Vive les idées folles!

Publié le 22/10/2019 à 06:48

Vive les idées folles!

Publié le 22/10/2019 à 06:48

Une ampoule qui brille à côté de plusieurs ampoules éteintes.

(Photo: 123RF)

BLOGUE INVITÉ. C’est le 4 novembre 2015 que j’ai eu le privilège d’écrire ma première chronique pour le site Les Affaires.com. Le titre que j’avais choisi était «Vive les idées folles, vive les entrepreneurs». J’étais loin de me douter que j’allais avoir la chance d’écrire, d’un angle plus personnel, depuis maintenant quatre ans sur tout ce qui touche de près ou de loin au monde des affaires.

Je venais tout juste de lancer mon premier livre «Entrepreneur à l’état Pur», grâce auquel j’ai découvert ma passion pour l’écriture. Je me doutais encore moins que presque quatre ans plus tard, j’allais écrire un second livre intitulé «Vive les idées folles!».

Depuis son lancement la semaine dernière, tout le monde me demande pourquoi j’ai choisi ce titre. Et bien c’est simple: c’est la phrase que j’ai entendue le plus souvent dans ma vie… après le mot non. En effet, tout entrepreneur est considéré, un jour dans sa vie, comme étant fou… lui ou son idée!

Pour tout vous dire, dans tous les projets lancés au fil de ma jeune carrière en affaires, de la vodka aux jeux de société en passant par l’ouverture du tout premier musée d’art urbain au Canada, la plupart des personnes à qui j’en parlais me disaient que l’idée était folle. À bien y penser, c’était le plus beau des compliments.

Après tout, tout le monde a des idées. Beaucoup de gens ont de bonnes idées, mais très peu ont des idées folles. Combien de fois vous ai-je dit qu’il est difficile de percer le monde des affaires? Faire un produit pour faire un produit ne m’a jamais intéressé. Ce qui m’empêche de dormir, ce qui me motive au quotidien, ce sont justement les idées les plus folles.

Vous seriez étourdi de savoir le nombre de plans d’affaires que j’ai effectué au fil des ans. Cravates, aviation, mode pour hommes, ustensiles, hôtellerie... rares sont les domaines où je n’ai pas eu l’envie de me lancer en affaires. Cependant, c’est étonnamment sur mes idées les plus folles que j’ai décidé de me concentrer. 

Qui dit idées folles ne dit pas nécessairement idées révolutionnaires. Arrêtons de vouloir se mettre la pression de réinventer le monde quand on se lance en affaires. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? 

À mes yeux, les idées les plus simples sont celles qui ont littéralement changé nos habitudes de vie. Mettre des roues sous une valise, faire un trou dans un mur de restaurant de type «fast-food» ou tout simplement mettre l’heure sur notre poignet sont toutes des idées ultra simples, mais pourtant toutes considérées folles à leurs débuts. À bien y penser, je préfère avoir une idée folle qu’une bonne idée.

Étant très impliqué dans l’univers entrepreneurial, je me suis aperçu que la véritable innovation est souvent une amélioration toute simple de ce qui existe déjà. Intégrer un appareil photo à un cellulaire, mettre des lentilles cornéennes sur les yeux plutôt que de porter des lunettes ou tout simplement simplifier la manière de se faire un café avec une toute petite capsule étaient toutes des idées tellement évidentes que personne n'y avait pensé avant!

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois