Comment se rendre du point A au point B? Probablement en passant par X, Y et Z

Publié le 06/09/2016 à 13:24

Comment se rendre du point A au point B? Probablement en passant par X, Y et Z

Publié le 06/09/2016 à 13:24

Bâtir une compagnie sans argent est comme naviguer dans un labyrinthe infini placardé d’embûches de toutes sortes.

Bâtir une compagnie sans argent est comme naviguer dans un labyrinthe infini placardé d’embûches de toutes sortes. En comparaison, les échecs et même le go peuvent se rhabiller. Sérieusement, les possibilités sont infinies, tout comme les moyens de se planter. Si je vous dis ça, c’est parce que je vis un dilemme presque insoluble avec Hardbacon.


Je sais où je m’en vais, et l’hypothèse se solidifie de jour en jour. On veut lancer un simulateur boursier mobile simplifiant la constitution d’un portefeuille et diminuant au maximum les probabilités de faire des erreurs en investissant.


L’idée n’est pas de faire du conseil financier, car ce serait illégal (l’AMF fait partie de mes lecteurs), mais d’offrir de l’éducation personnalisée en fonction du profil de risque et du portefeuille de chacun. Une fois la robustesse du simulateur éprouvée, l’objectif est de permettre à nos utilisateurs d’investir de l’argent réel en passant par l’API des courtiers à escompte, ou en leur licenciant la plateforme directement.


L’ennui, c’est qu’on parle quand même d’un projet costaud, et que je n’ai pas les ressources nécessaires pour l’amener à la rentabilité aujourd’hui. Du reste, même si je les avais théoriquement, je risquerais de développer la mauvaise plateforme de simulation. En tissant des liens de plus en plus profonds avec les institutions financières, d’une part, et avec les jeunes investisseurs de détail, de l’autre, je considère m’être énormément rapproché de l’objectif depuis le lancement de Hardbacon il y a 11 semaines.


Malgré tout, nous n’avons pas encore commencé à plancher sur le développement de notre simulateur, tant nous avons été occupés avec le produit que nous avons lancé en juillet qui, je le rappelle à ceux qui sont nouveaux sur ce blogue, aide les gens à investir en publiant du contenu ainsi qu’en comparant les courtiers à escompte et les robots-conseillers. 


Le dilemme, c’est que nous sommes en train de bâtir deux produits en même temps, si ce n’est pas trois, car nous avons commencé à travailler sur un cours en ligne sur l’investissement. Et oui, je sais, c’est mal de scinder nos efforts en deux et en trois alors que nos ressources sont limitées. Je sais que le danger est de bâtir trois produits merdiques en même temps, plutôt qu’un seul produit pas merdique du tout.


Ça, c’est la théorie. Mais en pratique, j’ai besoin du cash flow du produit numéro 1 et du produit numéro 2 pour survivre. Et j’ai besoin de l’audience, des partenariats et des apprentissages de ces produits initiaux pour lancer avec succès le simulateur boursier en décembre.


Du moins, c’est la manière que je conçois les choses. Dans le merveilleux monde des start-ups, le moyen de passer du point A au point B, est de passer «go» (la case du Monopoly, pas le jeu chinois), et de ramasser 200 000$, puis de dépenser cet argent en développement de produit, en marketing et en apprentissage. Jusqu’à ce qu’on ait besoin de dépenser encore plus d’argent. Ironiquement, lorsqu’on atteint cette deuxième étape, on fait une ronde de financement qu’on qualifie de ronde A.


Le truc, c’est que les capital-risqueurs, malgré leur nom, ont tendance à vouloir minimiser leurs risques en choisissant des projets ayant déjà une courbe de croissance intéressante, ou encore des projets pilotés par des entrepreneurs qui ont déjà eu du succès dans le passé. Je ne les blâme pas. Si j’étais à leur place, j’en ferais autant, même que j’éviterais probablement le secteur des start-ups pour investir sur le marché boursier… C’est moins risqué, je peux vous le dire. 


Pour être honnête avec vous, je n’ai pas encore approché d’investisseurs. Mais même si je les approchais, j’aurais du mal à leur présenter en quelques minutes Hardbacon sans avoir l’air éparpillé. Alors que je me prépare à présenter Hardbacon dans le cadre du Forum Fintech, je me rends compte que le fait d’avoir déjà plusieurs activités différentes complique les choses.


Ma priorité est d’amener Hardbacon de A à B, peu importe le chemin optimal qui, du reste, semble changer de semaines en semaines. Malheureusement, je n’ai pas de conclusion à vous offrir ici, car je suis encore en train de défricher mon chemin.


Principales réalisations:



  • Migration de la liste de courriels de MailChimp à SendinBlue

  • Signatures de contrats avec Virtual Brokers et JustWealth

  • Refonte de la présentation de Hardbacon pour le Forum Fintech


Mesures de croissance:



  • Revenu: 550$ (total: 900$, croissance hebdo: 157%)

  • Nouveaux abonnés à l’infolettre : 372 (total: 2247, croissance hebdo: 20%)

  • Nouveaux abonnés sur Snapchat : 10 (total 116, croissance hebdo: 9%)

  • Nouveaux abonnés sur Instagram : 41 (total: 414, croissance hebdo: 11%)

  • Nouveaux J’aime sur Facebook : 135 (total: 1670, croissance hebdo:9%)

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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