Les prochains 10 000 ou pourquoi nos start-ups ont besoin de plus d’ingénieurs

Publié le 24/04/2014 à 09:58

Les prochains 10 000 ou pourquoi nos start-ups ont besoin de plus d’ingénieurs

Publié le 24/04/2014 à 09:58


3. Attirer du talent de l'extérieur du Québec


Dans la Silicon Valley, où l’on retrouve pourtant l’un des plus denses bassins de talent technique au monde, on légifère présentement pour augmenter la limite de visas pour attirer du talent technique additionnel de partout au monde, notamment en provenance de l'Inde et de l'Europe de l'Est. Le Québec doit faire de même.


Depuis 2013, le programme innovateur Startup Visa Canada vise à faciliter l'importation d'entrepreneurs et d'ingénieurs étrangers. Nous devons être fiers de cette initiative, qui a d'ailleurs fait rougir d'envie quelques-uns de nos voisins du Sud. Cependant, en matière de mobilité de talent et de visas de travail, les barrières sont encore trop grandes et les restrictions trop nombreuses – notamment avec les États-Unis, pourtant notre principal partenaire commercial.


Finalement, on estime à plus de 350 000 le nombre de Canadiens présentement à l’emploi d’entreprises dans la Silicon Valley. Assumant qu’il y a une même proportion de Québécois parmi ces Canadiens travaillant dans la Silicon Valley que dans la population totale du Canada, on peut estimer qu’environ 23% ou 80 000 d’entre eux sont Québécois. Il y a lieu de se demander s’il ne serait pas temps rapatrier au Québec certains de nos talents en les invitant à jouer un rôle dans nos entreprises locales les plus prometteuses.


L’organisation d’événements de haute qualité peut aussi aider à attirer ce talent à Montréal. Par exemple, la conférence Pycon 2014, qui s’est déroulée au début du mois d’avril, a attiré à Montréal plus de 2,000 participants provenant de partout dans le monde, incluant les meilleurs experts de cette communauté technique.



Les prochains 10,000


Comme nous le rappelait Lucien Bouchard dans son récent article, il faut continuer à célébrer les réalisations des entrepreneurs visionnaires du Québec, tels Joseph-Armand Bombardier. Ceci dit, n'oublions pas de célébrer les dizaines de milliers d'ingénieurs qui se sont joints à lui et qui ont fait le pari de faire croître Bombardier.


Sans un vaste bassin de talent technique, les idées de nos entrepreneurs québécois ne resteront que des idées. Et notre vision d'un Québec prospère ne restera que cela : une vision.


 


À propos de Louis-Philippe Maurice



LP Maurice est le président et co-fondateur de Busbud, une entreprise de commerce électronique basée à Montréal spécialisée dans le voyage interurbain en autobus. Sur Twitter: @lpmo


 


 

À propos de ce blogue

Dédié à l’écosystème de start-ups québécois, ce blogue accueille des billets rédigés par ceux qui sont dans le feu de l’action. Nouvelles technologies, capital de risque et entrepreneuriat font partie des thèmes abordés par ses contributeurs. Si vous souhaitez y contribuer, envoyez un courriel à julien.brault@tc.tc

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