Le moment de vendre Best Buy à découvert?


Édition du 07 Février 2015

Le moment de vendre Best Buy à découvert?


Édition du 07 Février 2015

Habituellement, cette chronique est consacrée à la recherche de titres qui sont sous-évalués. De temps à autre un de ces titres croise notre chemin, mais souvent le constat est le suivant : trop cher et trop risqué.

S'il en est ainsi, peut-être serait-il plus intéressant d'inverser la logique et de miser sur leur baisse, se disait-on depuis quelque temps.

Pas facile non plus. Un titre trop cher peut vous infliger une lourde perte lorsque joué à la hausse si les attentes ne sont pas au rendez-vous. De même, un pari à la baisse peut aussi jouer un fort mauvais tour si les attentes sont nettement dépassées.

Quand même, on s'est lancé à la recherche de ce qui pourrait être un titre intéressant sur lequel parier à la baisse.

Le hasard nous a mené à une recommandation de Short Ideas, une lettre financière qui se spécialise dans la vente à découvert. Sa cible actuelle : le détaillant Best Buy (BBY, 35,14 $ US).

Les résultats du quatrième trimestre de l'entreprise, qui doivent être publiés dans quelques semaines, devraient être assez forts. Mais ce sera le dernier bon trimestre, croit-elle.

Le raisonnement va ainsi.

Au cours des 19 derniers trimestres, cinq fois seulement Best Buy a dévoilé des ventes de magasins comparables positives. Chaque fois, ces périodes coïncidaient avec de fortes ventes de téléphones intelligents.

Cela n'a rien de surprenant. Aux États-Unis, d'où provient la majorité du chiffre d'affaires de l'entreprise, 50 % des ventes sont liées aux ordinateurs et aux téléphones intelligents.

À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

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