Trois leçons des dernières élections

Publié le 16/11/2021 à 11:28

Trois leçons des dernières élections

Publié le 16/11/2021 à 11:28

(Photo: Phil Scroggs pour Unsplash)

BLOGUE INVITÉ. Depuis un peu plus d’une semaine, la poussière des dernières élections municipales commence à retomber. Malgré le faible taux de participation, nous pouvons déjà mieux comprendre le choix des électeurs. Bien que très peu se sont exprimés aux urnes, leur vote a tranché et d’un côté comme de l’autre, c’est l’heure des bilans.

À mes yeux, nous pouvons tirer trois grandes leçons de ce dernier processus électoral, les voici :

 

Lancez-vous pour les bonnes raisons !

La deuxième défaite de Denis Coderre contre Valérie plante n’est pas survenue il y a une dizaine de jours, mais plutôt le soir du 5 novembre 2017 ou les jours suivants. En effet, quelques mois avant cette défaite surprise, personne, ni même la majorité des membres de son parti, n’aurait parié sur « l’homme de la situation », Valérie Plante. Cette fois-ci, la défaite était plus prévisible. 

Après quelques années de préparation méticuleuse, Denis Coderre retournait sur le ring avant tout pour se venger, et c’est exactement pour cette raison qu’il n’a pas réussi ce fameux comeback hollywoodien dont il rêvait tant. Je ne doute aucunement de son amour pour Montréal ni pour la politique, cependant, cet échec démontre qu’il ne faut jamais se lancer en politique ou en affaires pour les mauvaises raisons. 

 

Ne prenez pas vos clients pour acquis

En tant que consommateur, je déteste le fait de sentir que je sois tenu pour acquis. En tant qu’électeur, le sentiment est exactement le même. Bien que je trouve extrêmement regrettable et triste ce qu’a vécu la candidate à la mairie de Québec Marie-Josée Savard en étant déclarée gagnante par erreur, je dois dire que j’étais, depuis le début de cette course, mal à l’aise face au fait qu’elle était, presque divinement, la successeur quasi garantie du maire sortant. Bien que je comprenne que Régis Labeaume a été un maire extrêmement populaire, la victoire de Bruno Marchand démontre qu’il ne faut jamais prendre les électeurs pour acquis. Régis, c’est Régis, ce n’est pas Marie-Josée. Laissons les électeurs s’exprimer au lieu de leur forcer un « candidat ». D’ailleurs, la même situation, avec le même résultat, s’est déroulée dans d’autres villes du Québec, notamment à Gatineau.

 

L’innovation… ce n’est pas juste un mot !

Tout politicien, expérimenté ou non, sait qu’il ou elle doit utiliser certains mots afin d’avoir « l’air » bâtisseur, en contrôle et résolument à sa place (vous remarquerez mon cynisme…). Le mot innovation est certainement au haut de cette liste. Pas une journée ne passe sans entendre parler d’innovation à droite ou à gauche. Pour en rajouter, depuis bientôt deux ans, j’ai arrêté de compter le nombre de fois que j’ai également entendu l’importance de se réinventer.

Ne serait-il pas temps que ces mêmes dirigeants politiques écoutent leurs propres conseils et réinventent le processus électoral ? Comment se fait-il que notre vie soit inondée de technologies, mais que nous devions encore nous déplacer pour aller au bureau de vote ? Comment se fait-il que nous nous souciions de la protection d’information concernant la possibilité du vote électronique, mais que de l’autre côté, nous étalions allègrement sans aucune hésitation tous les moindres détails de notre vie au grand public sur les mille et une plateformes sociales qui existent !

L’échec des dernières élections municipales doit sonner l’alarme aux multiples dangers de l’abandon de son droit de vote. Henry Ford avait l’habitude de dire que s’il avait demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides. Notre processus électoral n’a pas besoin de plus de jours de vote, de plus de bureaux de vote, de plus d’heures de vote, de consultations éternelles, de commissaires spéciales, d’analyses profondes de l’écosystème… Blablabla… Il a besoin qu’on le révolutionne au grand complet afin que nous puissions tous voter électroniquement lors du prochain scrutin !

Depuis un peu plus d’une semaine, la poussière des dernières élections municipales commence à retomber. Malgré le faible taux de participation, nous pouvons déjà mieux comprendre le choix des électeurs. Bien que très peu se sont exprimés aux urnes, leur vote a tranché et d’un côté comme de l’autre, c’est l’heure des bilans.
À mes yeux, nous pouvons tirer trois grandes leçons de ce dernier processus électoral, les voici :
Lancez-vous pour les bonnes raisons !
La deuxième défaite de Denis Coderre contre Valérie plante n’est pas survenue il y a une dizaine de jours, mais plutôt le soir du 5 novembre 2017 ou les jours suivants. En effet, quelques mois avant cette défaite surprise, personne, ni même la majorité des membres de son parti, n’aurait parié sur « l’homme de la situation », Valérie Plante. Cette fois-ci, la défaite était plus prévisible. 
Après quelques années de préparation méticuleuse, Denis Coderre retournait sur le ring avant tout pour se venger, et c’est exactement pour cette raison qu’il n’a pas réussi ce fameux « come-back » hollywoodien dont il rêvait tant. Je ne doute aucunement de son amour pour Montréal ni pour la politique, cependant, cet échec démontre qu’il ne faut jamais se lancer en politique ou en affaires pour les mauvaises raisons. 
Ne prenez pas vos clients pour acquis
En tant que consommateur, je déteste le fait de sentir que je sois tenu pour acquis. En tant qu’électeur, le sentiment est exactement le même. Bien que je trouve extrêmement regrettable et triste ce qu’a vécu la candidate à la mairie de Québec Marie-Josée Savard en étant déclarée gagnante par erreur, je dois dire que j’étais, depuis le début de cette course, mal à l’aise face au fait qu’elle était, presque divinement, la successeur quasi garantie du maire sortant. Bien que je comprenne que Régis Labeaume a été un maire extrêmement populaire, la victoire de Bruno Marchand démontre qu’il ne faut jamais prendre les électeurs pour acquis. Régis, c’est Régis, ce n’est pas Marie-Josée. Laissons les électeurs s’exprimer au lieu de leur forcer un « candidat ». D’ailleurs, la même situation, avec le même résultat, s’est déroulée dans d’autres villes du Québec, notamment à Gatineau.
L’innovation… ce n’est pas juste un mot !
Tout politicien, expérimenté ou non, sait qu’il ou elle doit utiliser certains mots afin d’avoir « l’air » bâtisseur, en contrôle et résolument à sa place (vous remarquerez mon cynisme…). Le mot innovation est certainement au haut de cette liste. Pas une journée ne passe sans entendre parler d’innovation à droite ou à gauche. Pour en rajouter, depuis bientôt deux ans, j’ai arrêté de compter le nombre de fois que j’ai également entendu l’importance de se réinventer.
Ne serait-il pas temps que ces mêmes dirigeants politiques écoutent leurs propres conseils et réinventent le processus électoral ? Comment se fait-il que notre vie soit inondée de technologies, mais que nous devions encore nous déplacer pour aller au bureau de vote ? Comment se fait-il que nous nous souciions de la protection d’information concernant la possibilité du vote électronique, mais que de l’autre côté, nous étalions allègrement sans aucune hésitation tous les moindres détails de notre vie au grand public sur les mille et une plateformes sociales qui existent !
L’échec des dernières élections municipales doit sonner l’alarme aux multiples dangers de l’abandon de son droit de vote. Henry Ford avait l’habitude de dire que s’il avait demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides. Notre processus électoral n’a pas besoin de plus de jours de vote, de plus de bureaux de vote, de plus d’heures de vote, de consultations éternelles, de commissaires spéciales, d’analyses profondes de l’écosystème… Blablabla… Il a besoin qu’on le révolutionne au grand complet afin que nous puissions tous voter électroniquement lors du prochain scrutin 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaires quelques jours après avoir gradué de l’Université de Montréal en science politique. Un peu par hasard, beaucoup par folie, je suis devenu entrepreneur sans trop savoir ce qui m’attendait. Bien que ma première expérience en affaires fut catastrophique, je suis tombé en amour avec l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, je suis à la tête d’un des plus grand producteurs de spiritueux et prêt-à-boire en Amérique du Nord et ce ne sont pas les projets qui manquent! Depuis novembre 2015, je partage chaque semaine ici mes idées, mes opinions et ma vision sur le monde des affaires et les sujets de société qui m’interpellent. Bienvenu dans mon monde!

Nicolas Duvernois

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