet d’une attente d’autres sommes gouvernementales destinées à relancer l’économie, mais aussi une accélération à court terme des acquisitions, ce qui améliore le ratio rendement-risque.

ATB Capital Markets maintient son cours cible à 170 $ et sa prévision de performance égale au secteur pour le titre de WSP.

 

BRP (DOO, 81,08 $): pas de signe de ralentissement de la demande

BRP (DOO, 81,08 $): pas de signe de ralentissement de la demande

La direction de BRP observe toujours une forte demande pour ses produits et n’entrevoit pas de baisse malgré quelques annulations de livraison.

À la suite d’une rencontre avec la haute direction de l’entreprise, Desjardins souligne que la demande web pour les produits de BRP est encore substantiellement au-dessus de celle observée avant la pandémie. La direction de l’entreprise note qu’il n’y a pas eu d’essoufflement de la demande depuis la journée des investisseurs, le 15 juin.

Les annulations enregistrées sont quant à elles similaires à celles de l’an dernier. BRP ne s’en inquiète pas, surtout qu’elle dit posséder une longue liste d’attente de clients prêts à passer à l’action.

L’analyste Benoit Poirier explique que l’entreprise a opté pour une stratégie d’augmentation de prix supérieure aux années précédentes (6% au lieu de 1% à 2% avant la pandémie), mais qu’autant les concessionnaires que les clients ont accepté la hausse. BRP a segmenté l’augmentation: une croissance permanente des prix des produits de 3% à 5% ainsi qu’une surcharge de 1% à 2% à titre de «coûts exceptionnels».

Les problèmes d’approvisionnement semblent s’être estompés quelque peu, même si aucun rafraîchissement de l’inventaire notable n’est prévu en 2022, note Benoit Poirier. Le plan de la direction à ce sujet est de ramener l’inventaire, après 20 222, entre 55% et 65% de ce qu’il était avant la pandémie, ce qui devrait fournir l’occasion d’ajouter des revenus de l’ordre de 1,4 G$.

Desjardins indique être très satisfaite avec la capacité de la direction de rendre la croissance profitable depuis le début de la pandémie. Elle réitère sa recommandation d’achat et maintient son cours cible à 152 $.