Deux trucs ultrasimples pour briller en entretien d'embauche

Publié le 18/04/2013 à 09:28, mis à jour le 18/04/2013 à 13:49

Deux trucs ultrasimples pour briller en entretien d'embauche

Publié le 18/04/2013 à 09:28, mis à jour le 18/04/2013 à 13:49

1. Dégagez une aura de pouvoir. «La stratégie gagnante consiste à se convaincre qu'on bénéficie d'un grand pouvoir sur l'événement qui va avoir lieu, à savoir l'entretien d'embauche. Une astuce pour cela est de se rappeler, juste avant d'entrer dans la salle, une anecdote où l'on jouissait d'un grand pouvoir; et de dresser mentalement la liste des émotions positives qui nous avaient alors traversées. Des émotions positives comme la confiance en soi, le sentiment d'être ultracompétent, ou encore l'assurance d'avoir pris la bonne décision», dit-il.

Et d'ajouter : «Chacun peut trouver son propre truc pour rayonner de pouvoir. Par exemple, certains peuvent y parvenir rien qu'en ayant sur eux un objet fétiche, qui leur porte chance (du moins, le croient-ils), comme une montre ou un sac qu'ils chérissent plus que tout».

2. Comportez-vous comme quelqu'un de puissant. «Le pouvoir n'est pas seulement un état d'esprit, c'est aussi une attitude. L'envoi de petits signes de pouvoir peuvent suffire pour convaincre l'auditoire qu'il a en face de lui quelqu'un de puissant. Comme l'a expliqué avec brio Amy Cuddy, professeure de psychologie à Harvard, lors d'un récent TED Talks, tout se passe dès lors dans le non-verbal : une posture calme et posée, et le tour peut être joué», dit-il.

«De surcroît, le bénéfice est double : avoir le comportement de quelqu'un de puissant ne fait pas qu'en convaincre l'auditoire, cela en persuade aussi… le principal intéressé! C'est une collègue de l'Insead, Li Huang, qui l'a mis en évidence dans une étude où les participants étaient forcés à avoir une posture de pouvoir ou, à l'inverse, d'impuissance. Les gens se comportaient alors exactement tel que ce que leur corps leur dictait de faire», précise-t-il.

M. Dubois a un exemple historique qui appuie son propos… Au tout début de la Seconde Guerre mondiale, le général De Gaulle était parti à Londres pour y piloter à distance la résistance française à l'envahisseur nazi. Il a dû convaincre le premier ministre britannique Winston Churchill qu'il leur fallait s'allier pour être efficaces. Des rencontres épiques, car on y assistait à chaque fois au choc magistral de deux egos démesurés.

Un jour, Churchill, excédé, a lancé à De Gaulle : "Mais bon sang, qui êtes-vous pour croire que vous représentez la France? Vous n'avez même pas d'armée!». Et lui de rétorquer, après s'être mis debout calmement pour toiser son interlocuteur du haut de son 1,98 m : "Si je ne suis pas la France, alors pourquoi m'adressez-vous la parole, monsieur?". Plus tard, Churchill rapporta au War Cabinet, et par la suite au président américain Roosevelt, à propos du Général : "Il est jeune et énergique, et produit une impression très favorable". La suite est entrée dans l'Histoire…

En passant, Victor Hugo a dit dans L'Homme qui rit : «Se suffire, c'est être puissant».

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À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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