SNC-Lavalin: une aubaine ou un titre surévalué?


Édition du 22 Mars 2014

SNC-Lavalin: une aubaine ou un titre surévalué?


Édition du 22 Mars 2014

Le titre de SNC-Lavalin est-il une aubaine ou surévalué ?

La question nous est venue, il y a quelques jours, en faisant une recension de points de vue, au lendemain des derniers résultats de l'entreprise.

«Nous continuons de croire que le niveau auquel se négocie l'action n'offre pas un rapport risque/rendement attrayant», écrit l'analyste Corey Hammill, de Paradigm Capital, en réitérant un cours cible de 40 $.

«Nous croyons que le risque de recul du titre est très limité, avec un potentiel de hausse significatif. Au niveau actuel, l'action est un no-brainer», écrit de son côté Maxim Sytchev, de Dundee Marchés des capitaux, en maintenant une recommandation d'achat et une cible de 59 $.

L'un voit le titre de SNC reculer de près de 15 % dans les prochains mois, tandis que l'autre analyste le voit progresser de plus de 25 %.

Qu'en est-il ?

Les résultats du géant montréalais n'ont pas vraiment été à la hauteur des espoirs au dernier trimestre. Le consensus n'a pas été raté par beaucoup, mais le carnet de commandes a continué de reculer. À 8,3 G$, celui-ci est inférieur de 8 % par rapport au dernier trimestre, et de 18 % par rapport à l'an dernier.

Ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Dans les derniers mois, SNC nous a habitués à des résultats sans lustre, où, finalement, elle avait signé de nombreux contrats, mais à de mauvais prix. Il vaut mieux avoir un peu moins de travail, mais s'assurer que l'on récolte au moins quatre trente sous pour chaque dollar qu'on dépense.

Résultats trimestriels OK, situation du carnet de commandes pas nécessairement alarmante, voilà cependant que l'aperçu des bénéfices pour 2014, communiqué par la direction (de 2,25 $ à 2,50 $ par action), est arrivé sous les attentes d'à peu près tout le monde (2,67 $ par action).

Les vieux projets de l'ancienne direction continuent d'avoir un impact sur les marges, principalement dans la division infrastructures (hôpitaux, transports), et il devrait en être ainsi pour l'ensemble de 2014. À la fin de l'année, les deux tiers de ces vieux projets devraient toutefois être achevés et 2015 s'annonce nettement mieux sur le plan financier.

Comment aborder la situation ?

Jetons un oeil sur chacune des évaluations.

À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

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