Comment annoncer une mauvaise nouvelle?

Publié le 12/10/2012 à 09:11, mis à jour le 12/10/2012 à 09:21

Comment annoncer une mauvaise nouvelle?

Publié le 12/10/2012 à 09:11, mis à jour le 12/10/2012 à 09:21

Les femmes sont très sensibles aux mauvaises nouvelles. Photo : DR.

BLOGUE. Les mauvaises nouvelles, personne n'aime ça. Encore moins ceux qui sont chargés de les annoncer, comme cela arrive de temps à autres aux leaders. Pourquoi ça? Essentiellement parce qu'on ne sait pas trop comment elles vont être reçues par les autres. Vont-elles inquiéter, faire pleurer, faire angoisser, voire faire fuir au loin les âmes les plus sensibles? Bref, vont-elles faire imploser l'équipe à laquelle on s'adresse?

Découvrez mes précédents posts

Suivez-moi sur Facebook et sur Twitter

D'où le vif intérêt que j'ai eu en découvrant la parution dans Plos One de l'étude intitulée There is no news like bad news: Women are more remembering and stress reactive after reading real negative news than men. Celle-ci est signée par sept chercheurs du Centre d'études sur le stress humain (CESH) de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine de Montréal (Canada) : Marie-France Marin, Julie-Katia Morin-Major, Tania Schramek, Annick Beaupré, Andrea Perna, Robert-Paul Juster et Sonia Lupien. Elle montre, entre autres, que les femmes sont nettement plus sensibles aux mauvaises nouvelles que les hommes…

Ainsi, l'équipe de recherche montréalaise a demandé à 30 hommes et 30 femmes de se prêter à une petite expérience sur le stress. Il s'agissait de lire des nouvelles dans des quotidiens montréalais durant dix minutes. Une partie des participants devaient lire de mauvaises nouvelles, comme on en trouve tant dans les quotidiens (accident de voiture, fait divers sanglant, guerre, etc.). Et l'autre, des nouvelles "neutres" sur le plan émotionnel (critique culturelle, programme de spectacles, etc.).

Puis, les participants ont été soumis à une situation stressante, le Trier Social Stress Test (TSST). Les participants étaient placés devant un miroir et une caméra, et cachés derrière le miroir des examinateurs posaient des questions embarrassantes, voire moqueuses, pendant cinq longues minutes. Cela était suivi par une série de calculs mentaux complexes à faire, toujours devant le miroir et la caméra.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

Blogues similaires

Le Canada affiche une croissance démographique record au troisième trimestre

La population du Canada a dépassé les 40,5 millions d’habitants.

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...