À quoi bon blâmer les dieux?

Publié le 13/06/2014 à 09:09

À quoi bon blâmer les dieux?

Publié le 13/06/2014 à 09:09

«Autrement dit, plus un PDG se met à blâmer, moins les investisseurs et les membres du conseil d'administration se montrent sensibles à la contre-performance de l'entreprise. C'est un peu comme si cela les anesthésiait, sur le coup, aux nouvelles douloureuses», souligne M. Zhou dans son étude. Et d'ajouter : «Toutefois, cette attitude du PDG a des conséquences pour l'entreprise, puisque ça pénalise directement sa performance en Bourse dans l'année qui suit».

Voilà pourquoi blâmer est un jeu dangereux. Car ce petit parapluie permet certes au PDG d'éviter de prendre une douche froide, mais pas de se retrouver trempé, de toute façon.

Que retenir de tout cela? Ceci, à mon avis :

> Rien ne sert de blâmer. Surtout si l'on s'en prend aux dieux. Pourquoi? Parce que les dieux finissent toujours par nous en faire payer le prix, tôt ou tard. Mieux vaut avoir le cran de regarder la vérité en face, et s'y tenir. Même si, sur l'instant, c'est une expérience douloureuse.

En passant, le poète français Jean Cocteau a dit dans La Démarche du poète : «Ce qui caractérise notre époque, c'est la crainte d'avoir l'air bête en décernant une louange, et la certitude d'avoir l'air intelligent en décernant un blâme».

Découvrez mes précédents billets

Ma toute nouvelle page Facebook

Mon compte Twitter

Et mon livre : Le Cheval et l'Âne au bureau

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

Blogues similaires

Divulgation ESG: le Canada très en retard sur les États-Unis

04/09/2019 | Diane Bérard

BLOGUE. La moitié des sociétés du S&P/TSX produit un rapport de type ESG, alors que 4/5 sociétés du S&P 500 le font.

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...