Se lancer en affaires, c'est savoir se différencier

Publié le 28/01/2016 à 09:35

Se lancer en affaires, c'est savoir se différencier

Publié le 28/01/2016 à 09:35

Rares sont les entrepreneurs qui se lancent en affaires avec une idée ou un  produit révolutionnaires qui n’existe pas encore. Inventer de toutes pièces un nouveau besoin peut transformer nos habitudes de vie. On n’a qu’à penser à l’apparition de Facebook, du iPhone ou de Airbnb pour s’apercevoir qu’une invention peut changer la manière que l’on communique, que l’on travaille ou que l’on voyage. En étant des pionniers et en ayant développé des produits novateurs, ses compagnies jouissent d’une forte différenciation.

La grande majorité des entrepreneurs eux, se lancent en affaires dans une industrie existante, en mettant sur le marché un produit certainement différent, mais déjà disponible. Le meilleur exemple est le mien. Je n’ai pas inventé une nouvelle catégorie de spiritueux. Je n’ai pas non plus développé la première recette de vodka ou de gin au monde et pourtant, j’ai tout de même décidé de me lancer en affaires dans un domaine ultra compétitif datant de plus de 500 ans. Pour réussir, je n’avais pas le choix, il fallait que je me différencie.

Se différencier est un art. Comment faire sa place dans une société de consommation qui voit de nouveaux produits envahirent les marchés au quotidien. La planète n’est plus ce qu’elle était, il n’y a plus de frontière. Notre compétiteur n’est pas seulement notre voisin, il vient aussi de Chine, de Pologne ou de Nouvelle- Zélande. Alors comment se fait-il que certains produits réussissent à faire leur place et d’autres non ? Comment se différencie-t-on quand on lance un nouveau produit ?

Quand j’ai décidé de lancer PUR vodka, il y avait déjà 82 différentes vodkas disponibles à la SAQ, toutes appartenant à de grands conglomérats mondiaux. Comment ai-je pu croire une seule minute que je me retrouverais, à peine quelques années plus tard, à non seulement leur faire face, mais à vendre beaucoup plus que la majorité d’entre eux !

Dès le premier jour, je savais que je devais être différent, que je devais créer mon propre chemin vers le succès. Bien qu’il y ait une panoplie de différentes stratégies pour se différencier, je me suis dit que dans mon cas, il n’y avait que deux manières pour atteindre mes objectifs. Je devais produire une vodka de grande qualité et trouver une manière d’innover dans une industrie qui faisait du surplace depuis quelques années.

Comme dit si bien le proverbe «Le prix s’oublie, la qualité reste», toutes les tendances  prouvent que l’on consomme moins, mais mieux. En gardant en tête qu’on a une seule chance de faire une première bonne impression, je me disais que le client devait tomber en amour avec ma vodka dès la première gorgée, j’ai donc mis énormément d’importance sur la qualité de celle-ci. La qualité permet à notre produit de se placer dans le peloton de tête peut importe la grandeur de l’entreprise. Il ne faut jamais oublier qu’un client satisfait devient immédiatement un ambassadeur du produit. Il va être fier de le consommer, fier de le porter, fier d’en parler. Le consommateur satisfait devient notre plus grand allié.

Le deuxième défi était tout aussi difficile à faire que le premier. Innover. Trop souvent réservée au monde des nouvelles technologies, on oublie que l’innovation n’est pas seulement de développer un prototype de voiture qui roule à l’huile de betteraves. L’innovation est aussi possible dans toutes sortes d’industries incluant celle des spiritueux. Plutôt que de développer une nouvelle méthode de distillation ou de filtrer mon eau de source à travers des pierres précieuses,  je me suis plutôt concentré à innover dans la commercialisation de mon produit. À l’instar de toute l’industrie qui priorisait l’élaboration de cocktails avec leur vodka, j’ai plutôt décidé de promouvoir la dégustation sur glace. À la place de parler au mixologue derrière le bar, j’ai préféré parler aux sommeliers, car je voulais qu’elle se consomme aussi à table. Bref, je m’étais dit que si je faisais ce que les autres font, je n’avais aucune chance. Ils le faisaient déjà bien et avec plus de budget que moi ! J’ai donc préféré créer mon propre univers parallèle avec une communication distincte et unique afin de me différencier et de réussir à faire ma place parmi les grands !

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois