Comment surmonter un obstacle effrayant au travail?

Publié le 05/10/2015 à 06:09

Comment surmonter un obstacle effrayant au travail?

Publié le 05/10/2015 à 06:09

Le truc, c'est de surmonter avant tout sa peur... Photo : DR

Connaissez-vous Garry Kasparov? Il s'agit d'une de mes idoles, je n'ai pas peur de le dire. Jeune, il me fascinait par ses prouesses aux échecs : son style de jeu était empreint d'audace, pour ne pas dire de génie, et surtout, le petit prodige bousculait l'establishment, y compris la fédération soviétique qui faisait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues pour favoriser leur poulain, Anatoli Karpov. Adulte, il me fascine toujours par son opposition farouche à Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie, son audace et son intelligence ayant fait de lui l'un de ses principaux opposants politiques actuels.


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Or, la semaine dernière, je consultais un peu par hasard mon TweetDeck et j'ai remarqué que plusieurs de mes connaissances finlandaises étaient en train de tweeter au sujet de Garry Kasparov. Que se passait-il? Je suis vite tombé sur le hashtag #NBForum2015, et j'ai compris qu'il était en train de donner, à l'instant-même, une conférence à l'événement Nordic Business Forum, à Helsinki (Finlande). Et j'ai ainsi pu suivre à distance, mais en direct, l'intégralité de sa conférence, grâce, entre autres, à des citations reprises par des participants et même à des dessins d'artistes synthétisant ses propos.


Qu'avait l'ex-champion du monde du jeu d'échecs à dire à des gens d'affaires? Eh bien, il avait des choses passionnantes à partager avec eux. Des choses susceptibles de leur permettre de briller plus que jamais dans leur quotidien au travail. Des choses que je vais m'empresser de vous communiquer. Car elles vont vous permettre - si,si,... - d'être désormais en mesure de surmonter n'importe quel obstacle, en particulier ceux qui ont le chic de vous effrayer a priori.


Garry Kasparov a commencé sa conférence en disant qu'aux échecs comme dans la vie «tout mouvement découle d'une décision». Et il a ajouté que «chaque décision est unique, à l'image des empreintes digitales», si bien que «lorsque je prends une décision, elle est mienne et sera toujours différente de celle pris par autrui qui se trouverait dans la même situation que moi». Il voulait ainsi signifier que face à un problème, il n'existe pas forcément une solution, mais de multiples solutions, plus précisément autant de solutions qu'il y a de personnes concernées par le problème.


Pensons aux échecs pour bien saisir l'importance de cette pensée, qui peut semble de prime abord anodine. On dit souvent que lorsqu'un joueur doit faire bouger l'une de ses pièces, il y a le meilleur coup, et les autres, plus ou moins bons. Ce qui donne l'impression que le meilleur coup est quelque chose d'objectif, qui ne dépend en rien du joueur chargé de jouer. Une impression en vérité trompeuse : l'ex-champion du monde soutient, ici, que l'idéal du meilleur coup est un leurre; et qu'au contraire, il peut y avoir, pour une position donnée, plusieurs coups excellents, lesquels dépendent, en vérité, du joueur lui-même. Car un coup n'est pas, dans le fond, excellent, si cela amène le joueur à se retrouver dans une situation dans laquelle il n'est pas vraiment à l'aise : mieux vaut pour lui jouer un coup en théorie imparfait, si celui-ci lui permet de se sentir mieux par la suite.


Subtil, n'est-ce pas? Je vous l'avais dit, ce type est un véritable prodige : il sait comment prendre le contre-pied des idées reçues, lorsque le besoin s'en fait sentir. L'air de rien, il vient ici de renverser une croyance solidement ancrée dans l'esprit de nombre de joueurs d'échecs expérimentés; et donc, une croyance que vous aviez peut-être vous aussi concernant la résolution des problèmes rencontrés dans le cadre de votre travail : non, il n'y a pas LA meilleure solution, mais plusieurs solutions excellentes, qui dépendent de votre personnalité.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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