Convaincre Trump de promouvoir les femmes en affaires

Publié le 31/03/2017 à 14:16

Convaincre Trump de promouvoir les femmes en affaires

Publié le 31/03/2017 à 14:16

Pourquoi pas ? Depuis son départ de Desjardins, Monique Leroux profite de toutes les tribunes pour promouvoir l’une des deux causes qui lui tiennent le plus à cœur, avec l’économie du Québec: la présence des femmes en affaires.

«Il ne s’agit pas de tasser les hommes d’aucune façon, mais il y a encore du travail à faire pour augmenter la participation des femmes à toutes les facettes de la vie économique et soutenir l’entrepreneuriat féminin, dit-elle. Je pense notamment au mentorat, au coaching et au développement de réseaux.»

C’est ce qu’elle a fait valoir au président Trump et à sa garde rapprochée en février dernier. Quand le premier ministre Justin Trudeau a effectué sa première visite à la Maison-Blanche, Monique Leroux était du voyage. Elle est en effet l’une des dix membres du Conseil canado-américain sur l’avancement des femmes d’affaires et entrepreneures, une toute nouvelle initiative.

À cette occasion, elle a aussi parlé de l’importance des mesures de parité pour que plus de femmes accèdent aux conseils d’administration. «Le Québec a pris des mesures courageuses pour atteindre la parité aux conseils d’administration des sociétés d’État. Cela a un effet d’entraînement sur les entreprises.»

Monique Leroux prononcera une allocution spéciale lors de la septième édition de la Conférence Femmes leaders, présentée le 16 mai prochain à Montréal par Les Événements Les Affaires.

S’entourer pour s’élever

Si elle avait un conseil à donner à sa fille et aux femmes en général, ce serait de ne jamais hésiter à aller chercher l’avis et le soutien de gens de confiance.

«Lorsqu’on se lance en affaires ou qu’on veut gravir les échelons, il faut convaincre les autres et prendre certains risques. Et c’est souvent les réseaux et le mentorat qui aident à passer de l’intention à l’action. Chaque fois que j’ai eu à prendre une décision pour la suite de ma carrière, j’ai consulté mon réseau et j’ai réalisé que les risques étaient gérables.»

Monique Leroux est aujourd’hui présidente de l’Alliance coopérative internationale, du conseil d’administration d’Investissement Québec et du conseil consultatif sur l’économie et l’innovation du gouvernement du Québec.

Elle est également coprésidente d’un groupe de travail du G-20 sur le développement des PME dans le cadre duquel elle souhaite contribuer à abolir les barrières à l’entrepreneuriat et au leadership des femmes.  

Naviguer dans le changement

Le monde des affaires, et le monde tout court, est en perpétuel changement. Monique Leroux a-t-elle des conseils à donner aux leaders, comme elle ? Si elle convient qu’il n’y a pas de recette magique pour gérer la turbulence, elle affirme qu’il faut se voir comme des apprenants. « Une carrière ne se bâtit pas sur ce que l’on sait, mais sur ce que l’on parvient à apprendre. »

Le doute est l’un des ingrédients qui favorisent l’apprentissage. «On ne peut pas aborder le changement dans la certitude. Le doute permet d’apprendre des autres, de les écouter, de s’entourer des meilleurs.»

La gestionnaire de haut niveau estime que les leaders qui ont un profil en T sont les mieux outillés pour s’adapter et tirer profit du changement. La ligne verticale du T représente l’expertise, les connaissances. La barre horizontale signifie la capacité d’avoir une vue d’ensemble, de sortir des silos. Enfin, le T est entouré par un cercle qui évoque le travail d’équipe et la collaboration.

«Ce profil réunit expertise et intelligence émotionnelle, dit Monique Leroux. C’est ce qui m’a le plus aidée dans ma vie professionnelle.»     

 

 

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