L'Europe en déroute, contrairement aux États-Unis

Publié le 08/11/2011 à 13:48, mis à jour le 08/11/2011 à 14:12

L'Europe en déroute, contrairement aux États-Unis

Publié le 08/11/2011 à 13:48, mis à jour le 08/11/2011 à 14:12

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On commence à peine à entendre que le problème de la Grèce serait temporairement réglé, et déjà l'Italie devient le centre de l'attention. Bien sûr, nous nous attendions à cette suite d'événements, car nous connaissons l'état des finances de l'Italie, du Portugal, de l'Espagne et de l'Irlande. Même la France risque d'être soumise à de rudes épreuves lorsque son niveau d'endettement atteindra un seuil critique.

L'Europe dérive, et on peut difficilement envisager un scénario optimiste à long terme. Mais, les États-Unis n'expérimentent-ils certains défis similaires? Le gouvernement n'enregistre-t-il pas d'énormes déficits? Tout à fait! Néanmoins, une grande différence subsiste entre les deux continents.

Kian Abouhossein, un analyste de JP Morgan qui étudie les banques européennes, offre une explication intéressante. Il affirme qu'aux États-Unis, les grandes banques comme JP Morgan, Bank of America et Citigroup ont réduit leurs mauvais actifs de 80% depuis le début de la crise. En Europe, les banques anglaises, françaises et allemandes figurent parmi les institutions détenant le plus d'actifs indésirables. Dans la même période de temps, elles ont diminué ces actifs de 30% à 50%. Pourquoi le processus s'avère-t-il plus long? D'après M. Abouhossein, il s'agit surtout d'une divergence culturelle. On aborde et affronte les problèmes avec des approches différentes :

''Aux États-Unis, on encaisse le coup, on va chercher du nouveau financement, et on regarde vers l'avenir. En Europe, les banques ont l'habitude d'espérer et d'attendre que les prix se normalisent avant de se débarrasser de ces mauvais actifs.''

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