Comment atteindre la sagesse au travail?

Publié le 31/08/2015 à 06:09

Comment atteindre la sagesse au travail?

Publié le 31/08/2015 à 06:09

Devenir sage, c'est avant tout apprendre à mûrir... Photo: DR

L'été, je lis autrement, et vous aussi sûrement. C'est-à-dire que je prends plus mon temps pour lire. Comme au ralenti, sous le prétexte inconscient et fallacieux qu'il fait chaud, probablement. Mais cela présente un avantage fantastique : je réfléchis dès lors mieux à ce que je lis, si bien qu'il m'arrive assez souvent de trouver de la substance là où, en temps normal, je n'en aurais pas trouvé.

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Un exemple lumineux : je me suis aventuré à lire une chronique que, sans cela, j'aurais superbement ignorée, poussé que je suis de sans cesse aller droit à l'essentiel. Cette chronique figurait dans une section du New York Times que je ne regarde jamais, celle de l'Éducation. Son titre m'a accroché - How to live wisely? -, tout comme l'identité de son auteur - Richard Light, professeur en enseignement à Harvard. Et tant mieux, comme vous allez le constater par vous-même...

M. Light y présente en effet des exercices pratiques qu'il demande à ses étudiants en première année de faire, dans le cadre d'un cours sans crédit - je le souligne - qu'il a intitulé Réfléchir sur sa vie. L'objectif de celui-ci est d'une redoutable audace : donner l'occasion aux étudiants de Harvard de prendre le temps de réfléchir - pour la plupart, pour la toute première fois de leur cursus ! - sur ce qui les motive vraiment dans la vie, et en particulier dans le métier qu'ils veulent pratiquer d'ici une poignée d'années. Oui, réfléchir à des interrogations existentielles comme «Au fond, qu'est-ce qu'une belle vie? Est-ce une vie productive? Une vie heureuse? Est-ce avoir une belle carrière? Une belle famille? Est-ce d'atteindre tout cela à la fois? Etc.» Et l'air de rien, il a su, à mon avis, trouver une méthode passionnante pour aborder ces questions qui en feraient fuir plus d'un a priori, alors même qu'elles sont fondamentales.

Le principe est simple : trois séances de 90 minutes permettant à un groupe de 12 personnes supervisé par un professeur d'oeuvrer ensemble à partir d'exercices pratiques. En voici les cinq principaux :

1. L'exercice des listes discordantes

Chacun doit dresser une première liste, celle de ce qu'il aimerait faire plus souvent à l'université : ça peut être, entre autres, d'assister à un cours en particulier, de lire sur la pelouse, de passer du temps avec des amis, ou encore d'accomplir du bénévolat sur le campus. Puis, chacun doit faire une autre liste, celle de ce qui occupe vraiment leur temps à l'université, en s'appuyant sur leur agenda des deux dernières semaines. Enfin, chacun doit comparer objectivement les deux listes, avec une ligne directrice en tête : «Ce que je fais correspond-il à ce que j'aimerais faire?»

M. Light l'indique sans ambage : rares sont ceux pour qui les deux listes sont concordantes. En fait, le choc est bien souvent brutal pour les étudiants, lorsqu'ils réalisent combien ils perdent leur temps en futilités.

Du coup, le défi à relever pour chacun est de s'évertuer, dans les semaines à venir, de faire correspondre de plus en plus leur agenda réel à celui de leur rêve. En effectuant un petit changement après l'autre, semaine après semaine.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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