L'entrepreneuriat, meilleure école de la vie?

Publié le 24/05/2016 à 14:35

L'entrepreneuriat, meilleure école de la vie?

Publié le 24/05/2016 à 14:35

Je n’en croyais pas mes yeux. À l’école Notre-Dame-du-Rosaire de Chibougamau, des écoliers m’ont présenté un projet étonnant. Du haut de leurs 10 ans, ces jeunes avaient pris l’initiative de former un club d’entrepreneurs. Oui, un club d’entrepreneurs dans une école primaire!

Les uns après les autres, ils exposaient leur projet avec passion. Des biscuits biologiques pour chiens, des «sacs magiques» pour pieds, et même un kit pour recycler son propre papier. Bref, plein d’excellentes idées qui pourraient être mises en marché avec très peu de modifications.

Juste de voir ces petits aspirants entrepreneurs était emballant. Mais les mots qu’ils choisissaient afin de parler du monde des affaires m’a fait réaliser que l’entrepreneuriat est après tout une excellente école de vie.

Depuis longtemps, je parle de l’importance de promouvoir l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge. Du kiosque à limonade aux ventes de biscuits, il est primordial selon moi d’intégrer rapidement dans le parcours scolaire le goût d’entreprendre. Le but n’est pas que tous deviennent entrepreneurs. Après tout, je ne connais personne qui est devenu physicien ou géographe malgré les multiples cours obligatoires en ces matières au secondaire. Non, l’objectif consiste plutôt à ce que les enfants développent les notions entrepreneuriales qui leur serviront toute leur vie.

Chaque mois de l’année scolaire, le club entrepreneur mettait de l’avant une valeur entrepreneuriale. Ces jeunes d’à peine 10 ans me parlaient de l’importance de la confiance en soi, d’esprit d’équipe, d’effort, de motivation, d’autonomie, de débrouillardise, du sens des responsabilités, de la persévérance, de la détermination et de la créativité! Trois petites lettres: WOW! 

À travers les activités du club, ce qu’ils apprenaient dépassait largement le fait de créer et de vendre un produit. Ils devenaient de meilleures personnes, de meilleurs citoyens, ils grandissaient en développant des valeurs qui leur permettront de réussir dans la vie, qu’ils se lancent en affaires ou non. 

Quelques jours plus tard, j’ai eu une intéressante discussion avec Manon Théberge, présidente-directrice générale du défi OSEntreprendre, un organisme qui veut faire rayonner l’entrepreneuriat au Québec. Nous parlions de différents sujets, dont justement l’importance de promouvoir l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge. Elle me faisait part de plusieurs excellents projets qu’ils allaient prochainement proposer, des idées que je trouvais emballantes.

Pour le Québec, l’entrepreneuriat n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Pour les régions comme Montréal et Québec, nous avons besoin de personnes qui foncent, des gens dont la folie et l’audace les mènent à réaliser de grandes choses.

Le vent tourne, l’entrepreneur n’est plus vu comme un simple homme d’affaires à la recherche du profit à tout prix, mais plutôt comme un citoyen engagé qui veut améliorer non seulement sa situation personnelle, mais aussi celle des autres.

J’ai l’honneur d’être le porte-parole de l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec. J’ai la chance de voir l’effet de ce genre d’initiative. Assis dans la bibliothèque de l’école Notre-Dame-du-Rosaire, je me suis senti rassuré. On a souvent le réflexe de parler négativement des nouvelles générations. À ce moment précis, ce que je voyais dans les yeux de ces enfants était l’émerveillement, le rêve, la passion et la volonté.

Je ne sais pas s’ils deviendront tous des citoyens modèles, mais une chose est certaine, s’il n’y a qu’une dizaine d’enfants aussi allumés dans chacune des écoles de la province, l’avenir du Québec et du Québec inc. est assuré!

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois