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Édition du 27 Octobre 2018

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Édition du 27 Octobre 2018

[Photo : 123RF]

Je suis certaine que vous faites comme moi : vous lisez beaucoup sur votre secteur et vous le connaissez comme le fond de votre poche. Est-ce pour autant dans ces lectures à la verticale que vous trouverez matière à alimenter la croissance de votre organisation ? Oui... pis non...


Le week-end dernier, je lisais un article qui n'avait rien, mais alors rien à voir avec mon secteur. Édification personnelle. Et je suis tombée sur cette phrase : «L'essentiel du progrès moderne provient de la rencontre de champs d'études à première vue totalement dissociés.» (traduction libre)


Autrement dit, pour qui compte croître, «un des défis est d'abattre les silos», comme me le disait Carolina Gallo, vice-présidente, Affaires publiques et gouvernementales chez ABB Canada, alors qu'elle me faisait récemment visiter le campus encore neuf que l'entreprise suédoise a inauguré l'an dernier à Saint-Laurent, sur le bord de l'autoroute 40.


Abattre les silos, ABB s'y emploie. Non seulement dans le bâtiment administratif de quatre étages, où les espaces de bureaux sont à aires ouvertes (seul l'avocat de la place a droit à un paravent, secret professionnel oblige), mais aussi dans l'aile manufacturière, où les équipes de R-D côtoient celles de production. Résultat : dans les modules de systèmes électriques qu'elles fabriquent, notamment ceux qui sont utilisés dans les unités de pile à combustible d'hydrogène, 90 % des composantes sont maintenant des produits d'ABB plutôt que de fournisseurs externes. Tout simplement parce que les équipes ont pu partager des idées, sans restriction.


Toujours dans l'esprit de briser les silos, ABB s'est jointe à plusieurs supergrappes d'innovation canadiennes, dont celle, basée en Alberta, de l'industrie des protéines. Un univers passablement éloigné de celui de l'énergie et de l'automatisation.


Provoquer des collisions d'univers et saisir les occasions qui en résultent est une des manières de nourrir la croissance. Il y en a beaucoup d'autres, comme nous l'avons constaté en étudiant les cas d'entreprises en ascension rapide dans notre classement des 300 plus importantes PME du Québec. Bâtir rapidement un réseau canadien pour BonLook, de Montréal, enchaîner les fusions-acquisitions pour STGM Architectes, de Québec, instaurer une culture du «oui» pour Gryb, de Victoriaville, miser sur une offre de proximité pour Pluritec, de Trois-Rivières, lancer des produits nichés comme Groupe Cambli, de Saint-Jean-sur-Richelieu... Vous avez le choix !


Julie Cailliau
Éditrice adjointe et rédactrice en chef, Groupe Les Affaires
julie.cailliau@tc.tc
@julie140c

À propos de ce blogue

Julie Cailliau est éditrice adjointe et rédactrice en chef du Groupe Les Affaires, dont l’équipe de journalistes chevronnés publie le journal Les Affaires, le site lesaffaires.com et le magazine Les Affaires Plus. Elle est également présidente du conseil d’administration de la Fondation des prix pour les médias canadiens. Diplômée de l’École supérieure de journalisme de Lille, en France, Julie a pratiqué le métier de journaliste au sein de plusieurs publications françaises et québécoises. Dans une vie précédente, elle a œuvré à titre d’ingénieure en biotechnologies. Son « why », c’est d’apprendre et d’informer afin de nous permettre de faire les bons choix. La prise de conscience de l’urgence environnementale et l’émergence de l’entrepreneuriat social comptent pour elle parmi les tendances les plus réjouissantes actuellement.

Julie Cailliau

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