Lettre ouverte aux candidats à la mairie de Montréal

Publié le 27/07/2017 à 15:06, mis à jour le 27/07/2017 à 15:17

Lettre ouverte aux candidats à la mairie de Montréal

Publié le 27/07/2017 à 15:06, mis à jour le 27/07/2017 à 15:17

Montréal doit à nouveau faire rêver. [123RF]

En cette année électorale municipale marquée par le 375e anniversaire de Montréal, je tenais à écrire une lettre ouverte aux candidats à la mairie.

Certains l’oublient, mais dès le début de l’automne, une avalanche de promesses nous tombera sur la tête. Fini le trafic, les nids de poule, les frais de stationnement, les problèmes de déneigement… Les candidats auront des solutions simples et efficaces pour tous nos problèmes.

Génial, n’est-ce pas?

Pourtant, dans la vraie vie, nous le savons très bien: les promesses de campagne ont autant de valeur que la parole d’un mythomane.

Cependant, étant un politologue de formation (eh oui, j’ai un baccalauréat en science politique), je reste convaincu que l’option politique telle qu’on la connaît, la démocratie, reste la meilleure façon de faire avancer une société.

Montréal revient de loin. Depuis plusieurs décennies, Montréal fut une pauvre victime sans défense. Corruption, sous-investissement, mauvais choix, mauvais maires et j’en passe! Il y a de l’espoir, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire afin de réintégrer les grandes ligues.

Il y a 50 ans, Montréal était au centre du monde. L’Exposition universelle de 1967 était un symptôme des balbutiements de la mondialisation où, autant les Montréalais que le reste du monde, se découvrait.

Il y avait de grands projets, tels que la construction du métro, du tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine, la tenue des Jeux olympiques, l’apparition des cégeps, les Coupe Stanley, et j’en passe. Montréal était grande, les Montréalais étaient fiers.

Les décennies suivantes n’ont pas été aussi glorieuses. Comme si nous nous étions assis sur nos lauriers.

Mais Montréal se réveille et cherche à se définir et à se refaire une place au sommet. Des organismes tels que la Jeune Chambre de commerce de Montréal, la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, le Quartier de l’innovation ou Montréal International travaillent tous d’arrache-pied à faire de Montréal la grande ville qu’elle mérite d’être.


« Je ne ferai pas mon gérant d’estrade et critiquer telles ou telles décisions qui ont été prises ou qui seront promises. Trop facile. Cependant, mon souhait pour Montréal et les Montréalais est de se remettre à rêver. »

Parlez-nous de grands projets tels un agrandissement du métro ou un plan afin de rendre notre ville propre et belle.

Parlez-nous de nous redonner accès au Saint-Laurent, pas sur une dizaine de mètres, mais sur des kilomètres, parlez-nous de faire du Mont-Royal un Central Park, parlez-nous d’électrifier rapidement les véhicules de la ville, les autobus et les taxis. Parlez-nous d’avoir une image de marque forte comme le fameux «I love NYC».

Attention, ce que je veux pour Montréal, ce n’est pas que des promesses ou de grands discours. Je veux des actions, des dates, de la transparence et surtout des personnes responsables et redevables.

Contrairement à son âge, Montréal est une ville nouvelle. Un mélange entre l’Amérique et l’Europe, Montréal a tout pour réussir. Les Montréalais sont prêts à contribuer.

Il revient donc à vous, chers candidats, de nous prouver que le Montréal des années 2000 est derrière nous et que le Montréal de 1967 est de retour!

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois