COVID- 19: place aux «vrais» influenceurs

Publié le 16/06/2020 à 13:39

COVID- 19: place aux «vrais» influenceurs

Publié le 16/06/2020 à 13:39

Une grosse flèche jaune suivie de plusieurs petites flèches blanches.

(Photo: 123RF)

BLOGUE INVITÉ. En juin 2019 que j’écrivais ses mots: «Selon moi, être un influenceur n’est pas de tenter de convaincre certains abonnés à acheter un bidule pour se blanchir les dents. C’est d'être un acteur positif de changement, une personne qui inspire par son honnêteté, son éthique de travail et surtout par ses accomplissements. Une personne qui inspire à se surpasser.»

Plus je relis ce passage, plus je réalise que l’influenceur, tel qu’on l’a connu avant le 13 mars 2020, est à mon avis bel et bien mort. Fini les photos de crème hydratante révolutionnaire, les cartes cadeaux à titre de paiement, les photos à Osheaga, au bord de la plage ou à son nouveau restaurant «préféré», les influenceurs sont bel et bien choses du passé... un peu comme la coupe Longueuil en 1984 au parc Jarry. 

Quelques jours de confinement suffirent afin de voir les premiers signaux de détresse. Photo déjà «postée» d’il y quelques mois avec un commentaire nostalgique du passé, citations empruntées des grands penseurs de ce monde en mode «selfie devant son miroir Ikea». Plus les mesures d’urgences devenaient drastiques, plus l’illusion d’une vie parfaite en quelques clics disparaissait.

Aujourd’hui, finalement, nous mettons les projecteurs sur les vrais influenceurs. 

Pour moi, bien que galvaudé au cours des dernières années par l’explosion des plateformes sociales, des photos en bikini ou en «chest», le terme influenceur reste noble. 

Il fut un temps ou l’influenceur était inspirant sans photo, sans artifice, sans filtre et uniquement grâce à ses actions. Au cours des derniers mois, le véritable influenceur a repris sa place. Je pense ici à certains professeur(e)s qui ont, avec les moyens du bord, continué à donner leurs cours en ligne d’une manière passionnée et motivante pour leurs élèves. Je pense à cette orthopédagogue, Anne-Marie Gauthier, qui enseigne dans une classe de langage à des enfants du préscolaire ayant des besoins particuliers dans une école de Côtes-des-Neiges.

Après huit semaines de confinement, avec l’accord de la direction de l’école et en s’assurant de respecter toutes les mesures de sécurité, elle est allée, élève par élève, prendre de leur nouvelle et leur porter du matériel scolaire. Un de ses élèves avait tellement hâte de la voir qu’il a attendu deux heures sur son balcon!

Je me souviens. J’espère que la devise qui arbore nos plaques d’immatriculation nous rappellera que ses personnes sont nos véritables influenceurs. Des exemples comme ceux-ci, il y en a une tonne à travers la province. Des entraîneurs qui sont allés faire bouger sur leur balcon les résidents de maisons de retraites, aux chefs cuisiniers qui sont retournés devant leurs fourneaux, les salles à manger vides, afin de préparer des repas pour les personnes dans le besoin.

Des milliers de gens se sont levés, en pleine crise afin de prêter main-forte, ce sont eux, les véritables influenceurs.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois