Pourquoi nous devrions tous être des entrepreneurs-samouraïs

Publié le 18/08/2020 à 11:51

Pourquoi nous devrions tous être des entrepreneurs-samouraïs

Publié le 18/08/2020 à 11:51

Un samouraï.

(Photo: 123RF)

BLOGUE INVITÉ. Depuis mon tout jeune âge, j’ai toujours été très intéressé par le Japon. Son histoire, ses coutumes, son art culinaire et bien plus m’a toujours intrigué. Le fait que le Japon ait comme chef d’état l’empereur Naruhito me fascine... un empereur!

En lisant un peu plus sur son histoire, on découvre la profondeur et la complexité de cette nation où modernisme et tradition cohabitent. Pour tout vous dire, je suis un peu jaloux de la dualité dans laquelle cette société évolue.

Le Japon est le pays de l’extrême. D’un côté, la technologie y est omniprésente et on peut se déplacer au bord du fameux train à sustention magnétique Maglev, le plus rapide au monde. De l’autre, on peut prendre part à la cérémonie du thé où chaque détail est minutieusement réfléchi et répété depuis des millénaires. Grandeur du tatami, choix du kimono, endroit où se tient la cérémonie, tout est solidement ancré dans la tradition.

C’est en 2012, lors d’une exposition sur les samouraïs au Musée Pointe-à-Callière (Merci à la superbe collection du Dr. Béliveau) que j’ai découvert le Bushido. En effet, les samouraïs avaient développé au fil du temps un code d’honneur basé sur sept vertus.

Ce code de vie était inspiré de différentes religions ou textes philosophiques tel le bouddhisme, le shintoïsme ou le confucianisme. En Japonais, le mot Bushido peut se définir comme étant «la voie du guerrier».

Quoique que pacifiste de nature, je reconnais l’importance d’une armée ou de l’utilisation de la force lorsque nécessaire. Ce que je j’admire du Bushido est le grand respect envers la vie, le combat et même la mise à mort de l’adversaire. Fortement associé aux samouraïs, ce code de vie est tout de même très présent dans la société Japonaise.

En tant qu’entrepreneur, je m’inspire beaucoup par mes voyages, mes lectures mais surtout par les enseignements du passé. Trop souvent, notre attention est figée sur le présent et sur le futur. Nous ne prenons pas assez le temps de regarder en arrière afin de voir comment les enseignements du passé peuvent nous aider pour le futur.

Nous sous-estimons grandement la valeur de ces enseignements et je suis absolument convaincu que certaines notions du passé sont toujours d’une grande actualité. 

En relisant sur le sujet, j’ai réalisé que les entrepreneurs auraient tout à gagner de s’inspirer du code de vie de ses fameux guerriers. Par définition, la vertu est «la force morale avec laquelle l’être humain tend au bien, s’applique à suivre la règle, la loi morale». En gros, la vertu est l’opposée du vice.

Les sept vertus du Bushido sont très d’actualité et empreintes de «gros bon sens». Dans un monde inondé par les « fake news », les abus de toutes sortes, le manque de respect généralisé et l’obsession de l’image, elles nous obligent à réfléchir et à revenir aux sources.

La première vertu est la loyauté. Elle nous oblige à être fidèle à nos principes, à nos idéaux et à notre équipe. La seconde est la sincérité. Envers ses partenaires, ses clients ou ses collègues, la transparence est clé dans la réussite de tout projet. La troisième est le courage. Le courage de se lancer en affaires, de persévérer, de prendre une décision difficile et surtout de toujours marché la tête haute dans les bons comme dans les moments les plus difficiles. 

La quatrième vertu est la modestie. Combien hurlent leur succès mais chuchotent leurs échecs? La modestie nous permet d’avoir toujours les deux pieds sur terre et comprendre que le succès est fragile et jamais garanti. La cinquième est la droiture, un subtil mélange de loyauté, de sincérité et d’honnêteté. Une personne droite est une personne en qui on a confiance. La sixième est le contrôle de soi. Rester maître de ses émotions et sentiments, contrôler les idées qui fusent de toute part. Avoir les deux mains sur le volant est primordial afin de prendre les meilleures décisions pour le groupe et non seulement pour soi.

La septième et dernière vertu est le respect. À mes yeux, c’est la plus importante de toutes. Le respect est ce qui fait en sorte que la recette fonctionne. Bien que respecter ses employés et ses clients soit une notion de base, j’irais même plus loin. Je crois que nous devons aussi du respect à nos compétiteurs, à nos dénigreurs et au succès et/ou échecs que nous traversons. Le respect est souvent remercié par le succès.

Je vous invite tous à lire un peu plus sur ce sujet passionnant. Il n’y a aucune recette miracle, mais ses enseignements nous ouvrent les yeux sur l’importance d’avoir dans sa propre vie un code de vie. Qu’il s’inspire du Bushido ou d’une autre approche, ce code de vie est primordial afin que l’on soit en contrôle de notre vie et surtout de notre destinée.

 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois

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