La beauté est-elle une promesse de bonheur?

Publié le 31/08/2011 à 09:19, mis à jour le 31/08/2011 à 09:07

La beauté est-elle une promesse de bonheur?

Publié le 31/08/2011 à 09:19, mis à jour le 31/08/2011 à 09:07


Depuis une quinzaine d’années, les études d’économistes sur la notion de bonheur se multiplient. Elles abordent généralement un angle très particulier, celui des liens éventuels entre le niveau de salaire et le niveau de satisfaction dans la vie. Depuis peu, des études plus pointues ont vu le jour, nées de l’idée que le bonheur pouvait être étudié sans toujours tenir compte du salaire : l’impact des loisirs, celui du statut conjugal, etc. Et aucune ne s’était jusqu’à présent demandé si la beauté d’une personne pouvait avoir la moindre influence sur son bonheur.


Pourquoi? Parce qu’a priori, la tâche semble ardue. En effet, on peut argumenter des heures sur ce qu’est vraiment le bonheur. Idem, avec la notion de beauté. Pas vrai? Il suffit de voir la quantité de livres sur le bien-être qui sortent en librairie, tous proposant leur recette du bonheur, pour se dire qu’il y a une infinité d’approches de cette notion possibles. Quant à la beauté, une petite expérience est révélatrice : s’asseoir en terrasse à côté d’une table de filles en train de parler de gars, et constater à quel point leurs opinions divergent…


Alors? Comment nos deux économistes ont-ils surmonté ces difficultés? Assez simplement, ma foi. Ils ont mis la main sur une série de sondages sur le bonheur menés dans différents pays – Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne et Allemagne – et les ont décortiqué soigneusement. Ils n’ont pas choisi n’importe quels sondages, ils ont retenu ceux qui avaient un point en commun : une fois toutes les questions posées, le sondeur devait évaluer la beauté de la personne interrogée, en la notant de 1 à 5, 5 correspondant à quelqu’un de «très beau». Cette évaluation visait à établir un lien entre la beauté et le salaire. Personne n’avait eu l’idée de s’en servir pour autre chose, comme le lien éventuel entre la beauté et le bonheur…


Prudents, les deux économistes se sont dits qu’il ne suffisait pas d’analyser la corrélation entre deux données subjectives pour en tirer une conclusion définitive. Non, ils ont commencé par vérifier si les différents sondages étaient compatibles, ou pas. Par exemple, on peut se dire que la définition du bonheur, comme celle de la beauté, n’est pas la même aux Etats-Unis qu’en Allemagne. Pour ce faire, ils ont essentiellement effectué un «test de robustesse» sur les différents sondages, histoire de déceler leurs points communs et la solidité de leurs résultats respectifs. Il s’agit là d’opérations mathématiques courantes et fiables.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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