Comment transformer un perdant en battant?

Publié le 27/02/2012 à 09:23, mis à jour le 02/03/2012 à 13:54

Comment transformer un perdant en battant?

Publié le 27/02/2012 à 09:23, mis à jour le 02/03/2012 à 13:54

L'important est de travailler la perception que l'on a de soi... Photo : DR.

BLOGUE. Vous comme moi, nous avons déjà butté contre des personnes qu’il était impossible de faire changer d’idée. Nous avions beau leur démontrer par A+B qu’ils étaient dans l’erreur et qu’il vaudrait mieux, pour eux comme pour les autres, qu’ils voient les choses autrement, nous nous heurtions à un mur d’incompréhension. Et nous nous sommes alors dit : «Peine perdue»… Pourtant, il y avait moyen d’arriver à nos fins. C’était juste que nous ne nous y prenions pas de la bonne façon.

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Ce moyen, je crois l’avoir trouvé. Une fois de plus dans une étude passionnante, intitulée One person in the battlefield is not a warrior : Self-construal, perceived ability to make a difference, and socially responsible behaviour. Celle-ci est l’oeuvre de trois professeurs en science de la décision, soit Gert Cornelissen, de l’Universitat Pompeu Fabra (Barcelone, Espagne), Irina Cojuharenco, de la Catolica Lisbon School of Business and Economics (Lisbonne, Portugal), et Natalia Karelaia, de l’Insead (Fontainebleau, France). Elle montre que l’être humain ne prend la décision d’œuvrer pour une bonne cause qu’à certaines conditions très précises, si bien que si l’on veut qu’une personne agisse de telle ou telle façon, il suffit de jouer sur les cordes sensibles idoines…

Ainsi, les trois chercheurs ont commencé par regarder ce qui avait déjà été fait sur le sujet, et ont trouvé une information fort intéressante : en général, les comportements socialement responsables, comme le fait d’agir pour la préservation de l’environnement (recyclage, etc.), sont l’expression de notre souci de bien vivre en société. Eh oui, nous sommes avant tout des animaux sociaux : sans les autres, nous serions incapables de survivre…

Plus précisément, de récentes études ont montré que ceux qui se préoccupent d’écologie ont, entre autres, deux valeurs ancrées en eux, à savoir le dévouement pour les autres et le besoin d’être connecté aux autres. Et quel est le point commun ces deux valeurs? La perception de soi.

La perception de soi? La plupart des psychologues considèrent qu’elle a trois dimensions : le soi indépendant, le soi relationnel et le soi collectif. Le soi indépendant nous permet de voir en quoi nous sommes, en tant qu’inidividu, unique et différent des autres. Quant aux deux autres, ils soulignent notre interdépendance avec les autres.

En conséquence, la perception que nous avons de nous-mêmes aurait une grande influence sur notre comportement, et en particulier sur nos agissements socialement responsables. Reste à la prouver. C’est ce à quoi se sont justement attelés les trois chercheurs.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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