Michel Labrecque au Parc olympique: l’occasion de Mme Marois

Publié le 15/01/2014 à 16:16, mis à jour le 15/01/2014 à 16:22

Michel Labrecque au Parc olympique: l’occasion de Mme Marois

Publié le 15/01/2014 à 16:16, mis à jour le 15/01/2014 à 16:22

Monsieur Coderre, vos premières semaines à la mairie de Montréal vous ont attiré de bons commentaires. Convenons cependant qu’elle n’était pas géniale votre décision de ne pas reconduire Michel Labrecque dans son poste de président de la Commission de transport de Montréal. D’autres vous l’ont dit, je crois...


Vous êtes chanceux: Michel Labrecque s’est retiré avec élégance. Parce qu’il faut le dire, vous avez fait plutôt pataud, les deux pieds dans les plats de la partisanerie politique. Vous avez raté une belle occasion, non? Vous aviez en lui un président dont la compétence et les performances étaient appréciées de tous. Sauf de vous, semble-t-il. Est-ce que Montréal peut se permettre un tel luxe?


Mais dans la foulée, vous avez offert une belle occasion à Pauline Marois. Vous avez, Madame, un beau poste à offrir à Michel Labrecque, celui de président-directeur du Parc olympique de Montréal. Poste occupé pour l’instant par un remplaçant intérimaire (intérim qui s’étire d’ailleurs...). Il a le profil voulu: administrateur dynamique, imaginatif, qui a fait ses preuves. Et il est disponible.


Les installations du Parc olympique ont besoin d’un homme de cette trempe. Il a une forte culture internationale, des idées, de la drive, comme on dit dans une langue peu connue. Son passage – fructueux – à Montréal en lumière lui a permis d’acquérir une connaissance intime de la dynamique touristique de la métropole. Et d’établir de précieux contacts un peu partout sur la planète. Le Stade olympique en particulier constitue une signature de Montréal qu’il est urgent de mettre en valeur. Mais pas n’importe comment. Et je ne parle pas du toit et d’autres babioles du genre... Il y a des millions à la clef.


S’il-vous-plaît, please, por favor, qu’on ne vienne pas me seriner les oreilles avec l’argument que le Stade et sa tour, ben! c’est pas si important que ça, que c’est plutôt un poids qu’un avantage. On disait la même chose de la tour Eiffel lors de son érection. Les mauvaises langues, les sceptiques ajoutaient qu’elle était laide, inutile. Inutile... Après Notre-Dame de Paris, c’est aujourd’hui le site culturel de France le plus visité: au-delà de sept millions de visiteurs par année, dont 75% d’étrangers. Depuis son inauguration en 1889, ils ont été plus de 250 millions...


Non, le problème n’est pas le stade mais ce qu’on en fait. Ce serait la grande misère si on lui réservait le sort de l’aéroport de Mirabel. Connaissez-vous un endroit au monde – un seul – où on a décidé de se passer d’un tel équipement? En un mot comme en cent, les installations olympiques ont et auront besoin d’une personne de vision. Et de poigne. Sinon, ce sera la sempiternelle valse hésitation... et la dégradation inévitable qui s’ensuivra.


Déjà, les sourcils se sont soulevés devant votre récente décision, Madame Marois, de ne pas changer la loi ou de ne appliquer les recommandations du rapport Perreault sur les nominations partisanes. Rapport qui a coûté près de 205 000 beaux dollars aux contribuables québécois. Rappelons-le à nouveau: Michel Labrecque est disponible. Le fait qu’il ne soit pas du sérail péquiste pourrait-il nuire à sa candidature? Serait-ce source de honte ou constituer un péché mortel? Vraiment, Madame Marois, considérez ce candidat. Mieux encore, sautez sur l’occasion!

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Normand Cazelais