Martin-Luc Archambault n'a pas l'intention d'investir différemment en tant que dragon

Publié le 17/02/2015 à 11:24

Martin-Luc Archambault n'a pas l'intention d'investir différemment en tant que dragon

Publié le 17/02/2015 à 11:24

Martin-Luc Archambault, pdg de Wajam et investisseur techno, fera partie des dragons lors de la prochaine saison de l'émission Dans l’œil du dragon. [Photo : courtoisie]

Martin-Luc Archambault se joindra à la brochette d’investisseurs participant à la télé-réalité Dans l’œil du dragon, diffusée à Radio-Canada. Le pdg de Wajam et investisseur techno sera ainsi le plus jeune des dragons, mais il ne sera pas le seul à investir activement dans des start-ups technos à l’extérieur de l’émission.


Sur le plateau de tournage, Martin-Luc Archambault côtoiera en effet Alexandre Taillefer, qui investit pour sa part dans des start-ups par l’entremise de son fonds XPND Capital. Il côtoiera également Mitch Garber, pdg de Caesars Acquisition, qui se joint à l’émission en même temps qu'Archambault. 


Lorsque j’ai interviewé le nouveau dragon, qui a notamment investi dans PasswordBox et Frank & Oak, je voulais savoir s’il avait l’intention d’appliquer les mêmes critères d’investissements dans le cadre de l’émission qu’à l’extérieur. Ayant regardé quelques épisodes de la version radio-canadienne de Dragons' Den, il m’a semblé que certains investissements, souvent des montants trop petits pour justifier les frais légaux, semblaient davantage relever de la charité que de la démarche d’un investisseur en capital de risque.


Aussi, Martin-Luc Archambault m’a assuré qu’il n’allait pas investir différemment devant les caméras : «J’espère que je ne vais pas changer ma stratégie d’investissement parce que je participe à un show de télévision!», s’est-il exclamé. 


L’investisseur m’a ainsi expliqué qu’il privilégiera les entreprises technos, mais qu’il pourrait aussi investir dans des entreprises traditionnelles qui pourraient bénéficier de son expertise : « J’investis surtout dans des start-ups, mais j’ai aussi investi dans deux restaurants, explique Martin-Luc Archambault. En tant qu’investisseur, j’essaie toujours de voir comment je peux apporter de la valeur. Pour une entreprise pas techno, ça pourrait être en l’aidant à se lancer dans les ventes en ligne. »


Malgré tout, Martin-Luc Archambault dit être ouvert à investir de petits montants dans des entreprises qui sont encore à l’étape conceptuelle. «Pour moi, ce n’est pas le montant qui importe; tout dépend de l’individu derrière le projet.» Il soutient toutefois qu’il n’investira pas dans les projets qui n’ont pas un très grand potentiel : «Je ne veux pas investir dans des entreprises qui vont rester locales ; elles devront avoir une vision très grande et ce qu’il faut pour grandir.»


Si Martin-Luc Archambault ne participera pas à Dans l’œil du dragon pour faire de la charité, il n’a pas pour autant l’intention d’en devenir le Kevin O'Leary québécois: «Quand un entrepreneur vient me voir, même si je n’investis pas, je veux qu’il en sorte avec quelque chose de positif, qu’il puisse revenir me voir dans six mois et me montrer les progrès qu’il a fait.»

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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