Comment résister aux charmes sulfureux de l'hédonisme?

Publié le 17/01/2012 à 09:18, mis à jour le 17/01/2012 à 11:46

Comment résister aux charmes sulfureux de l'hédonisme?

Publié le 17/01/2012 à 09:18, mis à jour le 17/01/2012 à 11:46

La question est de savoir ce qui procure un réel bonheur... Photo : DR.

BLOGUE. Supposons – simple hypothèse! – que je vous offre un cadeau si vous parvenez à lire jusqu’au bout le post du blogue «En Tête» d’aujourd’hui. Et que vous ayez le choix comme récompense entre, disons, un exemplaire du prochain numéro de Premium, qui est actuellement à l’imprimerie et que je vous enverrais donc d’ici quelques jours, ou un abonnement d’un an au magazine, mais qui n’entrera en vigueur qu’au mois de mai. Que choisiriez-vous?

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Pas facile… Le second choix est clairement le plus intéressant, mais il faut attendre pour pouvoir en bénéficier. Quant au premier, il vous garantit certes un plaisir immédiat (du moins, si Premium est le genre de lecture qui vous fait pétiller les neurones…), mais ce ne sera qu’un one-shot qui vous procurera aussitôt après la frustration de ne pas pouvoir recommencer une nouvelle fois.

Alors? Vous voyez peut-être là où je veux en venir… Eh oui, nous avons tous l’irrépressible envie de céder aux gratifications immédiates, d’autant plus que nous ne savons pas de quoi demain sera fait, et ce, même si nous savons qu’un peu de patience nous ferait le plus grand bien. Oui, nous avons tous cette petite faiblesse. Une faiblesse, d’ailleurs, plus dommageable qu’on ne croit : une étude menée en 2010 par Zhong et DeVoe, intitulée You are how you eat : Fast food and impatience, a montré que le simple fait d’être exposé à des images de hamburgers et autres symboles de restaurants de fast-food minait la volonté des gens de mettre de l’argent de côté et les incitait plutôt à claquer leur argent rapidement, quitte à compromettre leur bien-être financier. Une faiblesse qu’il est pourtant possible de combattre…

Oui, oui, j’ai bien écrit qu’il était possible de ne pas céder aux charmes sulfureux de l’hédonisme, entendu comme une conception de la vie selon laquelle toute activité repose sur la poursuite du maximum de satisfaction avec le moindre effort. Comment? En modifiant notre perception du temps!

C’est ce que j’ai appris en découvrant l’un des articles du tout dernier numéro du British Journal of Psychology, titré Escaping the impulse to immediate gratification : The prospect concept promotes a future-oriented mindset, prompting an inclination towards delayed gratification. Un article passionnant signé par trois professeurs de la National Sun Yat-Sen University, à Taïwan, soit Ying-Yao Cheng, Paichi Pat Shein et Wen-Bin Chiou.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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