Le capital de risque à un sommet depuis 2007 au Québec

Publié le 27/02/2014 à 00:48

Le capital de risque à un sommet depuis 2007 au Québec

Publié le 27/02/2014 à 00:48

[Photo : Bloomberg]

Les investissements en capital de risque réalisés au Québec en 2013 ont grimpé de 46% par rapport à 2012 pour s'établir à 588M$. Il s'agit d'un sommet depuis avant la crise de 2008, révèle le rapport de Réseau Capital.

«En 2012, les fonds québécois avaient obtenu 52% de tous les capitaux de risque investis dans des fonds au Canada; ces résultats démontrent que nos fonds ont commencé à dépenser cet argent», explique Jack Chadirdjian, pdg de Réseau Capital.

Les fonds québécois ne sont toutefois pas les seuls responsables de cette croissance des investissements. En effet, des 588 millions investis, 195 provenaient d’investisseurs étrangers, un apport 84 % plus élevé qu’en 2012.

Cette vigueur des investissements en capital de risque est un bon signe pour l’écosystème de start-ups québécois. En effet, à défaut de capital de risque local, les entrepreneurs sont souvent contraints de se relocaliser aux États-Unis pour se rapprocher de leurs investisseurs, comme l’a fait Hopper. Ou d’accepter une offre d’achat d’un gros acteur américain, comme l’ont fait 5by (acquise par StumbleUpon) et SkyMotion (achetée par AccuWeather).

Dans les faits, lorsqu’ils investissent dans une start-up au stade de l’amorçage, les capital-risqueurs souhaitent que celle-ci se situe à proximité, afin de pouvoir l’accompagner. Cependant, ce phénomène fonctionne dans les deux sens: «Plotly est un bon exemple de start-up de la Valley, dans laquelle nous avons investi avec Real Ventures, qui s’est installée à Montréal», illustre Jeff Grammer, associé chez Rho Canada.

Les start-ups qui en sont rendues à un stade de développement plus avancé, quant à elles, peuvent obtenir des investissements en capital de risque de l’étranger sans pour autant déménager. «Les fonds d’expansion ont généralement dans leur portefeuille des entreprises réparties dans toute l’Amérique du Nord», soutient Jeff Grammer.

Dans les faits, l’augmentation fulgurante des investissements en capital de risque en provenance de l’étranger pourrait être attribuable à l’émergence de start-ups québécoises relativement matures. Parmi elles, mentionnons Beyond the Rack, Frank & Oak, iBwave Solutions et Accedian Networks, des start-ups basées au Québec dans lesquelles des fonds américains ont investi des montants substantiels.

Pour Jack Chadirdjian, de Réseau Capital, il est trop tôt pour crier victoire. Selon lui, le Québec a ce qu’il faut pour se positionner comme le centre nerveux de l’industrie du capital de risque au Canada, mais ce n’est pas encore gagné. «Il faut continuer à démontrer que le Québec est un endroit propice pour le capital de risque; c’est un travail d’équipe et lorsque nos membres visitent des endroits comme la Californie ou Israël, ils présentent à leur vis-à-vis le Québec comme un endroit où il est intéressant d’investir.»

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

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