Mieux vaut entreprendre... pauvre!

Publié le 30/11/2016 à 08:37

Mieux vaut entreprendre... pauvre!

Publié le 30/11/2016 à 08:37

Quel entrepreneur n’a jamais rêvé de se lancer en affaires avec plus de moyens financiers? Imaginez démarrer votre entreprise dans le confort douillet de vos tout nouveaux bureaux design à Place Ville-Marie, de faire vos rencontres d’affaires dans les plus chics restaurants en ville et de visiter vos clients en Tesla.

Qu’ont en commun Guy Laliberté, Cora Tsouflidou, Howard Schultz le fondateur de Starbucks, et le designer Ralph Lauren? À part bien sûr d’être tous des entrepreneurs exceptionnels, ils se sont également tous lancés en affaires pour se sortir de la pauvreté.

Pourquoi est-ce toujours de jeunes entreprises en démarrage sans le sou qui innovent réellement plutôt que celles dont le budget de R&D est des millions de fois supérieur? Pourquoi ce ne sont pas les entreprises cotées en bourse qui perturbent les industries et forcent le changement?

Plus j’y pense, plus je réalise que finalement, se lancer en affaires les poches vides est tout un avantage. Quelle meilleure situation que de se lancer dans le vide en ayant rien à perdre, mais tout à gagner.

Qu’il soit personnel ou professionnel, on cherche tous à gravir les échelons afin d’atteindre de nouveaux sommets. Cette quête permet de mettre les bouchées doubles afin d'avoir toutes les chances de son côté.

Après tout, c’est normal. L’humain est en constante évolution et cherche à tout prix un sentiment de sécurité, de certitude et de confort. Des sentiments loin de la dure réalité de se lancer en affaires, mais qui sont tout de même atteignables pour certains.

L’humoriste Coluche disait qu’il fallait mieux être riche et en santé que pauvre et malade! Effectivement, au premier coup d’œil, l’argent peut faciliter le lancement d’une entreprise. J’aurais tellement préféré avoir quelques milliers de dollars en plus dans mon compte en banque quand je me suis lancé en affaires, mais heureusement, je ne les avais pas.

J’ai certainement été gagnant de mon manque de fonds. D’ailleurs, je ne suis pas sûr que PUR vodka existerait aujourd’hui si j’avais eu les moyens nécessaires à l’époque. Je ne suis pas sûr que je me serais battu aussi longtemps si, entretemps, j’étais allé me reposer quelques semaines sur une plage du Mexique.

En effet, une plus grande sécurité financière et une meilleure qualité de vie ne m’aurait certainement pas aidé à vouloir défoncer les portes comme j’ai dû le faire. Sans aspirations pour améliorer mon sort, j’aurais très certainement abandonné après avoir essuyé quelques refus.

Je le dis souvent. L’argent est certes important en affaires, car il en faut un minimum pour se lancer et il en faut beaucoup pour continuer. Mais avant tout, il faut les aptitudes et l’état d’esprit pour réussir. Le fait de devoir lutter dans les débuts est beaucoup plus un test entrepreneurial qu’une fatalité.

Le monde des affaires est parfois cruel. Ce ne sont pas les plus riches, les plus éduqués, les plus intelligents ou les plus méritants qui réussissent. Les débuts ressemblent plus à une bataille de rue qu’à un combat d’escrime. Un peu comme un filtre naturel de la vie, seuls ceux qui trouvent une manière de s’en sortir gagnent.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois