Le pot au travail, un an après

Publié le 03/10/2019 à 13:00

Le pot au travail, un an après

Publié le 03/10/2019 à 13:00

Un personne qui se roule un joint.

Une peur sans fondement... (Photo: Thought Catalog/Unsplash)

BLOGUE. Souvenez-vous… L’an dernier, à pareille date, c’était la panique, ou presque : le cannabis allait être légalisé, ça allait faire chuter la productivité des employés, et par suite la profitabilité des entreprises! Ça allait carrément devenir le cauchemar au travail!

À l’époque, un sondage mené par le cabinet-conseil en ressources humaines ADP Canada avait d’ailleurs révélé que 45% des Québécois pensaient que la légalisation du cannabis allait faire «diminuer la productivité» des employés et «augmenter l’absentéisme»...

Résultat? Que s’est-il passé depuis, un an après le cataclysme annoncé? Avec l’aide d’Ipsos, ADP Canada a resondé les Québécois et ainsi découvert que seulement 7% des gens estiment maintenant que le cannabis a diminué la productivité et augmenté l’absentéisme.

Ce n’est pas tout. Les craintes des Québécois au sujet du cannabis sont carrément parties en fumée:

– 73% d’entre eux affirment à présent que la consommation de cannabis récréatif n’a eu aucune incidence sur la productivité.

– 74% qu’elle n’a eu aucune incidence sur l’absentéisme.

– 70% qu’elle n’a eu aucune incidence sur la qualité du travail effectué.

– 76% qu’elle n’a eu aucune incidence sur les incidents liés à la santé et à la sécurité.

Autrement dit, les trois quarts des Québécois reconnaissent qu’aucun des impacts négatifs anticipés n’a vu le jour! Et ce, même s’ils estiment que, de manière générale, leur opinion quant au cannabis n’a pas bougé d’un iota : 45% des Québécois estiment que leur perception du pot n’a pas changé depuis la légalisation; 16% ont une opinion plutôt positive; 18%, plutôt négative.

Au Québec, 87% des employeurs n’autorisent pas le cannabis pendant les heures de travail, toujours selon le sondage. Comme elles n’autorisent pas non plus de boire de l’alcool sur le lieu de travail.

Que se passe-t-il, donc, chez les employeurs qui, eux, l’autorisent? Ceci:

– Avant. 53% des employés disent en consommer avant le travail.

– Après. 63%, après la journée de travail, en socialisant avec des collègues.

– Pendant. 47%, pendant les heures de travail.

À noter que les Québécois consomment plutôt moins au travail que les autres Canadiens : c’est en Saskatchewan et au Manitoba que les employés en prennent le plus, lorsque cela est permis par l’employeur.

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À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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