Pourquoi je suis un amateur de Soylent même si ça ne goûte pas bon

Publié le 18/12/2015 à 13:14

Pourquoi je suis un amateur de Soylent même si ça ne goûte pas bon

Publié le 18/12/2015 à 13:14

Une portion de Soylent constitue un repas beaucoup plus sain qu’une boîte de Kraft Dinner ou un Boost.

Le Soylent n’est peut-être pas la nourriture du futur, mais à 2,68$ du repas, c’est un substitut de repas qui fait du bien au portefeuille. Aussi, à la lecture de ses ingrédients, on a vite fait de se rendre compte que le Soylent est une option beaucoup plus saine qu’une boîte de Kraft Dinner, qui coûte 2,19$ (excluant le prix de la margarine et du lait) ou qu'un Boost.

Dans les faits, le Soylent a été inventé par un programmeur probablement aussi paresseux que moi, qui souhaitait créer un substitut de repas lui permettant d’arrêter totalement de manger. On retrouve ainsi tous les nutriments essentiels aux humains dans le Soylent, dont on peut consulter la liste d’ingrédients (en français!) sur son site Web.

Son inventeur, Rob Rhinehart, clamait d’ailleurs sur son blogue en 2013 se sentir comme «un homme à six millions de dollars» après n’avoir rien mangé d’autre pendant 30 jours. S’il faut prendre l’affirmation de Rob Rhinehart avec des pincettes, une chose est certaine : la start-up qu’il a fondée pour commercialiser sa mixture miracle, Rosa Labs, vaut bien plus que six millions de dollars. En effet, elle a obtenu 22,3 M$ US de financement en capital de risque à ce jour.

On peut dire ce qu’on veut de cette start-up, mais si on considère son produit comme un substitut de repas occasionnel, on y découvre une proposition de valeur… relativement digeste. Le forfait le moins cher offert par Soylent est un abonnement à 54$ US (74,90$) par mois pour 7 sacs de Soylent permettant de préparer 28 repas. La livraison est gratuite et, le premier mois, ça vient avec un pichet étanche (permettant d’amener l’étrange mixture beige au travail). Libre à vous d’annuler votre abonnement dès que vous recevez le colis. 

Il suffit d’ajouter deux fois plus d’eau que de poudre dans le pichet et de remuer pour cuisiner un repas de Soylent. Le processus est beaucoup plus rapide que de préparer un Kraft Dinner ou des nouilles Ramen. C’est donc pour éviter de devoir me cuisiner un lunch et réduire mon recours à la restauration rapide que je mange du Soylent à l’occasion depuis quelques mois, principalement sur l’heure du lunch.

Vient la cruciale question du goût. Je n’irais pas jusqu’à dire que le Soylent a un bon goût, mais personnellement, je ne trouve pas la mixture désagréable. C’est difficile à décrire comme goût, mais ça se rapproche probablement de ce que goûterait un mélange à crêpes dilué dans l’eau. La plupart des collègues que j’ai réussi à convaincre de boire un verre de Soylent n’ont pas été aussi indulgents. Pour certains, c’était carrément mauvais.

Bref, pour ceux qui mangent parfois leur lunch sans détourner le regard de leur écran d’ordinateur, le Soylent peut constituer un substitut de repas intéressant, voire un outil de productivité. Pour les autres, qui sont trop hédonistes pour y tremper leurs lèvres, c’est une abomination digne de la dystopie Soylent Green, d’après laquelle le produit a été baptisé.

C’est un bon film, alors, je ne vous révélerai pas de quoi est fait le Soylent Green… mais disons que c’est beaucoup moins kascher que le Soylent fabriqué dans le monde réel par Rosa Labs.

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À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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