Pratiquement plus de pays pauvres en 2035, mais...

Publié le 22/01/2014 à 15:08, mis à jour le 22/01/2014 à 21:35

Pratiquement plus de pays pauvres en 2035, mais...

Publié le 22/01/2014 à 15:08, mis à jour le 22/01/2014 à 21:35

Nos travailleurs compétitionnent de plus en plus avec ceux de l'étranger, et certains pays ont raflé presque tous les emplois manufacturiers. Par conséquent, on trouvera rarement ici un emploi à la fois très rémunérateur et peu exigeant au niveau scolaire. De plus, nous assistons à une augmentation marquée des exigences scolaires, sans que les salaires ne suivent la même progression. Cela découle probablement de la disparition des emplois manufacturiers, ainsi que d'une plus grande compétition pour les emplois qui requièrent de hautes études. Ajoutons à cela les travailleurs scolarisés qui peuvent maintenant accomplir des tâches professionnelles à distance, comme certains services juridiques ou provenant du secteur de l'ingénierie. D'autres pays peuvent maintenant compétitionner avec nos diplômés d'ici grâce au développement des technologies digitales. 

On ne doit donc pas s'étonner d'être témoins de conditions plus difficiles sur le plan des salaires pour les travailleurs des pays développés. L'écart entre les riches et les plus pauvres s'amenuise au niveau mondial, ce qui signifie davantage de travailleurs scolarisés entrant en compétition dans le futur. Donc, pour les sociétés développées, il nous est difficile d'entrevoir de meilleures conditions de travail à long terme.

Au sujet des auteurs du blogue : Patrick Thénière et Rémy Morel sont propriétaires de Barrage investissement privé, une firme montréalaise de gestion d'actifs. www.barragecapital.com

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