Demo Day de District 3: trois start-ups à surveiller

Publié le 05/06/2015 à 12:28

Demo Day de District 3: trois start-ups à surveiller

Publié le 05/06/2015 à 12:28

Le premier Demo Day de District 3, l’incubateur de l’université Concordia, a permis à une dizaine d’entrepreneurs de présenter devant public jeudi soir, dans les bureaux de Sid Lee. [Photo : Gabriel Couture]

Le premier Demo Day de District 3, l’incubateur de l’université Concordia, n’a pas manqué de dépasser mes attentes jeudi dernier. Après tout, on parle d’un incubateur universitaire qui, contrairement à des accélérateurs comme FounderFuel, Ecofuel ou InnoCité MTL, n’injecte pas de capital dans ses start-ups.

District 3 a ainsi prouvé jeudi soir qu’il était dans une classe à part, se positionnant en quelque sorte comme le concurrent montréalais de DMZ de l’Université Ryerson, situé Toronto. L’incubateur, qui ne se limite pas aux entrepreneurs issus de Concordia, vient d’ailleurs d’inaugurer de nouveaux bureaux plus spacieux, qui incluent notamment un Maker Space avec des imprimantes 3D et tout le reste.

À défaut de présenter ici la dizaine de start-ups issus de District 3 qui ont présenté jeudi soir dans les bureaux de Sid Lee, je vais me limiter à trois d’entre elles. Ayant déjà écrit sur E-panneur, Revols et Hyasynth Bio, qui ont certainement un bel avenir devant eux, j’ai décidé de présenter ici des start-ups auxquelles je n’ai jamais eu l’occasion de consacrer un article.

1. Heddoko

La start-up, qui est issue du Founder Institute, devrait lancer une campagne de sociofinancement d’ici la fin de l’été pour commercialiser ses vêtements intelligents. Contrairement à Hexoskin et OM Signal, qui équipent leurs vêtements de capteurs biométriques, les vêtements d’Heddoko sont uniquement équipés de capteurs de mouvements de manière à pouvoir modéliser en 3D les mouvements des sportifs qui portent ses ensembles. Grâce à l’application mobile d’Heddoko, les sportifs devraient bénéficier des conseils d’un coach virtuel, qui basera son propos sur les mouvements de l’utilisateur. Les ensembles d’Heddoko devraient être vendus entre 600 $ (pour la version amateur) et 1200 $ (pour la version pro). La start-up souhaite obtenir un financement de 850 000 $.

2. Stay22

La start-up est le nouveau projet d’Hamed Al-Khabaz qui semble avoir jeté la serviette par rapport à Zilyo, dont le problème était avant tout le manque de trafic. Avec Stay22, Hamed Al-Khabaz, qui s’est associé à l’organisateur de MTL NewTech Ilias Benjelloun pour ce projet, vise à contourner ce problème en tissant des liens avec les organisateurs d’événements. Stay22, qui permet de planifier un voyage autour d’un événement ou d’une conférence, vise ainsi à être mis de l’avant sur les sites Web de ces derniers. Aux utilisateurs finaux, l’outil permet ainsi de voir sur une carte les hôtels et chambres sur Airbnb à proximité d’un événement. Stay22 génère des revenus grâce aux programmes d’affiliation d’Airbnb, Expedia et cie. La start-up est à la recherche d’un financement de 250 000$.

3. TeekTak

La start-up n’offre rien de nouveau soleil, mais elle vise le marché des travailleurs autonomes avec un outil qui allie des fonctionnalités du service de comptabilité et de facturation Freshbooks et du service de gestion de temps Toggl. Si les fonctionnalités offertes par la start-up ne sont pas uniques, cette dernière compte se démarquer grâce à une interface plus conviviale. En effet, la start-up a été fondée par des designers, qui font le pari que leurs pairs accorderont de l’importance à cet aspect au moment de choisir un outil pour gérer a partie administrative de leur travail. La start-up est à la recherche de 150 000 $ de financement.

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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