Le marché immobilier canadien connaîtra-t-il le même sort que le marché américain en 2008-2009?

Publié le 14/06/2013 à 15:52, mis à jour le 15/06/2013 à 11:21

Le marché immobilier canadien connaîtra-t-il le même sort que le marché américain en 2008-2009?

Publié le 14/06/2013 à 15:52, mis à jour le 15/06/2013 à 11:21

BLOGUE. Les investisseurs qui vendent des titres à découvert (short) font généralement bien leurs devoirs avant de vendre un titre à découvert. C’est un peu normal car s’ils se trompent, ils risquent de perdre gros. Ils ont aussi l’habitude de publiciser le plus largement possible leurs positions, attirant souvent l’attention des médias avec des théories plutôt alarmistes. Encore une fois, c’est normal car leur but est de faire baisser les titres qu’ils ont ciblés. De leur côté, les médias ont tendance à leur donner passablement de place car tout le monde aime bien les histoires qui font sensation.

Au cours des derniers mois, nous avons appris que Steve Eisman, le gestionnaire de fonds de couverture qui a été rendu célèbre par le livre de Michael Lewis, The Big Short, vendait le marché hypothécaire canadien à découvert, notamment le titre de Home Capital Group. Il croit que le marché canadien pourrait connaître le même genre de dégelée qu’a connue le marché immobilier américain en 2008-2009.

De fait, pas moins de 24 % des actions en circulation de Home Capital auraient  été vendues à découvert. Lorsque M. Eisman, dans un forum public, a suggéré de vendre le titre à découvert, il a rapidement perdu près de 15 % de sa valeur et touché 50,00 $.

Or, nous détenons des actions de Home Capital depuis plusieurs années dans nos portefeuilles sous gestion et nous sommes en désaccord avec la position des vendeurs à découvert sur le marché immobilier canadien. En effet, le marché immobilier canadien est structurellement fort différent de celui des États-Unis et bien, que nous anticipions un ralentissement au cours des prochaines années, nous ne croyons pas au scénario catastrophique évoqué par les vendeurs à découvert.

Les différences entre le marché canadien et le marché américain sont très bien expliquées dans le site de la SCHL. En premier lieu, aux États-Unis, la politique fédérale est d’encourager l’accession à la propriété alors que la politique du Canada est de favoriser l’offre de logements, quel que soit le mode d’occupation choisi. Ces politiques divergentes expliquent certaines différences fondamentales entre les deux marchés :

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