Startup Fest: trois conseils pour bâtir une start-up à un milliard de dollars

Publié le 17/07/2015 à 09:50

Startup Fest: trois conseils pour bâtir une start-up à un milliard de dollars

Publié le 17/07/2015 à 09:50

Le fondateur de Travelocity, Terry Jones, sur la scène de Startup Fest jeudi dernier. [Photo : Julien Brault]

Durant la première journée de conférences du Startup Fest, jeudi, le mot «licorne» était sur toutes les lèvres. Le terme, qu’on utilise pour qualifier les sociétés privées valorisées à plus d’un milliard de dollars, fait l’objet d’autant de haine que d’amour dans le milieu des start-ups.

Alors que tous les investisseurs en capital de risque rêvent d’accueillir une licorne dans leur portefeuille et que tous les entrepreneurs rêvent d’en créer une, cette course à la valorisation d’un milliard n’est pas sans susciter des critiques. En effet, il n’y a jamais eu autant de licornes et ces dernières doivent leur valorisation à des investisseurs en capital de risque exubérants davantage qu’à leur profitabilité.

Malgré tout, il n’en reste pas moins que les fondateurs de start-ups ont tout à gagner en visant très haut. Aussi, la plupart des conférenciers de jeudi y ont été de leurs conseils pour transformer une idée en licorne ou, pour ceux qui voulaient se distancier du terme, en très très grande entreprise.

1. Créez une nouvelle catégorie

L’entrepreneur torontois Mark Organ, dont la précédente start-up, Eloqua, a été acquise pour 871 millions, n’avait pas peur des licornes. À ce point qu’il a utilisé un canon à t-shirts pour faire pleuvoir des licornes en peluche dans l’assistance. Pour Mark Organ, la clef pour bâtir une entreprise d’un milliard ou plus est de créer un nouveau marché ou une nouvelle catégorie, comme l’a fait Tesla avec les voitures 100% électriques et Salesforce avec les logiciels en infonuagique. Reprenant en cela la thèse défendue dans le livre Blue Ocean Strategy, Mark Organ considère que le meilleur moyen de dominer un marché (et par conséquent, d’en tirer la plupart des profits) est d’en créer un.

2. Bâtissez une culture du risque

Pour le fondateur de Travelocity, Terry Jones, on ne peut pas bâtir une grande entreprise sans bâtir une culture d’entreprise forte. Selon lui, si une start-up parvient à s’imposer face à des compétiteurs aux ressources presque illimitées, c’est uniquement parce qu’elle est en mesure d’innover plus rapidement et pas parce que ses employés sont plus intelligents. S’il reconnaît que chaque entreprise a une culture différente, Terry Jones considère que la prise du risque devrait être partie intégrante de la culture de toutes les start-ups. Sans cette valorisation du risque, les employés d’une start-up finiront par choisir la voie la moins risquée au détriment de l’innovation, un luxe que ne peut pas se permettre une start-up.

3. Faites de votre but dans la vie votre mission d’entreprise

Le pdg du Founder Institute, Adeo Ressi, a lui-même bâtit deux licornes au courant de sa carrière entrepreneuriale. Toutefois, il a choisi de sortir de l’arène pour aider les aspirants entrepreneurs à se lancer en affaires. S’il a fait ce choix, c’est qu’il a réalisé que c’est ce qui le motivait le plus, personnellement. Aussi, il conseille aux entrepreneurs de s’assurer que la mission de leur start-up correspond à leur motivation personnelle, à leur but dans la vie. Dans ce contexte, il soutient que les entrepreneurs ne peuvent pas abandonner la mission de leur entreprise sans se trahir eux-mêmes. Pour Adeo Ressi, cet alignement permettra aux entrepreneurs de triompher des nombreux obstacles qui se présenteront à eux, mais aussi, d’aller beaucoup plus loin avec leur entreprise.

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

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