L'argent pousse dans les arbres

Publié le 10/07/2011 à 14:56, mis à jour le 10/07/2011 à 14:57

L'argent pousse dans les arbres

Publié le 10/07/2011 à 14:56, mis à jour le 10/07/2011 à 14:57

© Sergey Khakimullin | Dreamstime.com

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Aux États-Unis, une menace semble planer au-dessus de leur économie. Le plafond de leur dette, qui constitue la limite maximale que l'on peut emprunter, sera atteint très bientôt. C'est alors que l'on se met à spéculer sur les conséquences possibles d'un éventuel manquement à ses obligations. Pourtant, cette limite a été augmentée en février 2010, alors qu'elle est passée de 12400G$ à 14300G$. En 10 ans, elle été haussée 10 fois! C'est à se demander à quoi sert une limite si on peut la repousser à volonté?

La fameuse limite devra être révisée en août, faute de quoi les États-Unis tomberaient en situation de défaut de paiement. La firme d'agence de notation S&P a servi tout un avertissement le 30 juin dernier lorsqu'elle annonça publiquement qu'elle tronquerait la cote de crédit des États-Unis de AAA à D en cas de non-paiement. Vous arrivez à imaginer un changement aussi drastique? Du jour au lendemain, une obligation qui jouit de la meilleure cote qui soit peut être considérée comme un investissement médiocre. On justifie un changement aussi drastique uniquement en fonction des décisions du gouvernement de retarder ou non les paiements!

Cette réaction de la part de S&P nous en dit long sur la façon d'évaluer une obligation. Ce n'est pas le niveau d'endettement qui compte, mais uniquement les paiements à court terme. Autrement dit, un pays peut s'endetter à outrance, pourvu qu'il effectue ses paiements à temps. Évidemment, la principale menace pouvant affecter les paiements futurs est bien connue. Il s'agit du total de la dette. Plus cette dernière correspond à un niveau élevé par rapport aux revenus du pays, plus il s'avèrera difficile de poursuivre les paiements. Mais un investisseur qui se fie aux cotes émises par les agences de notation s'en trouvera bien mal guidé dans ses décisions. Les pays ont tendance à conserver les meilleures cotes jusqu'au jour où le niveau d'endettement devient insoutenable. Lorsque ce fameux jour survient, il est trop tard : l'investisseur doit accuser de lourdes pertes.

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