Merci Jean-Marc Chaput!

Publié le 09/06/2020 à 14:12

Merci Jean-Marc Chaput!

Publié le 09/06/2020 à 14:12

Un conférencier devant une salle.

(Photo: 123RF)

BLOGUE INVITÉ. C’est à la mort du Roi de France Charles VIII en 1498 qu’origine, selon plusieurs historiens, cette fameuse phrase maintenant devenue une expression célèbre.

De par les règles monarchiques de l’époque, le trône n’était jamais vacant. Immédiatement à la suite du décès du roi au pouvoir, un nouveau roi était proclamé.

Je me suis réveillé dimanche avec un pincement au cœur en apprenant le décès de Jean-Marc Chaput. Motivateur, conférencier, écrivain mais surtout humain. 

Je me rappelle, lorsque j’étais un enfant d’entendre son nom assez souvent. Puis, des années plus tard, au tout début de Pur Vodka, lors d’un de nos tout premiers évènements au mythique Club privé Mount-Stephen, j’ai eu la chance de le rencontrer.

Je me rappelle cette soirée comme si c’était hier. J’étais avec Karo et nous servions notre vodka derrière un immense bar à huîtres. C’est ma femme qui l’a reconnu immédiatement, son père aimait particulièrement cet homme. 

Pendant une bonne partie de la soirée, accompagné de son épouse Céline, nous avons tous discuté de tout et de rien. Je me souviens d’un homme généreux, facile d’approche et très sympathique. Il posait beaucoup de questions sur mon parcours ainsi que celui de Karo. Il était curieux, vif d’esprit et surtout avait un fort sens de l’humour.

La vie continua et quelques années plus tard, un ami qui avait été voir une conférence de Mr. Chaput m’a appelé en sortant de la salle pour me dire qu’il avait raconté notre histoire «commune». Il avait parlé de cette soirée huîtres et vodka et de m’avoir suivi de loin grâce à mes différentes apparitions médiatiques.

J’étais personnellement touché d’avoir gravé un moment dans sa mémoire et de faire partie du contenu de ses conférences. Pour moi, c’était tout un honneur. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, Jean-Marc Chaput fut un pionnier de la conférence dans le monde francophone. C’est au début des années 70, suite à un échec en affaires qu’il a commencé à donner des conférences. 

Au fil des années, il a donné des milliers de conférences, inspiré, fait rire, fait pleurer des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes. Sur scène, il était humoriste, motivateur, conteur, ami, confident, inspirant... tout cela en une heure. Jean-Marc fut non seulement parmi les premiers conférenciers/ motivateurs au Canada, il fut parmi les premiers au monde.

Grâce à des pionniers tel Jean-Marc Chaput, le monde des conférences est depuis devenu en quelque sorte un art tout aussi populaire que la musique, le théâtre ou le cinéma. Aux quatre coins de la planète, des conférenciers, pas toujours sur scène pour les bonnes raisons, remplissent des Palais de Congrès, des salles de réception ou carrément des stades entiers afin de partager à leur tour leurs expériences, leurs anecdotes de coulisses et leurs leçons de vie. 

Depuis maintenant cinq ans, j’ai l’immense honneur de suivre en quelque sorte ses traces en donnant également des conférences. Aujourd’hui, je réalise pourquoi nous avions eu tant de plaisir lors de notre première rencontre. La passion. Autant il était passionné par ce qu’il faisait, autant je le suis de mes différents projets, notamment, par les conférences que je donne, lesquelles me permettent de découvrir des pays, des régions, des villes que je n’aurais jamais eu la chance de visiter et de rencontrer des personnes passionnantes à chacun de ces endroits. 

Jean-Marc Chaput est mort, mais certainement pas l’art dont il a été le père au Québec et même au Canada. Grâce à lui, aujourd’hui, il y a plusieurs excellents conférenciers qui remplissent les salles, ou surtout la plateforme ZOOM ces temps-ci, afin d’inspirer, de motiver et de partager leurs leçons de vie, en toute humilité et ouverture d’esprit.

Merci Mr. Chaput!

 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois