JP Morgan ne voulait pas de l'argent des contribuables

Publié le 17/05/2012 à 10:58, mis à jour le 18/05/2012 à 16:57

JP Morgan ne voulait pas de l'argent des contribuables

Publié le 17/05/2012 à 10:58, mis à jour le 18/05/2012 à 16:57

Dans sa lettre aux actionnaires de l'année 2008, M. Dimon explique qu'il a été convoqué à un rendez-vous important, lui et huit autres dirigeants des plus importantes banques et institutions financières du pays. Le gouvernement leur a proposé d'accepter l'argent du programme qui venait d'être voté au congrès, afin de stimuler l'économie. On expliqua aux dirigeants que l'acceptation de cet argent serait bien perçue, puisque que cela ferait en sorte que les grandes institutions financières donneraient le bon exemple. Ainsi, les autres banques de moyenne et petite taille se sentiraient plus à l'aise de prendre cette aide financière à leur tour. Autrement, bénéficier de ce programme aurait pu être interprété comme une faiblesse. Donc, si un ou plusieurs de ces neuf dirigeants avaient décidé de ne pas participer au programme, beaucoup d'autres banques ou institutions auraient également fait preuve de moins d'ouverture face à cette proposition. 

 

Suite à cette explication, M. Dimon poursuit en disant que cet arrangement ne lui plaisait point. Il utilisa ces termes : 

''We felt then that accepting the TARP funds was the right thing to do for the U.S. financial system – even though it may not have been as beneficial for JPMorgan Chase as it was for some of the others.''

''In short, we did not ask for the TARP capital infusion, and we did not feel we needed it (our Tier 1 capital at year-end would have been 8.9% without it). In fact, the TARP program had asymmetric benefits to those accepting it; i.e., it was least beneficial to strong companies like ours and vice versa."

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