Comment savoir quand il faut dire «stop»?

Publié le 04/04/2012 à 09:22, mis à jour le 09/04/2012 à 14:22

Comment savoir quand il faut dire «stop»?

Publié le 04/04/2012 à 09:22, mis à jour le 09/04/2012 à 14:22

S'arrêter est parfois impératif, même si cela nous ennuie a priori... Photo : DR.

BLOGUE. Avez-vous déjà songé, un jour, à présenter votre démission? J’imagine que oui, le contraire serait étonnant. Maintenant, l’intéressant dans cette réflexion est de savoir ce qui vous a retenu de le faire (rares sont ceux qui passent à l’acte…). La peur de l’inconnu? La peur de ne pas réussir à rebondir? La peur encore de prendre une mauvaise décision que vous regretterez des années durant? Vraisemblablement un peu de tout ça, n’est-ce pas?

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Pourtant, on peut très bien percevoir la décision de démissionner comme un acte de courage. Oui, comme une décision mûrement réfléchie qui laissera tout le monde pantois devant tant de brio. Nombreux sont ceux qui auraient aimé le faire tout comme vous, mais n’ont jamais eu le cran de le faire. Ce qui fait toute la différence, ce sont les raisons de votre démission. Si vous faites un tel choix, c’est parce que vous avez de bonnes raisons. Le hic? Il n’est jamais aisé de les trouver, ces fameuses «bonnes raisons».

Je l’ai compris en parcourant un article très intéressant sur le sujet, intitulé The ethics of resigning et signé par Patrick Dobel, professeur à la Graduate School of Public Affairs de l’University of Washington. Cet article paru dans le Journal of Policy Analysis and Management fait le tour des raisons valables pour présenter sa démission, que l’on évolue en politique ou en entreprise…

Ainsi, M. Dobel considère que l’on est justifié de présenter sa démission lorsque son intégrité est affectée par la situation que l’on vit au travail. Son intégrité? Il est ici question du lien moral existant entre l’employé et l’employeur qui veut que l’un doit aider l’autre à vivre et grandir, dans la plus parfaite réciprocité, d’après le professeur américain. Si ce lien moral, ou cette promesse tacite si vous voulez, est égratigné, alors l’employé peut avoir une ou des raisons valables de mettre fin à l’entente convenue avec son employeur. Trois catégories de rupture de promesse sont mises au jour par le professeur de l’University of Washington…

1. Raisons personnelles

Des raisons purement personnelles peuvent amener l’employé à considérer qu’il convient de réfléchir au lien qui l’unit avec son employeur. On peut penser aux suivantes :

> Stress. La charge de travail qui lui est demandée est si lourde que la simple idée d’aller au boulot devient pénible. Le sénateur Sam Nunn ne s’est pas représenté à des élections, après avoir déclaré aux médias : «Chaque nuit, je fais des cauchemars. Au réveil, j’ai des maux d’estomac. Au moment d’entrer dans mon bureau, j’ai des vertiges. Il était grand temps pour moi de tout laisser tomber».

> Fatigue professionnelle. Le secrétaire à la Défense George Marshall, quand il a présenté sa démission au président Truman, a déclaré qu’il était «épuisé et incapable de continuer à assumer (ses) tâches».

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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