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À surveiller: CAE, TransAlta et Copper Mountain Mining

Jean Gagnon|29 mars 2023

À surveiller: CAE, TransAlta et Copper Mountain Mining

CAE bénéficiera surtout des commandes d’avions en provenance de l’Inde, selon l'analyste de Desjardins. (Photo: courtoisie)

Que faire avec les titres de CAE, TransAlta et Copper Mountain Mining Corporation? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

 

CAE (CAE, 28,92 $): elle profitera des nombreux achats de nouveaux avions par l’Inde

Dans le cadre de sa Conférence de Montréal, Desjardins recevait récemment Andrew Arnovitz, vice-président senior, Relations avec les investisseurs et Gestion de risque de CAE. Les propos positifs du dirigeant quant à la reprise de la division Civil de l’entreprise ont certainement plu à l’analyste Benoit Poirier.

Il demeure toutefois prudent pour le moment quant aux perspectives de la société, mais il croit néanmoins que pour les investisseurs à long terme, CAE est bien placée pour profiter également de l’augmentation des dépenses mondiales pour la défense, ainsi que du secteur des jets d’affaires en pleine ébullition.

CAE bénéficiera surtout des commandes d’avions en provenance de l’Inde, note l’analyste. Le mois dernier, Air India a passé des commandes record pour 470 avions de ligne auprès d’Airbus/Boeing, et des sources près du milieu rapportent qu’Indigo, la plus grande ligne aérienne en Inde, serait en pourparler pour une autre commande de 500 appareils.

Cela ne pourra que favoriser CAE, estime l’analyste de Desjardins, car celle-ci est déjà en partenariat avec Indigo dans son programme de pilote cadet qui entraîne les candidats désireux d’obtenir une licence de pilote commercial.

Andrew Arnovitz indique que CAE entraîne environ la moitié des pilotes d’Indigo, et que l’Inde pourrait potentiellement devenir pour l’entreprise un plus gros marché que la Chine.

Fait intéressant, le dirigeant de CAE reconnaît que la société, contrairement à plusieurs participants du secteur de l’aérospatiale, a très bien réussi dans la gestion de sa chaîne d’approvisionnement et qu’elle a pu rencontrer toutes les commandes de sa clientèle quant aux livraisons de ses simulateurs.

L’analyste de Desjardins réitère sa recommandation d’achat en vue d’un cours cible de 36,00 $.

 

 

TransAlta Corporation (TA, 11,00 $): elle annonce un plan de rachat automatique de ses actions

TransAlta Corporation (TA, 11,00 $): elle annonce un plan de rachat automatique de ses actions

Les rachats d’actions font maintenant partie du paysage quand vient le temps d’évaluer les perspectives concernant le cours du titre d’une entreprise. De ce côté, TransAlta vient d’annoncer une initiative intéressante, soit la mise en place d’un plan de rachat automatique en connexion avec son programme de rachat public dans le cours normal de ses activités.

Ce programme mis en place en mai 2022 lui permet de racheter 14 millions d’actions et prend fin le 30 mai 2023, rappelle Nate Heywood, analyste chez ATB Capital Markets. Jusqu’à présent, la société a racheté 5,5 millions d’actions à 11,85$ par action en moyenne. Le plan automatique entrera en fonction vers le 1er avril. Environ 8,5 millions d’actions restent à être rachetées, ce qui représente environ 90 millions $ à être ainsi retournés aux actionnaires.

L’entreprise avait divulgué ses résultats du 4e trimestre 2022 le mois dernier et bien qu’ils indiquaient des bénéfices avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) qui avaient excédé d’environ 25% les attentes du consensus des analystes, la réaction du marché avait été très mitigée, rappelle l’analyste.

Dans ses prévisions pour l’année 2023, la direction avait fait part le mois dernier d’un BAIIA se situant entre 1,20 et 1,32 milliard $. Cela est toutefois quelque peu inférieur aux prévisions qu’elle faisait l’année dernière compte d’un environnement de prix plus bas en Alberta.

La firme indiquait sa priorité quant à sa stratégie de croissance en énergie renouvelable, soit 2 gigawatts de capacité d’énergie renouvelable en fonction d’un investissement de 3,6 milliards $. Au-delà de la croissance des dépenses en capital, l’analyste rappelle que la direction avait télégraphié plutôt son intention de retourner du capital aux actionnaires en annonçant une hausse de dividende de 10% au trimestre précédent.

L’analyste avait réitéré le mois dernier sa recommandation de «surperformance», et il avait maintenu son cours cible à 17,50$.

 

 

Copper Mountain Mining (CMMC, 2,10 $): elle tourne la page sur 2022, mais 2023 sera-t-elle mieux

Copper Mountain Mining (CMMC, 2,10 $): elle tourne la page sur 2022, mais 2023 sera-t-elle mieux

Malgré la divulgation de résultats trimestriels en deçà des attentes, le cours de l’action du producteur de cuivre de la Colombie-Britannique a plutôt bien réagi lundi et mardi, gagnant près de 15%. Et cela même si les premières perspectives émises par les dirigeants pour l’année en cours n’avaient rien de particulièrement enthousiasmant.

Orest Wowkodaw, analyste chez Scotia Capital, accorde néanmoins au titre la cote «surperformance du secteur» principalement parce qu’il juge l’évaluation du titre attrayante, ainsi qu’à cause de son exposition au cuivre et la possibilité d’une prise de contrôle par une tierce partie. Son cours cible demeure inchangé à 2,75$.

Les résultats du 4e trimestre comme lors des 2 ou 3 trimestres précédents ont déçu, indique l’analyste. Il prévoyait que les bénéfices par action seraient au point neutre, mais la société a plutôt subi une perte de 0,05$ par action. Sa prévision de bénéfices avant intérêts, impôts et amortissement ajustés (BAAIA) de 12 millions $ a été loin de se réaliser alors que les résultats montrent plutôt une perte de 4,9 millions $.

L’analyste note également que la production de 13,3 millions de livres de cuivre est de 21% inférieure à celle du trimestre correspondant de l’année précédente. Il avait pour sa part prévu une production de 14,8 millions de livres.

Quant à ses prévisions pour 2023, la direction table sur une production entre 88 et 98 millions de livres à un coût de 2,45$US à 2,95$US la livre comparativement à la production de 2022 qui avait été de 53 millions de livres à un coût de 4,78 $US la livre.