Les fonds actifs peuvent-ils battre leur indice?

Publié le 21/04/2017 à 13:06

Les fonds actifs peuvent-ils battre leur indice?

Publié le 21/04/2017 à 13:06

La réponse courte est oui, car devant la multitude de fonds communs gérés activement, il y en aura toujours quelques-uns qui obtiendront de bons résultats. Toutefois, plus l’analyse est faite sur une longue période, plus cette probabilité baisse.


Pour la première fois cette année, l’étude SPIVA Canada 2016 publie des résultats sur les 10 dernières années. Sans surprise, on constate que le pourcentage de fonds gérés activement au Canada qui battent leur indice est faible: 9% pour les fonds de grandes capitalisations canadiennes, 25% pour les petites capitalisations canadiennes, 2% pour les actions américaines et 0% pour les titres à dividendes canadiens (donc aucun fonds gérés activement n'a mieux performé que l'indice des titres à dividendes canadiens au cours des 10 dernières années!). Le phénomène n’est pas unique au Canada et se retrouve dans tous les pays étudiés (10) à l’exception de l’Inde où les résultats sont plus mitigés.


Les frais de gestion sont évidemment le principal facteur qui explique cette sous-performance chronique, mais ce n’est pas le seul. Le maintien d’un certain niveau de liquidité, les tentatives d’essayer de prévoir les variations à court terme des marchés et les frais de transactions sont autant de facteur qui pénalisent la gestion active à long terme.


Dans sa dernière lettre annuelle, que je vous encourage à lire, Warren Buffett revient en long et large sur ce débat et sa conclusion est sans équivoque : la majorité des investisseurs devrait s’en tenir à des fonds indiciels à faible coût. 


La gestion active est trop souvent une tactique de vente utilisée par l’industrie pour justifier des frais de gestion élevés. À long terme, c’est avantageux pour le gestionnaire, mais rarement pour l’investisseur. 


N’hésitez pas à m’écrire si vous aimeriez que j’aborde un sujet particulier dans ce blogue.


À propos de ce blogue


Ian Gascon est président de Placements Idema (www.idema.ca), un gestionnaire de portefeuille qui propose des solutions de placements personnalisées, à faible coût. « Les FNB démystifiés » est le premier blogue francophone dédié aux fonds négociés en bourse au Canada. Suivez-nous aussi sur Twitter et facebook.

À propos de ce blogue

Ian Gascon est président de Placements Idema (www.idema.ca), un gestionnaire de portefeuille qui propose des solutions de placements personnalisées, à faible coût et utilisant des fonds négociés en bourse (FNB). «Les FNB démystifiés» est le premier blogue francophone dédié aux fonds négociés en bourse au Canada et Placements Idema est la première société au Canada à avoir lancé un service en ligne de gestion de portefeuille, maintenant mieux connu sous le terme «robot-conseiller».

Ian Gascon

Sur le même sujet

Fonds: cessez de faire une fixation sur le rendement

Mis à jour le 10/06/2017 | Les investigateurs financiers

BLOGUE INVITÉ. C'est fou le temps que certains investisseurs consacrent à étudier les rendements!

Fonds: quantifier le coût des mauvais comportements

31/05/2017 | Christopher Davis, Morningstar

Les investisseurs canadiens ne profitent pas pleinement des rendements de leurs fonds, et ça leur coûte cher.

OPINION Les frais de votre fonds offrent-ils de la valeur?
15/05/2017 | Christopher Davis, Morningstar
Fonds communs ou FNB ?
Édition du 06 Mai 2017 |
Comment investir dans les futurs marchés émergents
Édition du 22 Avril 2017 | Dominique Beauchamp

Blogues similaires

Le secret de la réussite en Bourse

Édition du 20 Juin 2015 | Bernard Mooney

BLOGUE. Il y a deux semaines, j'ai annoncé aux dirigeants de Les Affaires que cette chronique serait ma dernière. Il ...

Dick's devient fort tentant

Édition du 17 Juin 2017 | François Pouliot

CHRONIQUE. Y aurait-il enfin ici une intéressante occasion d'achat ? Depuis plusieurs mois, le titre ...

Pourquoi les Bourses résistent si bien à la rechute du pétrole

BLOGUE. Voici les raisons qui expliquent pourquoi les marchés n'ont pas dégringolé comme en 2015.