François Pouliot: faut-il investir dans cette épicerie?

Publié le 23/06/2011 à 09:13, mis à jour le 23/06/2011 à 09:13

François Pouliot: faut-il investir dans cette épicerie?

Publié le 23/06/2011 à 09:13, mis à jour le 23/06/2011 à 09:13

 


Tant qu'à acheter leurs produits, pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil sur les sociétés qui les fabriquent ?


L'idée nous est venue dans l'allée du supermarché alors que la boîte de Corn Flakes (Kellogg) allait rejoindre quelques cannes de soupe (Campbell), un peu de ketchup (Heinz), du beurre d'arachide (Kraft) et un shampoing Pantene (Procter & Gamble).


Allons-y donc d'un rapide tour d'épicerie.


KELLOGG (K, 54,99 $ US)


Difficile celui-là.


On a toujours de la place dans le panier pour une boîte de Corn Flakes, mais notre portefeuille trouve souvent que c'est une hauteur de dépense dont pourrait se priver notre panse.


Cela dit, malgré un prix élevé, les consommateurs les achètent tout de même. Il doit en être ainsi pour plusieurs puisque les affaires de Kellogg ne se portent pas trop mal.


Morningstar trouve qu'elle est en retard sur General Mills et sur Nestlé à l'international, mais il pourrait bien tout de même s'y trouver une fenêtre de croissance intéressante.


La société estime que son bénéfice par action devrait dans les prochaines années croître de 7 à 9 % annuellement.


Embêtant. On attendrait un peu pour voir si le titre ne " viendra pas en spécial ".


KRAFT (KFT, 34,81 $ US)


Un autre cas difficile.


Un an après l'acquisition de Cadbury, le jury délibère encore sur les fruits de la transaction. Le principe est le suivant : fusionner un géant nord-américain et un géant européen, utiliser les réseaux de distribution de l'autre pour y vendre ses produits. Là où il y a duplication de réseaux, retranchez-en un et obtenez des économies de coûts.


En théorie, la transaction devrait générer des ventes supplémentaires de 1 milliard de dollars américains (G$ US) et des économies de 750 millions (M$ US). Des chiffres à mettre en rapport avec des revenus attendus en 2011 de 57 G $ et un BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôt et amortissement) de 8,9 G$.


La direction estime que ses bénéfices futurs devraient croître dans une fourchette de 9 à 11 %. Mais beaucoup en doutent.


Titre probablement pas mauvais. La fusion avec Nabisco, il y a 10 ans, était cependant tout aussi prometteuse et elle a généré peu de résultats.


CAMPBELL (CPB, 34,22 $ US)


À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

François Pouliot
Sujets liés

Bourse

Sur le même sujet

On n'a pas fini d'entendre parler des géants de la consommation

Mis à jour le 14/03/2017 | Dominique Beauchamp

BLOGUE. L'offre surprise de Kraft Heinz pour Unilever relance la spéculation concernant les prochaines proies.

Mieux négocier pour mieux réussir

Édition du 14 Janvier 2017 | Simon Lord

ÉVÉNEMENTS LES AFFAIRES. Savoir négocier, c'est savoir obtenir ce que l'on désire. En affaires autant que dans ...

Blogues similaires

Le secret de la réussite en Bourse

Édition du 20 Juin 2015 | Bernard Mooney

BLOGUE. Il y a deux semaines, j'ai annoncé aux dirigeants de Les Affaires que cette chronique serait ma dernière. Il ...

Déjà-vu: Metro a tout pour plaire, sauf son évaluation

BLOGUE. Metro performe bien, mais son évaluation est plus élevée qu'avant place la barre encore plus haute.

Avantage concurrentiel (partie 2): les coûts de commutation et l’économie d’échelle.

BLOGUE INVITÉ. Est-ce un avantage concurrentiel du point de vue des banques canadiennes et de la STM?