Les sept péchés capitaux de la pdg de Yahoo Marissa Mayer

Publié le 12/01/2015 à 14:45

Les sept péchés capitaux de la pdg de Yahoo Marissa Mayer

Publié le 12/01/2015 à 14:45

4. Elle a tenté de faire de Yahoo un média haut de gamme

Lors d’un petit déjeuner avec Anna Wintour, la célèbre rédactice en chef de Vogue, Marissa Mayer aurait soudainement décidé de faire des propriétés média de Yahoo des destinations haut de gamme. Lors de ce petit déjeuner, Anna Wintour aurait qualifié d’horrible le site Web pour les femmes Yahoo Shine, ce qui aurait convaincu Mayer de miser sur du contenu plus haut de gamme désormais. Or, Yahoo Shine avait beaucoup plus de visiteurs que le site Web de Vogue et personne n’a encore réussit démontré qu’on pouvait rentabiliser du contenu de haute qualité grâce à la publicité sur le Web. Cela n’a pas empêché Mayer d’embaucher à grands frais des journalistes célèbres, dont David Pogue du New York Times et Katie Couric d’ABC News pour réaliser des vidéos pour la société. Or, les vidéos de ces célébrités génèrent très peu de clics et, par conséquent, très peu de revenus publicitaires.

5. Elle n’arrive pas à communiquer avec ses employés

Marissa Mayer n’a jamais eu de mal à faire passer son message dans les médias, mais il semble que ce soit une autre histoire auprès de ses employés. Notamment, Carlson rapporte qu’elle a lu un livre pour enfants, Bobby had a Nickel, à l’ensemble des employés pour Yahoo à la place de répondre à leurs questions sur le système controversé d’évaluation des employés qu’elle avait mis en place. Aucun d’entre eux n’a compris quelle mouche avait piqué la pdg, mais la morale que l’histoire devait communiquer était que les expériences étaient plus importantes que les biens matériels. Difficile toutefois de faire le lien avec le système d’évaluation des employés de Yahoo.

6. Elle a imposé un système de classement forcé des employés

Lors de l’arrivée de Marissa Mayer à la tête de Yahoo, il était clair qu’il y avait du bois mort parmi les employés du géant de Sunnyvale. Yahoo avait besoin de davantage d’employés performants, mais aussi, de faire des mises à pied. Aussi, le système de classement forcé prôné par l’ancien pdg de General Electric, Jack Welch, semblait tout indiqué pour Yahoo. Ce système impose aux gestionnaires d’identifier parmi leurs employés les 10% les plus médiocres et les 20 % les plus performants. Bien entendu, les employés mis à pied appartiennent généralement à la catégorie des médiocres. Si le système semble avoir fonctionné chez GE, il a ses limites. En effet, en forçant les gestionnaires à identifier 10% de leurs employés comme sous-performant, même les employés les plus performants risquent d’être qualifiés de médiocres par leur employeur s’ils rejoignent une équipe uniquement composée d’employés du même calibre. Ce qui a mis le feu aux poudres, chez Yahoo, c’est que Marissa Mayer a imposé un tel système de classement forcé de manière dissimulée, n’admettant pas que ses gestionnaires devaient respecter des proportions prédéterminées lorsque venait le temps d’évaluer leurs employés.

7. Elle a accepté de devenir la pdg de Yahoo

À la décharge de Marissa Mayer, les problèmes minant Yahoo sont profonds et les sept autres pdg ayant tenu la barre de la société ne sont pas parvenus à les régler. Aussi, accepter le poste de pdg de Yahoo pourrait être la seule véritable erreur de Marissa Mayer. Lancée sous la forme d’un répertoire de sites Web, Yahoo a mis des années avant d’investir dans la recherche Internet, une technologie qu’elle voyait initialement comme une commodité. De là découle sa bourde de lever le nez sur l’acquisition de Google, qu’elle aurait pu acheter pour un million de dollars en 1998. De plus, en choisissant de multiplier les structures autonomes de manière à pouvoir lancer des centaines de produits différents durant ses premières années, Yahoo s’est doté d’une structure byzantine qui a ralenti la société au fil des ans.

 

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

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