Voici le moment de réaliser vos pertes en capital

Publié le 19/11/2016 à 08:15

Voici le moment de réaliser vos pertes en capital

Publié le 19/11/2016 à 08:15

La saison annuelle de la vente d’actions pour des fins fiscales est à nos portes.

Particuliers et professionnels cherchent à réduire leur facture d’impôts des gains en capital en vendant des titres qui ont perdu de la valeur afin de réaliser des pertes fiscales qu’ils peuvent ensuite déduire d’autres gains en capital.

La date limite pour vendre à perte des actions canadiennes et américaines pour des fins fiscales est le 23 décembre. Le 30 décembre  est la date butoir pour les résidents américains.

Pour les petits investisseurs, cette pratique ne concerne que les placements détenus dans des comptes imposables et ne s’applique pas au régime d’épargne-retraite (REER), au compte d’épargne libre d’impôts (CELI) ni au fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).

Les pertes fiscales n’ont de valeur que si elles réduisent des gains en capital. Il ne faut pas oublier d’inclure les frais de commissions dans ses calculs.

La règle veut que les pertes en capital d’une année doivent obligatoirement être déduites des gains en capital de la même année.

Si l’investisseur n’a réalisé aucun gain cette année, il peut tout de même reculer de trois ans pour effacer ses gains passés et ainsi récupérer l’impôt payé.

Des pertes enregistrées en 2016 peuvent aussi servir à réduire des gains futurs.

52 titres dans le rouge

Contrairement à 2015, une année pendant laquelle le S&P/TSX avait flanché de 11%, l’indice de la Bourse de Toronto s’est appréciée de 14,3%, depuis le début de l’année.

L’énorme volatilité des cours et surtout les changements de direction ont tout de même créé de la commotion. Quelque 192 sociétés se sont appréciées: leur gain moyen 37,7%, en date du 17 novembre.

Par contre, quelque 52 ou 21% des 245 titres de l’indice S&P/TSX sont dans le rouge cette année. Ce sont en grande majorité des titres aurifères qui ont souffert de l’appréciation du dollar américain et de la hausse des taux d’intérêt, deux facteurs qui ternissent l’attrait de l’or jaune.

Tri pour séparer les perdants des occasions potentielles

Jeff Evans, analyste de CIBC Marché mondiaux, déplore le fait que les investisseurs vendent souvent leurs titres perdants sous le coup de l’émotion ou par dépit, sans trop se préoccuper de la construction de leur portefeuille.

Le rituel annuel est pourtant une bonne occasion pour les investisseurs de minimiser leurs pertes et d’éliminer le bois mort de leur portefeuille, dit-il.

Prêchant pour sa paroisse, le courtier soutient que ça vaut la peine de choisir ces titres à vendre, à conserver ou à racheter avec un peu plus de soin.


« D’expérience, il est préférable de s’y prendre tôt pour vendre ses placements perdants parce que la majorité des titres déficitaires de l’année perdent en moyenne de 4% de plus entre le 18 novembre et le 28 décembre »

Presque les deux-tiers des titres perdants de l’année continuent aussi de se déprécier l’année suivante, "ces candidates devraient être vendues indépendamment du facteur fiscal », ajoute l’analyste.

En revanche, 40% des titres déficitaires rebondissent au cours des deux à trois semaines après la date butoir des ventes pour fins fiscales. Plusieurs s'apprécient aussi dans l'année qui suit.

Un tri quantitatif des titres de CIBC tente de séparer les occasions d’achat et les titres à éviter, pendant et après la saison des ventes pour fins fiscales.

L’analyse strictement mécanique cherche à détecter les titres déficitaires dont les perspectives ou les mérites de placement sont encore favorables.

Les variables du classement incluent différentes mesures d’évaluation, de rendement (dont le rendement de l’avoir des actionnaires et les rachats d’actions), ainsi que d’autres données mesurant la qualité du bilan et la révision des prévisions de bénéfices.

«L’idéal est de repérer des titres trop battus par les ventes fiscales, mais qui bénéficient encore d’un bon score fondamental», note M. Evans.

CIBC a donc colligé deux listes de titres perdants, en date du 17 novembre. Les deux listes ordonnent les titres en fonction de leur score quantitatif.

Les 15 premiers sont de bons candidats de ventes pour fins fiscales. Les pires scores sont en tête de liste.

La deuxième liste de 15 titres présente des candidates potentielles d’achat à la fin de décembre. Les meilleurs scores quantitatifs sont en tête de liste.

M. Evans propose d’utiliser le produit de la vente des perdants de la première liste en novembre pour acheter ceux de la deuxième liste en décembre.

À vous de jouer.

 

Des perdants à vendre en novembre et à éviter ensuite:

Intertain Group, IT/perte de 34,5% en 2016

Sandstorm Gold, SSL/- 36,2%

Detour Gold, DGC/- 49,7%

Canfor, CFP/- 29,3%

Baytex Energy, BTE/- 36,3%

DH Corp., DH/- 62,4%

Guyana Goldfields, GUY/- 35,6%

Pretium Resources, PVG/- 24,1%

Torex Gold, TXG/- 41,7%

Franco-Nevada, FNV/- 24,2 %

Tahoe Resources, THO/- 39,1%

TransAlta Corp., TA/- 25,7%

Cott Corp., BCB/- 25,8%

Valeant,VRX/- 82,4 %

Enghouse Systems, ENGH/- 27,4 %

 

Des candidates à acheter à la fin de décembre:

Home Capital Group, HCG/- 28,7%

Boardwalk Reit, BEI.UN/- 25,5%

Barrick Gold, ABX/-- 30,3%

Aecon Group, ARE/- 22,9%

Yamana Gold, YRI/- 45,5%

Just Energy Group, JE/- 26,8%

Eldorado Gold, ELD/- 41,6%

Linamar Corp., LNR/- 34,4%

New Gold, NGD/- 32,4%

Silver Stantard Resources, SSO/- 31,5%

Goldcorp, G/- 29,1%

NovaGold Resources, NG/- 35,5%

Alaris Royalty Corp., AD/- 35,6%

Colliers International, CIGI/- 22,9%

Martinrea International, MRE/- 33,5%

Source: CIBC Marchés des capitaux

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos de ce blogue

La Sentinelle de la Bourse se veut un blogue pour les investisseurs qui s¹intéressent aux rouages de la Bourse et aux marchés financiers. Son objectif : surveiller et débusquer des repères financiers pertinents pour prendre le pouls des Bourses et ainsi mieux aiguiller les décisions de placement de l¹investisseur.

Dominique Beauchamp
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