Les Affaires rencontre Sirois: pourquoi il revient

Publié le 03/03/2011 à 09:37, mis à jour le 03/03/2011 à 10:44

Les Affaires rencontre Sirois: pourquoi il revient

Publié le 03/03/2011 à 09:37, mis à jour le 03/03/2011 à 10:44

 

Le retour à la lumière

Enablis devait marquer le retour, mais un retour dans l'ombre. C'est François Legault qui l'a finalement convaincu de revenir sous les feux publics.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les deux hommes ne se connaissaient pas. L'ancien ministre a en cours d'été pris contact avec lui pour discuter politique publique et développement économique. "On s'est rencontré, il m'a présenté sa vision. J'ai bien aimé. Il m'a invité à une rencontre exploratoire avec une vingtaine de personnes. J'y suis allé, mais je n'avais pas prévu que ce serait dans les journaux dès le lundi!", se remémore-t-il.

Ce jour-là, il confie avoir appelé François Legault pour lui demander ce qui s'était passé. Comment les médias pouvaient-ils parler d'une nouvelle formation politique, alors que cette question n'avait pas été abordée. "En affaires on est habitué à ce que presque rien ne se sache, j'ai compris que c'était différent en politique", explique-t-il.

Ce que donnera l'aventure?

Il ne sait trop encore. Mais il souhaite que la population embarque dans l'élaboration d'un nouveau programme. Les jeunes particulièrement. Il aimerait bien que l'on arrime à chacun des quatre chantiers du manifeste (l'éducation, la culture, l'économie et la performance des services publics), trois mesures concrètes.

Et après, lorsque tout cela aura été lancé? Vous n'aimeriez pas faire de la politique?

"Je ne sais pas si j'ai le code génétique pour ça, dira-t-il d'abord avec hésitation. Je suis habitué de consulter et décider. J'alloue des responsabilités à des individus, et je les évalue. Je ne l'envisage pas à l'heure actuelle."

Il précisera ensuite qu'il a encore des responsabilités envers ses compagnies (la compagnie familiale, les fonds Tandem, et la présidence du conseil de la CIBC) et ses partenaires. Qu'il lui faudrait avant toute chose modifier "sa posture économique".

Jamais il ne fermera la porte. Il a le goût. C'est…manifeste.

PLUS :

90 secondes avec Charles Sirois : « le rôle de l'État a ses frontières »

Charles Sirois : "C'est le citoyen qui doit être le boss"

À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

Blogues similaires

Bourse: la Fed souffle le chaud et le froid

BLOGUE. Le nouveau parcours des taux de la Fed est revenu hanter les marchés en passant par Londres.

Shopify: prochaine victime de la malédiction boursière canadienne?

BLOGUE INVITE. Shopify est-elle différente des Nortel, Research in Motion, Valeant, Barrick Gold et autres?